Textes

Samedi 19 avril 2008

Les sangliers sont lachés
Je répète :
les sangliers sont lachés.

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.

Les roses de l'Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l'Europe sont le festin de Satan.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière,
pourpre et pomponnée de grands siècles et colosses titubants.
Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d'épousseter d'un seul geste,
d'un seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d'hier et tabula rasa...
D'ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspention.
il flotte encore dans l'air de cette odeur de soufre. Sale vieille Europe,
celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien
le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main
arrosait de son sperme les sexes autochtones.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
et nous pouvons reprendre...
Europe des lumières ou alors des ténèbres ;
à peine des lucioles dans les théâtres d'ombre.
A peine une étincelle dans la nuit qui s'installe et puis se ressaisit,
et puis l'aube nouvelle, après les crimes d'enfance,
les erreurs de jeunesse on n'arrache plus les ailes des libellules d'or.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu'est-ce que vous volez que ça foute,
de toutes façons il faut bien avancer, pressons le pas camarade
et puis réalisons réalisons, il en restera toujours quelque chose allez !
Matérialiste alors ça fait qu'au moins on est sûr de n'pas de tromper,
et du tangible alors jusqu'à l'indigestion, du rationnel alors
et jusqu'à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens...
Eh princesse de l'Histoire dans sa marche forcée,
on finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.

Voire pour le monde.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.

On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées,
on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates...
Alors l'Europe alors l'Europe alors l'Europe.
Bruxelles, Schengen, Stasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT.
Protégez-nous marché de cet AMI commun d'un monde si petit.
Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faites de la poésie,
soutenez la culture, produisez du spectacle et de l'entertainment
comme on dit chez nos frères d'Outre-Atlantique et toc anciens Européens,
nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements,
il est beau et puissant, crache du feu gentillement.
Pendant qu'Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme
il nous aime et nous dit :
" Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue. "
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule,
les beaux mouvements d'ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c'est sérieux, eh bébé, c'est sérieux, on ne croit plus en rien,
nous montons de toutes pièces ce buisness et Basta, on chevauche pas Pégase
ça c'était pour l'extase c'est fini.
Extension, expansion si possible, mais pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D'abord la thune, bébé et le reste suivra et le reste viendra c'est ce qu'on dit
je crois en cette époque là bénie des globophages.
Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent
ne comprennent pas tes bras comment ça marche encore déjà.
Comment ça marche un corps étranger à son corps on n'sait pas on s'en fout
on s'embrasse quand même et puis on a raison.
Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné,
guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.

En veux-tu en voilà des écoles de la performance et voilà des patrons
créateurs du Global buisness dialogue ou Electronic commerce
pour s'asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer
par ce truc machin culturel.

Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur,
du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu'en foutre,
toute ton âme s'est usée sur ce chemin sans fin et sur ce va et vient on y va,
nous aussi, profiter, pas de raison, après tout ça ira,
on n'en aura pour tout le monde, y'en aura pour tout le monde,
on a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l'monde et mon cul !

A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d'enceinte ?

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu
de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu
de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

La vérole sur vos gueules
Je répète :
la vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée
ne sont plus entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l'ermite est remplie de rubis.
Je répète :
la marmite de l'ermite est remplie de rubis.

La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.

Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.
Deux fois.
Le jour de l'Occident est la nuit de l'Orient.

Je ne suis pas chauvine mais la France est quand même la reine des fromages.
Tryphon Tournesol est un zouave.
Six fois.
Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l'Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.

Paix en Suisse.
Je répète :
paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l'horizon.
Deux fois.
Le rimel de l'Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.

La vie commence maintenant, et maintenant, et maintenant.

L'Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.

L'enfance de l'art est un lever de soleil.
Je répète :
l'enfance de l'art est un lever de soleil.

Nous travaillons actuellement pour l'Europe...

Noir Désir
par M.D. Arakiri publié dans : Chansons
Mardi 11 septembre 2007


Y en a qui ont le cœur si large

Qu'on y entre sans frapper
Y en a qui ont le cœur si large
Qu'on en voit que la moitié

Y en a qui ont le cœur si frêle
Qu'on le briserait du doigt
Y en qui ont le cœur trop frêle
Pour vivre comme toi et moi

Z'ont pleins de fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris

Y en a qui ont le cœur si tendre
Qu'y reposent les mésanges
Y en qui ont le cœur trop tendre
Moitié hommes et moitié anges

Y en a qui ont le cœur si vaste
Qu'ils sont toujours en voyage
Y en a qui ont le cœur trop vaste
Pour se priver de mirages

Z'ont pleins de fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris

Y en a qui ont le cœur dehors
Et ne peuvent que l'offrir
Le cœur tellement dehors
Qu'ils sont tous à s'en servir

Celui-là a le cœur dehors
Et si frèle et si tendre
Que maudit soient les arbres morts
Qui ne pourraient point l'entendre

A pleines fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris


Jacques Brel
par Arakiri publié dans : Chansons
Dimanche 10 juin 2007

Je me love dans tes bras

Et je n'aimerai que toi

A la longue

Je t'aime et dans mes bras
Toi si tu ne love que moi

On prolonge

Ton manège m'enchantait
Tournoyait
Autour du sentiment de
S'y noyer
Et la terre s'est mise à valser
Sûr que le fond des cendriers
N'est pas net

Toi tu m'appelles au secours
Ma chère folie et mon amour

Ma planète

Et tu veux du silence
En veux-tu?
Des années-lumière blanches
Par dessus
Il y a le bruissement de tes ailes
Et les grands souffles qui nous appellent

A la longue

Toujours des fleuves qui remontent
Et des vomissures qui me comptent

Parmis elles

L'or c'est sûr n'est pas loin
Cherche bien
Des sutures et des points
N'y font rien
D'où vient cette créature en robe longue
Et cette fusée encore oblongue

Qui se dresse

Elle est fière et droite comme un I
Qui peut deviner comment lui
Dire qu'elle cesse

Noir Désir
par Arakiri publié dans : Chansons
Samedi 26 mai 2007





On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie
Il existe paraît-il, un instant dans l'écriture
Qui oublie la page blanche et efface les ratures
Un véritable état second, une espèce de transe
Qui apparaît mystérieusement et s'envole en silence
Que l'on rape ou que l'on slame, on recherche ce moment
Il allume une flamme qui nous éclaire brièvement
Cette flamme est la preuve, laisse moi t'en faire une démo
Qu'il est possible de combattre le mal par les mots
C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Les moment rares et irréels que la quiétude inonde
Rouda, n'oublie jamais notre parole du bout du monde
On ressent comme une coupure dans la vie, comme un rêve
On oublie les coups durs de la vie, comme une trêve
C'est un phénomène puissant, je ne te parle pas d'inspiration
Mais d'un souffle plus profond comme une seconde respiration
On voit et on entend l'encre devenir vivante
On goûte et on sent la saveur d'une rime errante
On touche du doigt l'instant qui nous enveloppe de sa puissance
C'est sans cesse la renaissance de l'essence même de nos cinq sens
C'est le moment où on passe de l'autre côté des paysages
On sympathise avec le vent et on tutoie les nuages
Il fait jour en pleine nuit et il fait nuit en plein jour
Profite de cet instant, il ne durera pas toujours
C'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Le moment où le voile se lève et la magie s'élance
Là où j'ai croisé Souleymane au bout du sixième silence
Si on a pas atteint le Nirvana, on doit en être au seuil
Pourtant je suis simplement assis là devant ma feuille
Peut-être que cet instant n'existe que dans mon esprit
Et que je suis complètement mythomane lorsque j'écris
Mais laisse moi mon stylo, y'a pas moyen que je m'arrête
J'ai une envie d'écrire comme t'as une envie de cigarette
Et pour m'enlever ce désir je te demanderais de repasser
Car tant que je pourrais écrire je continuerai de penser
Que c'est tout sauf une légende, on espère juste toucher l'instant
Les quelques secondes du poète qui échappent à l'espace-temps
Les moments que l'on redécouvre, que l'on connaît plus ou moins
Tu l'as déjà touché Jacky, j'en suis témoin
On a trempé notre plume dans notre envie de changer de vision
De prendre une route parallèle, comme une furtive évasion
On a trempé notre plume et est-ce vraiment une hérésie
De se dire qu'on assume et qu'on écrit de la poésie.



Grand Corps Malade
par Arakiri publié dans : Chansons
Mardi 22 mai 2007

Et voilà, c'est l'heure
Le moment choisi
Pour vous deux, c'est l'heure
Et pour nous aussi

L'heure de la rencontre a sonné
Par trois fois les anges sont passés

Lui, il n'a vu qu'un regard si triste et si sombre
Il fit apparaître une lettre
Aux mots tendres et sur ces mots tendres
Elle a reposé son regard si triste et si sombre

Il a vu que c'était elle
L'étoile la plus belle, ô ciel
Elle a su que c'était lui
Le futur présent de sa vie

Lui ? .. il est seul
Le nez planté aux étoiles à blanchir
Lui ? ..encore seul
Brûlait la carte du tendre, ô défaut d'amour
Elle est seule
Confondue par ses oracles elle s'esseule
Elle, à maudire
Sa cour à court de miracles

Puis il a quitté son maquis
Pour l'emmener il est parti
De rien et de loin c'était le pari
Elle n'aurait pas pu s'éveiller
Se lever et étinceler
Dans son écrin sans couleur, couloir des soucis

Il a vu que c'était elle
L'étoile qu'il cherchait dans le ciel
Elle a su que c'était lui
Le futur présent de sa vie

Elle est partie
Laissant tous ses oripeaux, ses ghettos
Elle prit parti
Pour cet homme qui avait su
Parler à son cœur endormi
Révélée par tant d'ardeur elle sourit
Elle s'épanouit
Jetant aux orties la peur

Elle a retrouvé le 'la' qu'elle avait égaré là-bas
Au fond tout au fond de son cœur il se cachait là
Il a vu en elle la corde sensible qui pourrait les sauver
Sonner le glas de leurs vies glacées

Il a vu que c'était elle
L'étoile la plus haute au ciel
Elle a su que c'était lui
L'éternel présent de sa vie

Et c'est l'heure
Aujourd'hui
L'instant choisi
Oui c'est l'heure
Aujourd'hui
De balayer les soucis
De parler d'amour. et de vie
L'instant choisi
Pour tout dire
En deux mots
Deux fois oui


version chantée :


Debout sur le Zinc
par Arakiri publié dans : Chansons
Dimanche 20 mai 2007
Je sais où la trouver
elle sait où me voir
toujours employés
à réduire les écarts
quand on l'approche enfin
aussi près qu'on aille
on ne possède rien

elle va où elle veut

du feu du bruit
pour mériter le silence
au bout du compte
ça ressemble à de la chance
et comme on dit parfois
si tu tiens à toi
ne fais jamais comme eux

elle va où elle veut

si tout file entre nos doigts
les jeux qui nous tiennent
resteront toujours là
y'a rien à dire de plus
depuis toujours
c'est une chose entendue

elle va où elle veut

Noir Désir
par Arakiri publié dans : Chansons
Dimanche 20 mai 2007

Je n’ai pas peur

De dire que je t’ai trahi
Par pure paresse
Par pure mélancolie
Qu’entre toi
Et le diable
J’ai choisi le plus
Confortable
Mais tout cela
N’est pas pourquoi
Je me sens coupable
Mon cher ami


Je n’ai pas peur de dire
Que tu me fais peur
Avec ton espoir
Et ton grand sens
De l’honneur
Tu me donnes envie
De tout détruire
De t’arracher
Le beau sourire
Et même ça
N’est pas pourquoi
Je me sens coupable
C’est ça le pire


Je me sens coupable
Parce que j’ai l’habitude
C’est la seule chose
Que je peux faire
Avec une certaine
Certitude
C’est rassurant
De penser
Que je suis sûre
De ne pas me tromper
Quand il s’agit
De la question
De ma grande culpabilité


Je n’ai pas peur
De dire que j’ai triché
J’ai mis le plus pur
De mes pensées
Sur le marché
J’ai envie de laisser tomber
Toute cette idée
De « vérité »
Je garderais
Pour me guider
Plaisir et culpabilité

Lhasa de Sela
par Arakiri publié dans : Chansons
Vendredi 18 mai 2007

Les mots qui s'étalent
dans toutes les chansons
faut se le dire
c'est un fantôme
n'y touche pas
brûlant d'arôme
regarde tout bas
l'air innocent de St-Vincent

On a maquillé
nos squelettes érodés
c'est bien plus pratique
mais l'un sans l'autre
le coeur n'ose pas
mais l'un dans l'autre
la vie va son va
effleurant le vent St-Vincent

On n'est pas nihiliste
c'est la rue qui dit tout ça
le prochain sur la liste
c'est toi tu me raconteras

Un p'tit coup de couteau
trois p'tites balles dans le dos
St-Vincent joue avec les mots
du whisky ou d'la vodka
peu importe ça ira
je veux partir encore

Une fois passé
du côté d'la vie sage
plus rien à faire
mais quand tu gigotes
je chavire doucement
tu me ravigotes tant
et les yeux sanglants

Si tu es le talent
moi je serais l'envie
la froide lame
et si nos deux vies
s'éclairent un moment
dans une harmonie
je resserrerais les dents

Un p'tit coup de couteau
trois p'tites balles dans le dos
St-Vincent joue avec les mots
du whisky ou d'la vodka
peu importe ça ira
je veux partir encore

Il cousait sa vie
si le temps vous en dit
rue des brouettes
mais les artistes
St-Vincent ça n'existe pas
mais la chanson va
par Arakiri publié dans : Chansons
Dimanche 13 mai 2007

Je suis venu te dire que je m'en vais

et tes larmes n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
Je suis venu te dire que je m'en vais
tu t'souviens des jours anciens et tu pleures
tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret
de te dire que je m'en vais
oui je t'aimais, oui, mais -

 Je suis venu te dire que je m'en vais
tes sanglots longs n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
Je suis venu te dire que je m'en vais
tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret
de te dire que je m'en vais
car tu m'en as trop fait -

Je suis venu te dire que je m'en vais
et tes larmes n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
tu t'souviens des jours anciens et tu pleures
tu suffoques, tu blémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret
de te dire que je m'en vais
oui je t'aimais, oui, mais -

Je suis venu te dire que je m'en vais
tes sanglots longs n'y pourront rien changer
comme dit si bien Verlaine "au vent mauvais"
Je suis venu te dire que je m'en vais
tu t'souviens des jours heureux et tu pleures
tu sanglotes, tu gémis à présent qu'a sonné l'heure
des adieux à jamais
oui je suis au regret
de te dire que je m'en vais
car tu m'en as trop fait

Serge Gainsbourg
par Arakiri publié dans : Chansons
Samedi 5 mai 2007

Par la peur de te perdre et de ne plus te voir

Par ce monde insensé qui grouille dans ma tête
Par ces nuits sans sommeil où la folie me guette
Quand le doute m'effleure et tend mon cœur de noir
J'en déduis que je t'aime
J'en déduis que je t'aime


Par le temps que je prends pour ne penser qu'à toi
Par mes rêves de jour où tu règnes en idole
Par ton corps désiré de mon corps qui s'affole
Et l'angoisse à l'idée que tu te joues de moi
J'en déduis que je t'aime
J'en déduis que je t'aime
Par le froid qui m'étreint lorsque je t'aperçois
Par mon souffle coupé, par mon sang qui se glace
Par la désolation qui réduit mon espace
Et le mal que souvent tu me fais malgré toi

Par la contradiction de ma tête et mon cœur
Par mes vingt ans perdus qu'en toi je réalise
Par tes regards lointains qui parfois me suffisent
Et me font espérer en quelques jours meilleurs
J'en déduis que je t'aime
J'en déduis que je t'aime

Par l'idée que la fin pourrait être un début
Par mes joies éventrées par ton indifférence
Par tous les mots d'amour qui restent en souffrance
Puisque de te les dire est pour moi défendu
J'en déduis que je t'aime
J'en déduis mon amour


Charles Aznavour
par Arakiri publié dans : Chansons
Dimanche 29 avril 2007
(interprété par Trio Toccane Martin Keller)

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme !
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades;
Ohé les tueurs, à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé saboteur, attention à ton fardeau : dynamite ...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons, pour nos frères,
La haine à nos trousses, et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens aux creux de lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe ;
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes
Sifflez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute...


Anna Marly (Texte original en russe)
Maurice Druon, Joseph Kessel (Traduction)
par Arakiri publié dans : Chansons
Jeudi 26 avril 2007


Les premiers pas main dans la main

Les mots tout bas dans les chemins
Creux de tes reins

Puis la vie qui donne la vie
Par le ventre arrondi
Ton cœur et mon cœur éblouis

Par Marguerite, par la Margo, la reine, la fleur, la pépite

La lune est là sur son premier sommeil
Sentinelle céleste sans guérite
Veille à l'infini sur la petite

Et toi soleil, le cœur du ciel
Donne tout l'or de ton miel

A Marguerite, à la Margo, la reine, la fleur, la pépite

Comme une mer au loin enfuie
Si tout' mémoire un jour me trahit
Que reste au moins en moi ton premier cri

O Marguerite, ô la Margo, la reine, la fleur, la pépite
O Marguerite, ô la Margo, la reine, la perle... ma pépite

Benoît Morel
 ( La Tordue )
par Arakiri publié dans : Chansons
Mardi 27 mars 2007

Mieux vaut n'penser à rien

Que n'pas penser du tout
Rien c'est déjà
Rien c'est déjà beaucoup
On se souvient de rien
Et puisqu'on oublie tout
Rien c'est bien mieux
Rien c'est bien mieux que tout

Mieux vaut n'penser à rien
Que de penser à vous
Ça n'me vaut rien
Ça n'me vaut rien du tout
Comme si de rien
N'était je pense à tous
Ces petits riens
Qui me venaient de vous

Si c'était trois fois rien
Trois fois rien entre nous
Evidemment
Cà ne fait pas beaucoup
Ce sont ces petits riens
Que j'ai mis bout à bout
Ces petits riens
Qui me venaient de vous

Mieux vaut pleurer de rien
Que de rire de tout
Pleurer pour un rien
C'est déjà beaucoup
Mais vous vous n'avez rien
Dans le cœur et j'avoue
Je vous envie
Je vous en veux beaucoup

Ce sont ces petits riens
Qui me venaient de vous
Les voulez-vous ?
Tenez ! Que voulez-vous ?
Moi je ne veux pour rien
Au monde plus rien de vous
Pour être à vous
Faut être à moitié fou.

Serge Gainsbourg
par Arakiri publié dans : Chansons
Samedi 26 août 2006




Il y aura hier des années de ça, nous étions tout de suite aujourd'hui déjà. La course cycliste qui remonte la rue, les épaules de mon père, ce sera le début. Pour le défilé, je tenais un fanion, j'aurai un chiot et je perdais mon chien. Le mois d'après, y'a longtemps nous rirons, ce sera les vacances quand c'était le mois de juin.

Mais que ferai-je du cahier de solfège, de temps en temps...

J'ai répondu "présent", quand questionne la maîtresse, j'en ai eu du chagrin et les larmes je les sèche. J'apprenais bien après la concordance des temps, il est déjà trop tard parce que je serai grand. Quand j'étais écolier je serai lycéen, mais pour l'instant c'était encore loin. Dans l'école de musique, celle de mon quartier, j'étudie le solfège et j'avais un cahier.

Mais que ferai-je du cahier de solfège, de temps en temps...

Quand c'était maintenant, un bébé sur les genoux, il s'endort notre enfant, tu verras entre nous. La semaine dernière j'espère qu'il a fait beau, je t'emmène à la rivière, nos six pieds dans l'eau. Il y aura un jour, mais c'était dans longtemps que j'ai retrouvé, par hasard en rangeant, ce cahier griffonné qu'on m'a donné demain, ce cahier de solfège que je tiens dans les mains.

Mais qu'en ferai-je de tous ces arpèges, ça me revient...

Il y aura hier des années de ça, nous étions tout de suite aujourd'hui déjà. La course cycliste qui remonte la rue, les épaules de mon père, ce sera le début.


Bénabar
par Arakiri publié dans : Chansons
Samedi 14 janvier 2006

J'aimerais écrire des mots d'amour

Parce que parler c'est pas mon fort.
J'aimerais écrire des mots d'amour,
Les faire jaillir de mes trois accords, mais
J'ai un peu froid, comme a dit l'autre,
Et ce long frisson qui n'en finit pas.
J'ai un peu froid, mauvais apôtre,
Mon cafard me lâche moins souvent qu'autrefois.

J'aimerais écrire des mots d'amour
Parce que le reste, c'est pas grand-chose.
Je l'ai appris et à mon tour
Je te le livre un peu ; je te propose
De laisser le long du discours
Nos contentieux et les comptes à rebours,
D'oublier le temps d'un refrain
Ce bon vieux réflexe ; moi j'en garde pour demain.

Des mots pour toi mais que je n'dis pas.
Ceux-là.

Quel était le refrain du jour ?
Si je l'oublie, je cède encore.
J'aimerais écrire des mots d'amour,
Jeter l'éponge, un peu, tenter le sort.
Une pause ici pour poser là,
Entre deux conflits, entre deux coups d'éclat.
Une pause pour dire autour de moi,
Mon ami, mon frère, mon amour, écoute-moi.

Des mots pour toi mais que je n'dis pas.
Ceux-là.

Debout sur le Zinc
par Arakiri publié dans : Chansons
Jeudi 10 novembre 2005

Rien n’est jamais acquis à l’homme
Ni sa force, ni sa faiblesse, ni son cœur
Et quand il croit ouvrir ses bras
Son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur
Il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce


Il n’y a pas d’amour heureux


Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désarmés incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos larme

Il n’y a pas d’amour heureux


Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

Il n’y a pas d’amour heureux


Le temps d’apprendre à vivre
Il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson

Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n’y a pas d’amour heureux


Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs

Il n’y a pas d’amour heureux...


Louis Aragon ( Biographie )

A tout ceux qui l'on compris, à tout ceux qui le savent, à tout ceux qui doivent encore le découvrir, et à tout les autres, je voudrait partager ce texte avec vous.

Avec ceux qui refusent d'y croire, aussi...

par Arakiri publié dans : Chansons
Vendredi 4 novembre 2005

Dis est-ce que
tu m’aimes encore

Dis est-ce que tu dors
Si oui est-ce que tu rêves aussi
Si non ben pourquoi tu dors
Dis est-ce que tu m’aimes encore
Dis est-ce que tu mords
Si oui oui est-ce que tu embrasses aussi
Si non ben pourquoi tu mords
Nous ça valait de l’or
Dis est-ce que c’est oui
Nous ça valait la vie
Oui non ou encore
Dis est-ce que tu m’aimes encore
Dis est-ce que tu dors
Si oui est-ce que tu rêves aussi
Si non ben pourquoi tu dors
Nous ça valait de l’or
Dis est-ce que c’est oui
Nous ça valait la vie
Oui non ou encore
Est-ce que tu m’aimes encore
Dis est-ce que tu dors
Si oui est-ce que tu rêves aussi
Si non ben pourquoi tu dors
Dis est-ce que tu m’aimes encore
Dis est-ce que tu mords
Si oui oui est-ce que tu embrasses aussi
Si non ben pourquoi tu mords
Nous ça valait de l’or
Dis est-ce que c’est oui
Nous ça valait la vie
Oui non ou encore

Louise Attaque
par Arakiri publié dans : Chansons
Lundi 31 octobre 2005

Je n'me souviens de rien et mon coeur à tout oublié
Les six roses en bouquet offertes par le sien
La première pour me dire qu'il fallait en finir
La seconde pour avouer que c'est moi qui ai tout gaché
En troisième, un indice pour mes nombreux caprices
La quatrième en pleurs souvenirs de bonheur
la cinquième imparable tu étais un minable
Et la dernière facile pour notre histoire inutile.
Je n'me souvient de rien et mon coeur à tout éffacé
Les six roses en bouquet offertes par le sien
La première délicate je ne sais plus, je constate
La seconde efficace tu m'as pris trop d'espace
En troisième, tres pratique j'ai le coeur qui panique
La quatrième sévère tu ma mis en colère
La cinquiéme générale tu m'as fait trop de mal
Et la dernière facile pour notre histoire inutile.
Je n'me souviens de rien et mon coeur à tout méprisé
Les six roses en bouquet offertes par le sien
La première généreuse il y eu des heures heureuses
La seconde dérisoire il y eu des années noires
Et la troisème mal placée tu t'es souvent trompé
La quatrième impure je ne t'aime plus et c'est sur
La cinquième comme toujours tu à tué mon amour
Et la dernière facile pour notre histoire inutile
Je n'me souviens de rien et mon coeur à tout oublié
Si c'était mal ou bien, les six roses en bouquet !


Les Hurlements d'Léo
et Les Ogres de Barback

par Arakiri publié dans : Chansons