2/ Mourir sans Regrets
3/ Dans le miroir
4/ Absence
5/ Tes Yeux
06/ Cette vie sans toi
07/ Si le jour, la nuit...
08/ Qui-vive
09/ Ceux qui rêvent
10/
Rêve
11/ Cauchemar
12/ Insomnie
13/ "Nous"
14/ Murmure
15/ La Goutte
16/ Céleste Apathie
17/ Alcool
19/ 16 ans déjà
20/ Souvenirs
21/ Voyageur du Temps
22/ Du haut des maux
23/ Vivre pour soi
24/ Génétique
25/ Ce chemin
26/ Solitude
27/ Ces moments-là
28/ Erreurs
29/ Hurlement
30/ Que peut-il nous arriver ?
31/ Besoin d'être
32/ L'abîme de ma démence
Je rêve de te dévoiler
Tout ce dont j'ai rêvé,
Rêvé que je pouvais
Te dire que j'aimerais :
M'étouffer du parfum
De tes cheveux satins.
M'enivrer de l'odeur
Des Lilas en fleur.
Repousser de la main
Ceux qui, sur ta joue, s'égarent ;
Me frayer un chemin
Pour déposer mes lèvres.
Goûter en secret
Dans ton profond sommeil
Le piment de ta bouche,
Et le sel de ta peau
T'enlacer, t'étreindre
Et, sans un mot craindre,
Former autour de toi
Un cercle de mes bras
Contre moi, te sentir
T'épanouir, t'endormir,
Entendre sans bouger
Ton coeur s'essouffler
...
Ô belle demoiselle, je me sens bien peureux !
De vous il me semble mes mots tombent amoureux,
Le temps et ses reflets loin de vous m'emportent.
Souvenirs incertains de ces lointains printemps ;
Mon cœur est tout à vous, mais le corps est tremblant
Malgré quelques remous, c'est évident pourtant !
Sans m'inquiéter de rien, je me plie au destin :
Je parcours ton chemin mon âme entre tes mains
Et ne me soucie point des élans de demain.
Je me fous de tes « non »
Autant que d'avoir raison
M'indiffèrent les problèmes
Autant que cet air blême
Qui me suit sans arrêt
Et même à tes côtés !
Leur succèdent les regrets
De ne pas savoir t'aimer
Tout comme tu le voudrais
Bonheur d'insatisfait
Séquelles persistantes
De ces peurs étanchées
Par l'amitié naissante
Qui quand même me ronge
Parfois, la nuit, me hante
Jusqu'à rompre l'entente
Faible, entre l'esprit
Et le corps établie
M'emporte à ton oubli
Et me déchire encore
Quand se lève le jour
Loin de tout cet amour
Dont je rêve, cependant
Qui me tue, et pourtant...
Comme le chat apeuré
Par son ombre, reflet ;
Par un sombre reflet !
Mes soupirs résonnent
Et se perdent au miroir
Où seuls tes yeux brillent
Se tient prêt à mourir
Hais la vue de son âme
Qui lui est révélée
Figé, il contemple
L'existence dérobée
Comme si une nuit
Éclatait le silence
Enfin rompre l'ennui
Qui s'enfuit, à tire d'aile
Virevolte, désinvolte
S'écrase puis rebondit
Surgit d'une insomnie
Se joue bien de ma vie
M'achève et me survit
Consume l'encre vitale
Qui s'enlise au papier
Comme le chat apeuré
Glissant d'une hauteur
Et s'effondre, haletant
Sans signer cet amour
Amour de ceux qu'il hait
Haïssant ce qu'il est
Se perd dans ce reflet
Ces miroirs, menteurs
Où seuls brillent tes vœux
Il brûle, me détruit
Revient pour m'éveiller
Sans haine, sans pitié
Revient ronger mes nuits
De bonheur illusoire
Trop banals
Sont mes mots
Bien trop menteurs
Et sonnent faux
Mots pour mentir
À mon égard
Mots pour vous dire
Qu'il est bien tard
Pour parler... d'amour
De vie de rêve, d'amour
Du temps de mort, d'amour
De toi de moi, d'amour !
Temps écoulé
La vie s'en va
Abandonnée
Bien loin de moi
S'enfuient les jours
Rien ne retient leur
Merveilleuse envolée
Étreinte d'angoisse
Effrayé par trop
De brute vivacité
Plus douce, la mort
Seule, m'attrait
Peur primitive
Attache mon âme
A ceux qui vivent
Au corps des femmes
Barreaux d'acier
Sur la chair blanche
Rêche et glacée
Maculée de sagesse
Portes closes mortelles
Gardien schizophrène
Des douleurs réveillées
M'interdit l'accès
Au tapis étoilé,
Constellation
D'inhumanité
Aberration...
Banalités inévitables
De vocabulaire
Langage trompeur
Aux vérités variables
Déclaration tardive
Égoïste confession
De mon incapacité
À m'exprimer
Quand il s'agit
De rêve, de vie
Temps qui s'enfuit
D'amour aussi
Guerre vaine et gâchée
Lâche désertion
Présents survivants
Abandonnés
Exode annuel
Du calendrier
Envol trompeur
Des migrateurs
Enfant apeuré
Devant le monde
Autant d'horreurs
Pardonnées aux morts
Prison corporelle
De féminité
Gardienne frêle
Des égarés
Barreaux d'acier
Sur la chair blanche
Rêche et glacée
Maculée de sagesse
Gardien schizophrène
De ma propre prison
Des clefs fictives
En ta possession
Attention au détour
Pleins phares, vive allure
Accident au carrefour
Éclaté dans ta voiture
Prends garde à ton mégot
Qui te ronge encore
Prend ta confiance, ton égo
Halte-là ! S'infiltre ta mort
Méfie-toi des femmes
Belles, douces et souriantes
Cachent au fond d'elles
Ta propre haine, la chantent.
« Ti amo, ti amo » mon amour
Tienanmen de ton âme
Place terrestre de la haine
Carrefour mortel des cœurs.
Assassines sirènes
Ne veulent que déverser
De ton cœur tes peines,
Ton sang à leurs pieds...
À quoi rime une nuit passée à se lamenter
À quoi rime une vie passée à se tourmenter
Égoïsme !
Égoïsme !
Égoïsme...
Franchement à quoi tu rimes
Et ta musique qui t'embobine
Plains-toi : « je suis seul !»
Si tu ne cherches pas, vieux
C'est qu'tu ne mérites pas mieux
Invente-le, ton malheur
Lamente-toi des heures
Dans ton égoïsme ambiant
Fais semblant, fais semblant
Tu crèveras. Hé ! Tu crèveras comme ça !
Égoïste !
Égoïste !
Égoïste....
À quoi riment les journées ensoleillées
À quoi rime la vie devant ta télé
Égoïsme !
Égoïsme !
Égoïste...
Franchement, à quoi ça rime ?
Tes regards vers le passé
Ton p'tit monde aseptisé
Où t'aimerais tout recommencer
Tu ne voudrais jamais t'planter
Vivre au plus-que-parfait
Toujours attentif toujours nerveux
Toujours tourné sur toi même
C'est sûr, tu vivras vieux
Pas sûr qu'tu seras heureux
Égoïste !
Égoïste !
Égoïste...
À quoi rime ta liberté
À quoi rime ta fierté
Égoïsme !
Égoïsme !
Égoïsme...
Contente-toi de ce que t'as
Tu ne l'auras pas longtemps
Profite de ton argent
Sa valeur te perdra
Lamente-toi, déteste-toi
Soufre et rien ne changera
Ce n'est pas ça qui t'aidera
Reprends-toi, réveille-toi
Égoïste !
Égoïste !
Égoïste...
À quoi riment toutes ces années passée
À quoi riment toutes celles à venir
Égoïsme !
Égoïsme !
Égoïste...
Je ne serai pas le Dalaï-Lama
Ou un autre Che Guevara
Pas de vaccin contre le Sida,
Je ne vivrai que pour moi !
La vie n'a que la valeur qu'on lui donne
Et je vais la fêter chaque jour
Chaque jour si je le peux
Sans Dieu ni personne d'autre
Puisqu’ici-bas je ne trouve rien
Qui n'ait de sens ou de décence
Je construirai mon égoïsme
Ma vie, en solo, mon héroïsme
Condamné à mourir
Obscure génétique
D'une vie vouée à l'échec
Relations à détruire
Pour échapper au pire
Les échecs amoureux
Ceux qu'il faut subir
Ensemble, à deux
Et ces ordres en moi
D'un passé assassin
Qui tracent à la main
Les peurs du lendemain
Écrivent à même la peau
Saignent à blanc le cœur
D'une noirceur, de mots
Tuent l'âme, heure par heure
M'emplissent parfois de pleurs
Ceux que même éloigner
Paraît sans fin, incertain
Vaines larmes de crocodile
D'apitoiement inutile
Sur un sort décidé
De désespoirs futiles
Un amour épuisé
Fatigué de poursuivre
Toujours ce bonheur
Qui, parfois, m'enivre
Puis m'abandonne encore
Il y a ces moments-là
Où l'on ne veut vivre
Pour personne d'autre
Que pour soi
Il y a ces solitudes
Produit inévitable
Trop fréquentes habitudes
Résidu d'amertume
Où est la liberté ?
L'amer, l'amour, la mort
Toujours recommencer...
Les regrets, les remous, les remords
Où sont les vérités
Que l'on ne peut capturer
Les floraisons
D'idées, de raison ?
Puis il y a ceux
Qui ne vivent que pour eux
Ceux qui n'ont pas le choix
Tout au contraire de moi
Qui m'isole
Désinvolte
Par envie d'infini
Non par dépit
Combien de temps cela tiendra-t-il ?
Je ne veux pas mourir idiot
Ni survivre comme tel
Je veux vivre, en un mot
Ou mourir un instant
Si ça en vaut la peine
Savoir si c'est vraiment
Mieux que purger la mienne
Me reste-t-il encore
Années, jours, heures ?
À poser des questions
« Sans dessous ni fond »
Le temps, les passants
Tous m'écoeurent,
Tous ou presque
Leur amour, leur argent
Rien de tout cela
Ne tient debout
Pas même celle-là
Pas même nous
Pourquoi pas moi
Sans doute au moins
Aussi perdu que toi
Ou plus, ou moins...
Au pire, au mieux
Rien de cela ne vaut
Non-sens des mots
Vivant ou mort
Le début ou la fin
C'est sans importance
Puisqu'ici s'achève
Ce qui commence
Un beau soir d'un beau jour, j'ai retrouvé
Au fond d'une vielle malle abandonnée
Gribouillé au dos d'une pov' photo cornée
L'écriture abîmée
De la main tremblante
D'un gosse tourmenté
Sur la photo décolorée
Elle se tenait à mes côtés
C'était elle, c'était moi
Le nous n'a jamais existé
Ces quelques mots intemporels
Qui dans mes souvenirs s'étaient évadés
Se sont attelés à me rappeler
Que jamais je n'existerai
Les voilà ici, intactes
Les quatre vérités
De mon âme effilochée
Demeurent inchangées
Depuis toutes ces années :
« Les individus changent,
Les lieux changent
Mais l'amour reste
Intact à jamais
Les individus changent
Les lieux changent
Mais les sentiments
Et les situations restent
Toujours les mêmes
Les individus changent
Les lieux changent
Mais les souffrances
Nous poursuivent »
Le présent est un murmure
Qui arrive sans crier gare
Et s'enfuit à toute allure
Méfiez-vous-en, méfiez-vous !
La goutte
Molle
Lentement
S'écoule
Le temps
Glisse
Sur la vitre
S'enlise
Descend,
Insouciante
S'essouffle
Vainement
Résiste
Fatigue
Se résigne,
Et dessine
Une rivière,
Un cours d'eau
Au carreau,
Un signe
Une trace,
Futile
Tentative
D'exister
Éphémère
Souvenir
D'un parcours
Inutile
Pour ceux, éveillés,
Qui vivent et se laissent
Aller sans s'inquiéter ;
Sans que rêve ne rôde.
Meurs ! Affreux réveil,
Ou lucides secondes
Qui s'enfuient et me font
Chaque heure m'étouffer
Des amours passagères ;
Celles qui m'achèvent au soir
Quand surviennent les amers
Regrets d'une vie notoire
De solitude idiote :
Cette vie sans toi me tue
Et je me laisse faire...
Si le jour est complice
la nuit trahit
le jour est court
la nuit infinie
Jour éphémère
nuit
.....
Si le jour coopère
la nuit est rebelle
le jour est court
la nuit infinie
jour éphémère
nuit
....
Si le jour est aveugle
la nuit est borgne
le jour est sourd
la nuit vit
jour éphémère
nuit
...
Si le jour combat
la nuit déserte
le jour est las
la nuit fête
jour éphémère
nuit
..


