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L'auteur :
M.D. Arakiri
Dimanche 1 juin 2008


Sur la place chauffée au soleil
Une fille s'est mise à danser
Elle tourne toujours pareille
Aux danseuses d'antiquités
Sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi

Ainsi certains jours paraît
Une flamme à nos yeux
A l'église où j'allais
On l'appelait le Bon Dieu
L'amoureux l'appelle l'amour
Le mendiant la charité
Le soleil l'appelle le jour
Et le brave homme la bonté

Sur la place vibrante d'air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fille bondit s'en va s'en vient
Ni guitare ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence

Ainsi certains jours paraît
Une flamme à nos yeux
A l'église où j'allais
On l'appelait le Bon Dieu
L'amoureux l'appelle l'amour
Le mendiant la charité
Le soleil l'appelle le jour
Et le brave homme la bonté.

Sur la place où tout est tranquille
Une fille s'est mise à chanter
Et son chant plane sur la ville
Hymne d'amour et de bonté
Mais sur la ville il fait trop chaud
Et pour ne point entendre son chant
Les hommes ferment leurs carreaux
Comme une porte entre morts et vivants

Ainsi certains jours paraît
Une flamme en nos cœurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n'aimons point les réveils
De notre cœur déjà vieux

Sur la place un chien hurle encore
Car la fille s'en est allée
Et comme le chien hurlant la mort
Pleurent les hommes leur destinée

Jacques Brel - Grand Jacques
Par M.D. Arakiri - Publié dans : Chansons - Voir les 1 commentaires
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Mercredi 28 mai 2008
free music


Notre île, ton île, mon île
Devrons-nous parcourir le monde
Divaguer sur les eaux profondes
Avec tous ceux qui comme nous
Cherchent encore le Paradis
Brisants d'écume, grands oiseaux fous
Cette ile est belle, tu me l'as dit
Notre île, ton île, mon île...
 
Découvrirons-nous la sagesse,
Le lent oubli du temps qui passe
La vie et la mort sur ta langue
Sur tes lèvres, au bout de tes doigts
Je sais mon coeur, la route est longue
La fleur, l'extase, je te les dois
Notre île, ton île, mon île...
 
Dormirons-nous sous les étoiles
La Lune accrochant la grand-voile
Des étincelles sous les trames
La peau caressée par le vent
Tu m'aimeras, nous serons graves
Car le plaisir tue doucement
Notre île, ton île, mon île...
 
Elle est là dans ta main ouverte
Mon évasion m'est découverte
En mille éclats sous les paupières
Ton corps, mon corps sont de passage
Nous possédons la terre entière
Pour peu de temps, comme en voyage
Notre île, ton île, mon île...
 
Viens mon amour rêver tranquille
Allons nous perdre dans notre île...

Jeanne Moreau

Par M.D. Arakiri - Publié dans : Chansons - Voir les 1 commentaires
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Samedi 19 avril 2008

Les sangliers sont lachés
Je répète :
les sangliers sont lachés.

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.

Les roses de l'Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l'Europe sont le festin de Satan.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière,
pourpre et pomponnée de grands siècles et colosses titubants.
Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d'épousseter d'un seul geste,
d'un seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d'hier et tabula rasa...
D'ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspention.
il flotte encore dans l'air de cette odeur de soufre. Sale vieille Europe,
celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien
le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main
arrosait de son sperme les sexes autochtones.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
et nous pouvons reprendre...
Europe des lumières ou alors des ténèbres ;
à peine des lucioles dans les théâtres d'ombre.
A peine une étincelle dans la nuit qui s'installe et puis se ressaisit,
et puis l'aube nouvelle, après les crimes d'enfance,
les erreurs de jeunesse on n'arrache plus les ailes des libellules d'or.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu'est-ce que vous volez que ça foute,
de toutes façons il faut bien avancer, pressons le pas camarade
et puis réalisons réalisons, il en restera toujours quelque chose allez !
Matérialiste alors ça fait qu'au moins on est sûr de n'pas de tromper,
et du tangible alors jusqu'à l'indigestion, du rationnel alors
et jusqu'à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens...
Eh princesse de l'Histoire dans sa marche forcée,
on finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.

Voire pour le monde.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.

On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées,
on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates...
Alors l'Europe alors l'Europe alors l'Europe.
Bruxelles, Schengen, Stasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT.
Protégez-nous marché de cet AMI commun d'un monde si petit.
Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faites de la poésie,
soutenez la culture, produisez du spectacle et de l'entertainment
comme on dit chez nos frères d'Outre-Atlantique et toc anciens Européens,
nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements,
il est beau et puissant, crache du feu gentillement.
Pendant qu'Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme
il nous aime et nous dit :
" Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue. "
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule,
les beaux mouvements d'ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c'est sérieux, eh bébé, c'est sérieux, on ne croit plus en rien,
nous montons de toutes pièces ce buisness et Basta, on chevauche pas Pégase
ça c'était pour l'extase c'est fini.
Extension, expansion si possible, mais pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D'abord la thune, bébé et le reste suivra et le reste viendra c'est ce qu'on dit
je crois en cette époque là bénie des globophages.
Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent
ne comprennent pas tes bras comment ça marche encore déjà.
Comment ça marche un corps étranger à son corps on n'sait pas on s'en fout
on s'embrasse quand même et puis on a raison.
Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné,
guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.

En veux-tu en voilà des écoles de la performance et voilà des patrons
créateurs du Global buisness dialogue ou Electronic commerce
pour s'asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer
par ce truc machin culturel.

Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur,
du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu'en foutre,
toute ton âme s'est usée sur ce chemin sans fin et sur ce va et vient on y va,
nous aussi, profiter, pas de raison, après tout ça ira,
on n'en aura pour tout le monde, y'en aura pour tout le monde,
on a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l'monde et mon cul !

A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d'enceinte ?

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu
de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu
de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

La vérole sur vos gueules
Je répète :
la vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée
ne sont plus entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l'ermite est remplie de rubis.
Je répète :
la marmite de l'ermite est remplie de rubis.

La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.

Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.
Deux fois.
Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.

Je ne suis pas chauvine mais la France est quand même la reine des fromages.
Tryphon Tournesol est un zouave.
Six fois.
Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.

Paix en Suisse.
Je répète :
paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l'horizon.
Deux fois.
Le rimel de l'Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.

La vie commence maintenant, et maintenant, et maintenant.

L'Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.

L'enfance de l'art est un lever de soleil.
Je répète :
l'enfance de l'art est un lever de soleil.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe...

Noir Désir
Par M.D. Arakiri - Publié dans : Chansons - Voir les 5 commentaires
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Mardi 11 septembre 2007


Y en a qui ont le cœur si large

Qu'on y entre sans frapper
Y en a qui ont le cœur si large
Qu'on en voit que la moitié

Y en a qui ont le cœur si frêle
Qu'on le briserait du doigt
Y en qui ont le cœur trop frêle
Pour vivre comme toi et moi

Z'ont pleins de fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris

Y en a qui ont le cœur si tendre
Qu'y reposent les mésanges
Y en qui ont le cœur trop tendre
Moitié hommes et moitié anges

Y en a qui ont le cœur si vaste
Qu'ils sont toujours en voyage
Y en a qui ont le cœur trop vaste
Pour se priver de mirages

Z'ont pleins de fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris

Y en a qui ont le cœur dehors
Et ne peuvent que l'offrir
Le cœur tellement dehors
Qu'ils sont tous à s'en servir

Celui-là a le cœur dehors
Et si frèle et si tendre
Que maudit soient les arbres morts
Qui ne pourraient point l'entendre

A pleines fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris


Jacques Brel
Par Arakiri - Publié dans : Chansons - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 10 juin 2007

Je me love dans tes bras

Et je n'aimerai que toi

A la longue

Je t'aime et dans mes bras
Toi si tu ne love que moi

On prolonge

Ton manège m'enchantait
Tournoyait
Autour du sentiment de
S'y noyer
Et la terre s'est mise à valser
Sûr que le fond des cendriers
N'est pas net

Toi tu m'appelles au secours
Ma chère folie et mon amour

Ma planète

Et tu veux du silence
En veux-tu?
Des années-lumière blanches
Par dessus
Il y a le bruissement de tes ailes
Et les grands souffles qui nous appellent

A la longue

Toujours des fleuves qui remontent
Et des vomissures qui me comptent

Parmis elles

L'or c'est sûr n'est pas loin
Cherche bien
Des sutures et des points
N'y font rien
D'où vient cette créature en robe longue
Et cette fusée encore oblongue

Qui se dresse

Elle est fière et droite comme un I
Qui peut deviner comment lui
Dire qu'elle cesse

Noir Désir
Par Arakiri - Publié dans : Chansons - Voir les 0 commentaires
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Samedi 26 mai 2007





On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie
Il existe paraît-il, un instant dans l'écriture
Qui oublie la page blanche et efface les ratures
Un véritable état second, une espèce de transe
Qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence
Que l'on rape ou que l'on slame, on recherche ce moment
Il allume une flamme qui nous éclaire brièvement
Cette flamme est la preuve, laisse moi t'en faire une démo
Qu'il est possible de combattre le mal par les mots
C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Les moment rares et irréels que la quiétude inonde
Rouda, n'oublie jamais notre parole du bout du monde
On ressent comme une coupure dans la vie, comme un rêve
On oublie les coups durs de la vie, comme une trêve
C'est un phénomène puissant, je ne te parle pas d'inspiration
Mais d'un souffle plus profond comme une seconde respiration
On voit et on entend l'encre devenir vivante
On goûte et on sent la saveur d'une rime errante
On touche du doigt l'instant qui nous enveloppe de sa puissance
C'est sans cesse la renaissance de l'essence même de nos cinq sens
C'est le moment où on passe de l'autre côté des paysages
On sympathise avec le vent et on tutoie les nuages
Il fait jour en pleine nuit et il fait nuit en plein jour
Profite de cet instant, il ne durera pas toujours
C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Le moment où le voile se lève et la magie s'élance
Là où j'ai croisé Souleymane au bout du sixième silence
Si on a pas atteint le Nirvana, on doit en être au seuil
Pourtant je suis simplement assis là devant ma feuille
Peut-être que cet instant n'existe que dans mon esprit
Et que je suis complètement mythomane lorsque j'écris
Mais laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête
J'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette
Et pour m'enlever ce désir je te demanderais de repasser
Car tant que je pourrais écrire je continuerai de penser
Que c'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Les moments que l'on redécouvre, que l'on connaît plus ou moins
Tu l'as déjà touché Jacky, j'en suis témoin
On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.



Grand Corps Malade
Par Arakiri - Publié dans : Chansons - Voir les 1 commentaires
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Mardi 22 mai 2007

Et voilà, c'est l'heure
Le moment choisi
Pour vous deux, c'est l'heure
Et pour nous aussi

L'heure de la rencontre a sonné
Par trois fois les anges sont passés

Lui, il n'a vu qu'un regard si triste et si sombre
Il fit apparaître une lettre
Aux mots tendres et sur ces mots tendres
Elle a reposé son regard si triste et si sombre

Il a vu que c'était elle
L'étoile la plus belle, ô ciel
Elle a su que c'était lui
Le futur présent de sa vie

Lui ? .. il est seul
Le nez planté aux étoiles à blanchir
Lui ? ..encore seul
Brûlait la carte du tendre, ô défaut d'amour
Elle est seule
Confondue par ses oracles elle s'esseule
Elle, à maudire
Sa cour à court de miracles

Puis il a quitté son maquis
Pour l'emmener il est parti
De rien et de loin c'était le pari
Elle n'aurait pas pu s'éveiller
Se lever et étinceler
Dans son écrin sans couleur, couloir des soucis

Il a vu que c'était elle
L'étoile qu'il cherchait dans le ciel
Elle a su que c'était lui
Le futur présent de sa vie

Elle est partie
Laissant tous ses oripeaux, ses ghettos
Elle prit parti
Pour cet homme qui avait su
Parler à son cœur endormi
Révélée par tant d'ardeur elle sourit
Elle s'épanouit
Jetant aux orties la peur

Elle a retrouvé le 'la' qu'elle avait égaré là-bas
Au fond tout au fond de son cœur il se cachait là
Il a vu en elle la corde sensible qui pourrait les sauver
Sonner le glas de leurs vies glacées

Il a vu que c'était elle
L'étoile la plus haute au ciel
Elle a su que c'était lui
L'éternel présent de sa vie

Et c'est l'heure
Aujourd'hui
L'instant choisi
Oui c'est l'heure
Aujourd'hui
De balayer les soucis
De parler d'amour. et de vie
L'instant choisi
Pour tout dire
En deux mots
Deux fois oui


version chantée :


Debout sur le Zinc
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Dimanche 20 mai 2007
Je sais où la trouver
elle sait où me voir
toujours employés
à réduire les écarts
quand on l'approche enfin
aussi près qu'on aille
on ne possède rien

elle va où elle veut

du feu du bruit
pour mériter le silence
au bout du compte
ça ressemble à de la chance
et comme on dit parfois
si tu tiens à toi
ne fais jamais comme eux

elle va où elle veut

si tout file entre nos doigts
les jeux qui nous tiennent
resteront toujours là
y'a rien à dire de plus
depuis toujours
c'est une chose entendue

elle va où elle veut

Noir Désir
Par Arakiri - Publié dans : Chansons - Voir les 0 commentaires
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Dimanche 20 mai 2007

Je n’ai pas peur

De dire que je t’ai trahi
Par pure paresse
Par pure mélancolie
Qu’entre toi
Et le diable
J’ai choisi le plus
Confortable
Mais tout cela
N’est pas pourquoi
Je me sens coupable
Mon cher ami


Je n’ai pas peur de dire
Que tu me fais peur
Avec ton espoir
Et ton grand sens
De l’honneur
Tu me donnes envie
De tout détruire
De t’arracher
Le beau sourire
Et même ça
N’est pas pourquoi
Je me sens coupable
C’est ça le pire


Je me sens coupable
Parce que j’ai l’habitude
C’est la seule chose
Que je peux faire
Avec une certaine
Certitude
C’est rassurant
De penser
Que je suis sûre
De ne pas me tromper
Quand il s’agit
De la question
De ma grande culpabilité


Je n’ai pas peur
De dire que j’ai triché
J’ai mis le plus pur
De mes pensées
Sur le marché
J’ai envie de laisser tomber
Toute cette idée
De « vérité »
Je garderais
Pour me guider
Plaisir et culpabilité

Lhasa de Sela
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Vendredi 18 mai 2007

Les mots qui s'étalent
dans toutes les chansons
faut se le dire
c'est un fantôme
n'y touche pas
brûlant d'arôme
regarde tout bas
l'air innocent de St-Vincent

On a maquillé
nos squelettes érodés
c'est bien plus pratique
mais l'un sans l'autre
le coeur n'ose pas
mais l'un dans l'autre
la vie va son va
effleurant le vent St-Vincent

On n'est pas nihiliste
c'est la rue qui dit tout ça
le prochain sur la liste
c'est toi tu me raconteras

Un p'tit coup de couteau
trois p'tites balles dans le dos
St-Vincent joue avec les mots
du whisky ou d'la vodka
peu importe ça ira
je veux partir encore

Une fois passé
du côté d'la vie sage
plus rien à faire
mais quand tu gigotes
je chavire doucement
tu me ravigotes tant
et les yeux sanglants

Si tu es le talent
moi je serais l'envie
la froide lame
et si nos deux vies
s'éclairent un moment
dans une harmonie
je resserrerais les dents

Un p'tit coup de couteau
trois p'tites balles dans le dos
St-Vincent joue avec les mots
du whisky ou d'la vodka
peu importe ça ira
je veux partir encore

Il cousait sa vie
si le temps vous en dit
rue des brouettes
mais les artistes
St-Vincent ça n'existe pas
mais la chanson va
Par Arakiri - Publié dans : Chansons - Voir les 0 commentaires
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