<![CDATA[Poésie de Nuit]]> http://www.poesie-de-nuit.com/ Moments de poésie nocturne, inspirations passagères ou violemment ancrées dans l'âme, ébats de coeur et de pensée, délire des sens et déclarations silencieuses... Voici offerts aux visiteurs les voyages de mes mots. Un pur désordre poétique : je vous invite à vous y perdre un peu... fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Sommaire]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-2658137.html
282/ Poème sans point (new)
281/ L'aveu séminal (new)
280/ Barcelone (new) 279/ L'Ombre Chinoise  ( Au nom du peuple Tibétain )
278/ Éffilé  (new)
277/ Sept fois  (new)
276/ L'insecte et L'oiseau  (new)
275/ Sur l'herbe rouge il a neigé (new)
274/ La complainte de l'internaute (new)
273/ Phrase  (new)
272/ Aube  - récit d'un rêve
271/ Vôtre
270/ Les bourgeons
269/ Lèvres
268/ Je 
267/ Iris
266/ L'écorce d'un rêve dépasse
265/ Félines
264/ Parapluie
263/ Coquille
262/ Oublies-tu ?
261/ Étreinte
260/ Autel au ventre des draps vides
259/ J'ai besoin de toi mon amour
258/ On n'peut pas en vouloir au vent
257/ Les larmes
256/ Ex nihilo
255/ Avortement
254/ Bonsoir tristesse
253/ En rêvant
252/ De demain en demain l'amour fera le monde
251/ Vieillesse
250/ La Ville
249/ Les morts-nés
248/ Féminité
247/ Cette idée que voici
246/ Lune sans miel
245/ La mort dans l'âme
244/ Espoir en terre d'Oubli
243/ Les oubliées
242/ Délire
241/ La nuit
240/ Les poètes sont morts (Poème en prose)
239/ Naissance
238/ Le papillon d'amour se lasse

- - - 237/ Visage
236/ Secondes
235/ Endormie
234/ Patenôtre
233/ Danse (III) Peur
232/ Danse (II) Frisson
231/ Danse (I) Envol
230/ Testament
229/ Paris pris au piège (Calligramme)
228/ Aveu
227/ Cannabis
226/ Trou noir
225/ Ténèbres
224/ Le chant de l'Aube
223/ Je t'aime
222/ Artifice
221/ Mon Soleil noir
220/ Tes amants
219/ Marquise
218/ Mort si je mens un jour
217/ Illumination
216/ Ô Pauvre Capitaine !
215/ Plaisirs
214/ Envie
213/ Nos rêves et voyages
212/ Impaires
211/ C'est Amour
210/ Recette de la ritournelle
209/ Calendrier
208/ Attente
207/ Marchands d'armes
206/ Demain
205/ Évasion
204/ Ô toi, ma Nature
203/ L'oeil du chat
202/ Pardonne-moi
201/ Humain
200/ Pyrénées
199/ Entre abysses et sommets
198/ Conjugaisons
197/ Toi, toi, toi
196/ Sable
195/ Révolution
194/ Assez de honte, citoyens !
193/ Les rivières de sang (Calligramme)
192/ Avenir regretté
191/ Recueillement
190/ Le mot perdu
189/ Petits princes
188/ La rue et les quatre poches
187/ La Nymphe onirique
186/ Cippe
185/ Trio licite
184/ Tableau
183/ Café froid
182/ La mouche
181/ Hochet
180/ Le coq sans tête
179/ Le poète
178/ Tant d'oubli
177/ Rosaces
176/ Silence
175/ Les rides
174/ Jack
173/ Lettres futures
172/ CARPE DIEM
171/ Deux mots

- - - 170/ L'inconnue (Acrostiche)
169/ La crémaillère
168/ Sombre ivresse
167/ La Nymphe artificieuse
166/ Ébène solitaire
165/ Préface
164/ Glacis glacé
163/ Les billes de l'écolier
162/ Le démon noctambule
161/ Trois coups de vous
160/ Nébuleuse
159/ Ta poésie
158/ Naufrage
157/ Motel guimauve
156/ L'ouvrier
155/ Soif
154/ Amour !
153/ Flamme
152/ Le trait d'union
151/ Hirondelle
150/ Le voyageur
149/ Oubli
148/ Apocalypse florissante
147/ Âme m'écoeure (Poème en prose)
146/ Sablier
145/ Violette
144/ Les points perdus
143/ Fantômes saphirs
142/ Camille
141/ Le parking de l'ennui
140/ Les trois petites Anglaises
139/ Bourgeonnement
138/ Hiver ( II )
137/ Espérance empruntée
136/ Éclat
135/ Couleur
134/ Guirlandes de lumière
133/ Elle est morte ma ville
132/ Soeurs âmes
131/ L'Incrédule
130/ Son navire...
129/ Bovins de boucherie
128/ En deux temps trois mesures
127/ Nadir
126/ J'haine
125/ Locaux disponibles
124/ Rêvais-je ?
123/ Plébéienne folie
122/ Enfants des oubliés
121/ Ivresse bénie !
120/ Discorde
119/ Tambour battant
118/ Nous, les Morts
217/ Départ
116/ Révérence
115/ Deux plus deux
114/ - Sourire -
113/ Le bonheur est aussi... (4)
112/ Si tu en veux
111/ Belle scolarité !
110/ Missive muette

- - -

109/ Néant néant néant néant
108/ "Le bon copain" (Chanson)
107/ Chagrin automnal
106/ La vie
105/ Que chacun vive
104/ Boulevard sans nom
103/ L'araignée
102/ Marécage
101/ Enterrés vifs
100/ Vingt-six passants
99/ Le bonheur est pour moi (III)
98/ Le bonheur est pour moi (II)
97/ Le bonheur est pour moi (I)
96/ Vole !
95/ Agonie
94/ Sécuritaire
93/ Post-it
92/ La mort des mots
91/ J'écris pas

- - -
90/ Tu
89/ Adieu
88/ Je te haine
87/ Chut...
86/ Ce mot si nos sujets s'y mêlent
85/ Caresse
84/ Inestimable asile
83/ Mirage


- - -

82/ La dernière fois ?
81/ Le ciel est bleu sur notre Europe
80/ Ivresse abandonnée
79/ Instant envolé
78/ Apothéose éthylique (Illustré)
77/ Déesse incongrue
76/ Avec le temps
75/ Les yeux fermés
74/ Rêver tue
73/ Conditionnel...
72/ Trop tard !
71/ Au café de la gare
70/ Mens, coeur !
69/ A toi lectrice affamée
68/ Le coeur du vin
67/ Vomir dans mes lauriers (Illustré)


Premiers poèmes ( de 1 à 66)
- - -
Les poèmes les plus récents sont situés tout en haut du sommaire
Tous les textes sont publiés dans l'ordre d'écriture.
Voir les poèmes par ordre alphabétique
Bonne lecture à vous !
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Sat, 10 May 2008 14:00:00 +0200 http://www.poesie-de-nuit.com/article-2658137.html
<![CDATA[Poème sans point]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-19443446.html         Celui-
Ci n'est pas mien.
   
C'est pas la fin
        Aussi
Mais le début

J'ai pas choisi
        Ici
De mettre un « i »

J'ai pas voulu
        Non plus
Cacher le « u »

J'ai pas choisi
        Les « si »
De mes écrits

J'ai pas perdu
        Le dû
De ta vertu

C'est pas poli...
        Folie,
D'être jolie !

J'ai pas volé
        Vêtu
Ta lingerie

J'ai pas fini
        Non plus
D'avoir envie

C'est pas gratuit
        L'oubli,
C'est pas guéri

J'ai pas mordu
        Ma mie
Ta retenue

C'est pas vendu
        Le cri
Du corps ému

C'est pas foutu
        La vie
C'est pas fini !

C'est le début
        L'envie
Flamme imprévue

Juste un début
        Le nid
De l'inconnu

J'ai pas de fin
        De point
Pour ce poème]]>
Sat, 10 May 2008 13:59:00 +0200 http://www.poesie-de-nuit.com/article-19443446.html
<![CDATA[L'aveu séminal]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-19443369.html Qu'elle la perdit un soir,
Sans paillettes et sans effets,
Sur un morceau de trottoir ;
Et qu'elle ne revit plus
Le salaud qui la lui prit,
Sa virginité perdue,
Son innocence sans prix ;

Si Lucette m'a conté
Chacun des détails obscènes,
Longuement décrit la scène ;
Non, elle n'a rien lâché
Sur la créature malsaine,
Le bougre, mauvais mécène,
Et lâche qui l'osa prendre !
Sur ce violeur d'âge tendre,
Non, elle n'a pas dit mot.


Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel ;
Aucune omission verbale,
Entre nous, plus de secrets !
Au sein du lit conjugal,
Ma belle amie, soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour...

Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu séminal,
À nos tendres partenaires
Sinon leurs vieilles rivales ;
Il n'y a rien que l'on laisse
Hors des confessions buccales,
À nos femmes et nos maitresses
Sinon l'amour immoral.


Si Juliette a dénombré
Pour moi chacun des endroits
Où son con, venu s'étendre,
A laissé passer un doigt
Puis daigné se laisser prendre :
Dans l'herbe de son lycée,
Sur le perron de l'église,
Dans le dos d'un policier ;

J'en ai trois pleines valises !
Des vertes et des bien mûres :
En dessous d'un vieux pommier,
Sous le nez de l'épicier...
Mais dans tous ces lieux d'amours,
Jamais garçon n'fut nommé ;
Juliette n'a rien lâché
Sur les félons qui l'on prise
Jusque devant notre église.


Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel,
Aucune omission verbale
Entre nous, plus de secrets !
Au coeur de la nuit nuptiale
Ma belle amie, soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour.

Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu génital
À nos tendres partenaires,
Sinon leurs mille rivales ;
Il n'y a rien que l'on laisse
Passer, à l'horizontale
De nos femmes et nos maitresses,
Sinon l'amour déloyal.

Si Marine m'a juré
Sur sa vie et notre amour
Qu'elle n'avait jamais aimé
Avant de m'apercevoir,
Les autres ne valant rien
Nul avant moi ne fut sien.
Que j'étais là le premier
À  qui, enfin, elle s'ouvrait ;
Si Marine m'a juré
L'amour et la primauté,
Comment pourrais-je la croire,
Ma si naïve beauté
Sitôt pervertie, le soir,
Comment pourrais-je l'aimer ?

Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel.
Aucune omission verbale
Entre nous, plus de secrets,
Au sein du lit conjugal !
Ma belle amie soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour...

Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu séminal
à nos tendres partenaires
Sinon leurs vieilles rivales
Il n'y a rien que l'on laisse
Hors des confessions buccales
à nos femmes et nos maitresses
Sinon l'amour immoral.]]>
Sat, 10 May 2008 13:55:00 +0200 http://www.poesie-de-nuit.com/article-19443369.html
<![CDATA[Barcelone]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-19442863.html Au hurlement aphone ;
La foule abrutie de soleil
        Exhale son fiel.

Au coeur des symétries sinoques
L'église au goitre glauque,
Sur la mosaïque des ombres,
        Tremble et s'effondre.

De son oeil au délire macabre,
L'ouverture dans le marbre
Surveille d'un regard navrant
        Les trépassants.

C'est une rue de Barcelone,
Au loin, le glas résonne.
Les flots furieux d'une façade
        Soudain s'éludent ;

Par sa porte ouverte et lubrique
L'on entend gémir la brique,
Les charpentes courbées se plaindre,
        La chambre geindre ;

C'est la demeure au sang fenêtres
Là, demeure le spectre
De cet architecte génie :
        Maudit Gaudi.]]>
Sat, 10 May 2008 13:27:00 +0200 http://www.poesie-de-nuit.com/article-19442863.html
<![CDATA[Pensée - L'hallucination]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-19389513.html ]]> Thu, 08 May 2008 12:32:00 +0200 http://www.poesie-de-nuit.com/article-19389513.html <![CDATA[Apaisement - Dalaï Lama]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-18877468.html Le Dalaï Lama

]]>
Sat, 19 Apr 2008 16:08:00 +0200 http://www.poesie-de-nuit.com/article-18877468.html
<![CDATA[L'Europe ( Noir Désir )]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-18877367.html Les sangliers sont lachés
Je répète :
les sangliers sont lachés.

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.

Les roses de l'Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l'Europe sont le festin de Satan.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière,
pourpre et pomponnée de grands siècles et colosses titubants.
Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d'épousseter d'un seul geste,
d'un seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d'hier et tabula rasa...
D'ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspention.
il flotte encore dans l'air de cette odeur de soufre. Sale vieille Europe,
celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien
le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main
arrosait de son sperme les sexes autochtones.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
et nous pouvons reprendre...
Europe des lumières ou alors des ténèbres ;
à peine des lucioles dans les théâtres d'ombre.
A peine une étincelle dans la nuit qui s'installe et puis se ressaisit,
et puis l'aube nouvelle, après les crimes d'enfance,
les erreurs de jeunesse on n'arrache plus les ailes des libellules d'or.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu'est-ce que vous volez que ça foute,
de toutes façons il faut bien avancer, pressons le pas camarade
et puis réalisons réalisons, il en restera toujours quelque chose allez !
Matérialiste alors ça fait qu'au moins on est sûr de n'pas de tromper,
et du tangible alors jusqu'à l'indigestion, du rationnel alors
et jusqu'à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens...
Eh princesse de l'Histoire dans sa marche forcée,
on finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.

Voire pour le monde.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.

On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées,
on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates...
Alors l'Europe alors l'Europe alors l'Europe.
Bruxelles, Schengen, Stasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT.
Protégez-nous marché de cet AMI commun d'un monde si petit.
Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faites de la poésie,
soutenez la culture, produisez du spectacle et de l'entertainment
comme on dit chez nos frères d'Outre-Atlantique et toc anciens Européens,
nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements,
il est beau et puissant, crache du feu gentillement.
Pendant qu'Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme
il nous aime et nous dit :
" Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue. "
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule,
les beaux mouvements d'ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c'est sérieux, eh bébé, c'est sérieux, on ne croit plus en rien,
nous montons de toutes pièces ce buisness et Basta, on chevauche pas Pégase
ça c'était pour l'extase c'est fini.
Extension, expansion si possible, mais pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D'abord la thune, bébé et le reste suivra et le reste viendra c'est ce qu'on dit
je crois en cette époque là bénie des globophages.
Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent
ne comprennent pas tes bras comment ça marche encore déjà.
Comment ça marche un corps étranger à son corps on n'sait pas on s'en fout
on s'embrasse quand même et puis on a raison.
Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné,
guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.

En veux-tu en voilà des écoles de la performance et voilà des patrons
créateurs du Global buisness dialogue ou Electronic commerce
pour s'asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer
par ce truc machin culturel.

Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur,
du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu'en foutre,
toute ton âme s'est usée sur ce chemin sans fin et sur ce va et vient on y va,
nous aussi, profiter, pas de raison, après tout ça ira,
on n'en aura pour tout le monde, y'en aura pour tout le monde,
on a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l'monde et mon cul !

A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d'enceinte ?

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu
de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu
de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

La vérole sur vos gueules
Je répète :
la vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée
ne sont plus entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l'ermite est remplie de rubis.
Je répète :
la marmite de l'ermite est remplie de rubis.

La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.

Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.
Deux fois.
Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.

Je ne suis pas chauvine mais la France est quand même la reine des fromages.
Tryphon Tournesol est un zouave.
Six fois.
Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.

Paix en Suisse.
Je répète :
paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l'horizon.
Deux fois.
Le rimel de l'Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.

La vie commence maintenant, et maintenant, et maintenant.

L'Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.

L'enfance de l'art est un lever de soleil.
Je répète :
l'enfance de l'art est un lever de soleil.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe...

Noir Désir ]]>
Sat, 19 Apr 2008 16:00:00 +0200 http://www.poesie-de-nuit.com/article-18877367.html
<![CDATA[(Au nom du peuple Tibétain, boycott de Pékin 2008) - L'Ombre Chinoise -]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-18876535.html Nianshou dévale les montagnes
Sa mâchoire putride chuitant
Les chiffons rougis des campagnes.

Des tigres brulants du Bengale
Sur le versant secret éclairent
Le macadam en casseroles
Tracé pour les dragons de fer

Et l'ombre, l'ombre sur la plaine,
Commence là son ascension ;
L'ombre sournoise de la haine
Prépare un festin aux canons.

Les routes déversent le sang
De la montagne déchirée,
Le dragon rouge déversant
Son feu sur la paix retirée.

Huit mille pantins de terre cuite,
Descendants des Anciens Mongols ;
Un fier milliard d'âmes conduites,
Le communisme en banderole :

Les soldats de la nécropole,
Armée éternelle des morts,
Harnachèrent les acropoles
Aux mâchoires rongeant le mors.

Et demain les yeux byzantins
Musulmans, juifs et catholiques,
Les yeux lâches du monde éteint,
Rivés aux tubes cathodiques

Verrons sans le dragon la flamme,
Les monastères s'immoler,
Et l'Univers Maudire les âmes
De L'Humanité désolée !

Du Royaume des Asura,
Sur cette ombre quadriennale
Le dernier des mondes viendra :
Le Sixième Loka, l'Infernal.


Tibet-info.net Action
Tibet Libre.org
]]>
Sat, 19 Apr 2008 15:32:00 +0200 http://www.poesie-de-nuit.com/article-18876535.html
<![CDATA[Pensée - Matière vivante]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-18235195.html ]]> Sat, 29 Mar 2008 15:21:00 +0100 http://www.poesie-de-nuit.com/article-18235195.html <![CDATA[Romans]]> http://www.poesie-de-nuit.com/article-18235952.html     Puisque je ne serais pas poète, il faut que plus tard je trouve la force et la volonté de devenir écrivain. Tendre moi-même un fil où j'épinglerai rigoureusement, méthodiquement, mes souvenirs, pour qu'ils y sèchent comme l'encre sur les brouillons oubliés de mes anciennes insomnies. Je veux écrire des romans, construire des mondes, donner vie à des êtres formidables, tirer de mon néant des amours extraordinaires, avoir sur tous les spectateurs de mes pensées ce pouvoir suprême de vie et de mort. Pour l'instant, ils sont là, à me narguer comme la foule au théâtre vient narguer la scène, rire et vivre sa vie alors que devant elle un autre monde attend de pouvoir prendre forme. Dès que le rideau se lèvera, je veux jeter sur eux des éclairs foudroyants : je veux qu'ils soient surpris, voire même tétanisés, et qu'en reprenant leurs esprits ils deviennent eux-mêmes acteurs de Mon histoire.
    Je veux écrire des romans, pour que tout ait un sens, un début, une fin. Des histoires où j'abandonnerais un à un les éclats de mon coeur, à mesure que j'obtiendrai le recul nécessaire pour analyser ses échecs, leurs détonateurs, ses chutes autant que ses brisures ; à mesure que j'en ramasserai les morceaux épars sur le plancher de ma vie, en me rappelant pour chacun d'eux ce qu'il était, ce qu'il vécut, et comment il fut brisé. ]]>
Sat, 29 Mar 2008 15:18:00 +0100 http://www.poesie-de-nuit.com/article-18235952.html