J'ai pas de point
Celui-
Ci n'est pas mien.
C'est pas la fin
Aussi
Mais le début
J'ai pas choisi
Ici
De mettre un « i »
J'ai pas voulu
Non plus
Cacher le « u »
J'ai pas choisi
Les « si »
De mes écrits
J'ai pas perdu
Le dû
De ta vertu
C'est pas poli...
Folie,
D'être jolie !
J'ai pas volé
Vêtu
Ta lingerie
J'ai pas fini
Non plus
D'avoir envie
C'est pas gratuit
L'oubli,
C'est pas guéri
J'ai pas mordu
Ma mie
Ta retenue
C'est pas vendu
Le cri
Du corps ému
C'est pas foutu
La vie
C'est pas fini !
C'est le début
L'envie
Flamme imprévue
Juste un début
Le nid
De l'inconnu
J'ai pas de fin
De point
Pour ce poème
Celui-
Ci n'est pas mien.
C'est pas la fin
Aussi
Mais le début
J'ai pas choisi
Ici
De mettre un « i »
J'ai pas voulu
Non plus
Cacher le « u »
J'ai pas choisi
Les « si »
De mes écrits
J'ai pas perdu
Le dû
De ta vertu
C'est pas poli...
Folie,
D'être jolie !
J'ai pas volé
Vêtu
Ta lingerie
J'ai pas fini
Non plus
D'avoir envie
C'est pas gratuit
L'oubli,
C'est pas guéri
J'ai pas mordu
Ma mie
Ta retenue
C'est pas vendu
Le cri
Du corps ému
C'est pas foutu
La vie
C'est pas fini !
C'est le début
L'envie
Flamme imprévue
Juste un début
Le nid
De l'inconnu
J'ai pas de fin
De point
Pour ce poème
par M.D. Arakiri
publié dans :
Poésies
Si Lucette m'a confié
Qu'elle la perdit un soir,
Sans paillettes et sans effets,
Sur un morceau de trottoir ;
Et qu'elle ne revit plus
Le salaud qui la lui prit,
Sa virginité perdue,
Son innocence sans prix ;
Si Lucette m'a conté
Chacun des détails obscènes,
Longuement décrit la scène ;
Non, elle n'a rien lâché
Sur la créature malsaine,
Le bougre, mauvais mécène,
Et lâche qui l'osa prendre !
Sur ce violeur d'âge tendre,
Non, elle n'a pas dit mot.
Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel ;
Aucune omission verbale,
Entre nous, plus de secrets !
Au sein du lit conjugal,
Ma belle amie, soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour...
Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu séminal,
À nos tendres partenaires
Sinon leurs vieilles rivales ;
Il n'y a rien que l'on laisse
Hors des confessions buccales,
À nos femmes et nos maitresses
Sinon l'amour immoral.
Si Juliette a dénombré
Pour moi chacun des endroits
Où son con, venu s'étendre,
A laissé passer un doigt
Puis daigné se laisser prendre :
Dans l'herbe de son lycée,
Sur le perron de l'église,
Dans le dos d'un policier ;
J'en ai trois pleines valises !
Des vertes et des bien mûres :
En dessous d'un vieux pommier,
Sous le nez de l'épicier...
Mais dans tous ces lieux d'amours,
Jamais garçon n'fut nommé ;
Juliette n'a rien lâché
Sur les félons qui l'on prise
Jusque devant notre église.
Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel,
Aucune omission verbale
Entre nous, plus de secrets !
Au coeur de la nuit nuptiale
Ma belle amie, soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour.
Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu génital
À nos tendres partenaires,
Sinon leurs mille rivales ;
Il n'y a rien que l'on laisse
Passer, à l'horizontale
De nos femmes et nos maitresses,
Sinon l'amour déloyal.
Si Marine m'a juré
Sur sa vie et notre amour
Qu'elle n'avait jamais aimé
Avant de m'apercevoir,
Les autres ne valant rien
Nul avant moi ne fut sien.
Que j'étais là le premier
À qui, enfin, elle s'ouvrait ;
Si Marine m'a juré
L'amour et la primauté,
Comment pourrais-je la croire,
Ma si naïve beauté
Sitôt pervertie, le soir,
Comment pourrais-je l'aimer ?
Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel.
Aucune omission verbale
Entre nous, plus de secrets,
Au sein du lit conjugal !
Ma belle amie soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour...
Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu séminal
à nos tendres partenaires
Sinon leurs vieilles rivales
Il n'y a rien que l'on laisse
Hors des confessions buccales
à nos femmes et nos maitresses
Sinon l'amour immoral.
Qu'elle la perdit un soir,
Sans paillettes et sans effets,
Sur un morceau de trottoir ;
Et qu'elle ne revit plus
Le salaud qui la lui prit,
Sa virginité perdue,
Son innocence sans prix ;
Si Lucette m'a conté
Chacun des détails obscènes,
Longuement décrit la scène ;
Non, elle n'a rien lâché
Sur la créature malsaine,
Le bougre, mauvais mécène,
Et lâche qui l'osa prendre !
Sur ce violeur d'âge tendre,
Non, elle n'a pas dit mot.
Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel ;
Aucune omission verbale,
Entre nous, plus de secrets !
Au sein du lit conjugal,
Ma belle amie, soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour...
Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu séminal,
À nos tendres partenaires
Sinon leurs vieilles rivales ;
Il n'y a rien que l'on laisse
Hors des confessions buccales,
À nos femmes et nos maitresses
Sinon l'amour immoral.
Si Juliette a dénombré
Pour moi chacun des endroits
Où son con, venu s'étendre,
A laissé passer un doigt
Puis daigné se laisser prendre :
Dans l'herbe de son lycée,
Sur le perron de l'église,
Dans le dos d'un policier ;
J'en ai trois pleines valises !
Des vertes et des bien mûres :
En dessous d'un vieux pommier,
Sous le nez de l'épicier...
Mais dans tous ces lieux d'amours,
Jamais garçon n'fut nommé ;
Juliette n'a rien lâché
Sur les félons qui l'on prise
Jusque devant notre église.
Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel,
Aucune omission verbale
Entre nous, plus de secrets !
Au coeur de la nuit nuptiale
Ma belle amie, soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour.
Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu génital
À nos tendres partenaires,
Sinon leurs mille rivales ;
Il n'y a rien que l'on laisse
Passer, à l'horizontale
De nos femmes et nos maitresses,
Sinon l'amour déloyal.
Si Marine m'a juré
Sur sa vie et notre amour
Qu'elle n'avait jamais aimé
Avant de m'apercevoir,
Les autres ne valant rien
Nul avant moi ne fut sien.
Que j'étais là le premier
À qui, enfin, elle s'ouvrait ;
Si Marine m'a juré
L'amour et la primauté,
Comment pourrais-je la croire,
Ma si naïve beauté
Sitôt pervertie, le soir,
Comment pourrais-je l'aimer ?
Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel.
Aucune omission verbale
Entre nous, plus de secrets,
Au sein du lit conjugal !
Ma belle amie soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour...
Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu séminal
à nos tendres partenaires
Sinon leurs vieilles rivales
Il n'y a rien que l'on laisse
Hors des confessions buccales
à nos femmes et nos maitresses
Sinon l'amour immoral.
par M.D. Arakiri
publié dans :
Poésies
C'est une rue de Barcelone
Au hurlement aphone ;
La foule abrutie de soleil
Exhale son fiel.
Au coeur des symétries sinoques
L'église au goitre glauque,
Sur la mosaïque des ombres,
Tremble et s'effondre.
De son oeil au délire macabre,
L'ouverture dans le marbre
Surveille d'un regard navrant
Les trépassants.
C'est une rue de Barcelone,
Au loin, le glas résonne.
Les flots furieux d'une façade
Soudain s'éludent ;
Par sa porte ouverte et lubrique
L'on entend gémir la brique,
Les charpentes courbées se plaindre,
La chambre geindre ;
C'est la demeure au sang fenêtres
Là, demeure le spectre
De cet architecte génie :
Maudit Gaudi.
Au hurlement aphone ;
La foule abrutie de soleil
Exhale son fiel.
Au coeur des symétries sinoques
L'église au goitre glauque,
Sur la mosaïque des ombres,
Tremble et s'effondre.
De son oeil au délire macabre,
L'ouverture dans le marbre
Surveille d'un regard navrant
Les trépassants.
C'est une rue de Barcelone,
Au loin, le glas résonne.
Les flots furieux d'une façade
Soudain s'éludent ;
Par sa porte ouverte et lubrique
L'on entend gémir la brique,
Les charpentes courbées se plaindre,
La chambre geindre ;
C'est la demeure au sang fenêtres
Là, demeure le spectre
De cet architecte génie :
Maudit Gaudi.
par M.D. Arakiri
publié dans :
Poésies
Quatre mille fêtes du printemps,
Nianshou dévale les montagnes
Sa mâchoire putride chuitant
Les chiffons rougis des campagnes.
Des tigres brulants du Bengale
Sur le versant secret éclairent
Le macadam en casseroles
Tracé pour les dragons de fer
Et l'ombre, l'ombre sur la plaine,
Commence là son ascension ;
L'ombre sournoise de la haine
Prépare un festin aux canons.
Les routes déversent le sang
De la montagne déchirée,
Le dragon rouge déversant
Son feu sur la paix retirée.
Huit mille pantins de terre cuite,
Descendants des Anciens Mongols ;
Un fier milliard d'âmes conduites,
Le communisme en banderole :
Les soldats de la nécropole,
Armée éternelle des morts,
Harnachèrent les acropoles
Aux mâchoires rongeant le mors.
Et demain les yeux byzantins
Musulmans, juifs et catholiques,
Les yeux lâches du monde éteint,
Rivés aux tubes cathodiques
Verrons sans le dragon la flamme,
Les monastères s'immoler,
Et l'Univers Maudire les âmes
De L'Humanité désolée !
Du Royaume des Asura,
Sur cette ombre quadriennale
Le dernier des mondes viendra :
Le Sixième Loka, l'Infernal.
Tibet-info.net Action
Tibet Libre.org
Nianshou dévale les montagnes
Sa mâchoire putride chuitant
Les chiffons rougis des campagnes.
Des tigres brulants du Bengale
Sur le versant secret éclairent
Le macadam en casseroles
Tracé pour les dragons de fer
Et l'ombre, l'ombre sur la plaine,
Commence là son ascension ;
L'ombre sournoise de la haine
Prépare un festin aux canons.
Les routes déversent le sang
De la montagne déchirée,
Le dragon rouge déversant
Son feu sur la paix retirée.
Huit mille pantins de terre cuite,
Descendants des Anciens Mongols ;
Un fier milliard d'âmes conduites,
Le communisme en banderole :
Les soldats de la nécropole,
Armée éternelle des morts,
Harnachèrent les acropoles
Aux mâchoires rongeant le mors.
Et demain les yeux byzantins
Musulmans, juifs et catholiques,
Les yeux lâches du monde éteint,
Rivés aux tubes cathodiques
Verrons sans le dragon la flamme,
Les monastères s'immoler,
Et l'Univers Maudire les âmes
De L'Humanité désolée !
Du Royaume des Asura,
Sur cette ombre quadriennale
Le dernier des mondes viendra :
Le Sixième Loka, l'Infernal.
Tibet-info.net Action
Tibet Libre.org
par M.D. Arakiri
publié dans :
Poésies
D'une vie décousue
La manche s'effile
Le fil s'épanche.
L'exutoire
En exil
Arpente bien
Le fil
De ma vie
Décousue
Dépourvue
Éperdue
Défilée
Lentement
Éffilé
Firmament.
La manche s'effile
Le fil s'épanche.
L'exutoire
En exil
Arpente bien
Le fil
De ma vie
Décousue
Dépourvue
Éperdue
Défilée
Lentement
Éffilé
Firmament.
par M.D. Arakiri
publié dans :
Poésies
Sept fois
Serre-moi
Au fond de toi
D'une tombe
De roi
Cette fois
Enterre-moi
Là-bas
Si bas,
Où la lumière
N'est plus
En dessous
De l'éclat
Un signe
Seulement
S'embrase
Et s'abat
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Si tout t'en bas
Tout va
S'en vas
Sept fois,
Étrangle-moi
Là-haut
Si haut,
Tu trembles
D'aise
Et si brûlent
Ici-bas
Mes sens
Souvent
C'est le temps
De l'absence
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Tout bas
Dis-moi
Un mot
Sans voix
Étouffe-moi
Ici et là
Tout ça
N'est plus rien
Que l'odeur
La peur
Ou la sueur
Un automne
D'ardeur
Un pas
Maladroit
Vers tes bas
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Sans foi
Cent fois
Foisonne sous mes doigts
Et file
Effile-moi
Là-bas
Si bas
Arrivés
Sans saison
Au royaume
Des lys
C'est là
Ta paume
Repousse
Sans raison
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Ta langue
S'enroule
Soudain
Sept fois
Autour de moi
Là-haut
Si haut
Pendus
Au sommet
De l'abime
L'abysse
Où glissent
Mes doigts
En toi
Rends-toi
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Et file
Enfile
Le fil
Sous la peau
Coupe-moi
Ici ou là
En bas
J'ai passé
Le trépas
Tes pas
À pas
Appâtent
Les bras
D'un mort
Encore
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Les yeux
Sans toi
Ils meurent
De froid
Embrase-moi
Là-bas
Si loin
Le sang
Sépare
Les corps
La chair
Mon coeur
Ma chère
En terre
Sept fois
Dépose-moi
Serre-moi
Au fond de toi
D'une tombe
De roi
Cette fois
Enterre-moi
Là-bas
Si bas,
Où la lumière
N'est plus
En dessous
De l'éclat
Un signe
Seulement
S'embrase
Et s'abat
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Si tout t'en bas
Tout va
S'en vas
Sept fois,
Étrangle-moi
Là-haut
Si haut,
Tu trembles
D'aise
Et si brûlent
Ici-bas
Mes sens
Souvent
C'est le temps
De l'absence
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Tout bas
Dis-moi
Un mot
Sans voix
Étouffe-moi
Ici et là
Tout ça
N'est plus rien
Que l'odeur
La peur
Ou la sueur
Un automne
D'ardeur
Un pas
Maladroit
Vers tes bas
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Sans foi
Cent fois
Foisonne sous mes doigts
Et file
Effile-moi
Là-bas
Si bas
Arrivés
Sans saison
Au royaume
Des lys
C'est là
Ta paume
Repousse
Sans raison
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Ta langue
S'enroule
Soudain
Sept fois
Autour de moi
Là-haut
Si haut
Pendus
Au sommet
De l'abime
L'abysse
Où glissent
Mes doigts
En toi
Rends-toi
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Et file
Enfile
Le fil
Sous la peau
Coupe-moi
Ici ou là
En bas
J'ai passé
Le trépas
Tes pas
À pas
Appâtent
Les bras
D'un mort
Encore
Sept fois
Sept fois
Serre-moi
Les yeux
Sans toi
Ils meurent
De froid
Embrase-moi
Là-bas
Si loin
Le sang
Sépare
Les corps
La chair
Mon coeur
Ma chère
En terre
Sept fois
Dépose-moi
par M.D. Arakiri
publié dans :
Poésies
Un souffle dans la haie s'élève. Un pas, le bruit s'approche. Puis cesse. J'écoute le jour décroitre et la bête
frissonner. Entre les feuilles flotte une étrange araignée.
Sur un carreau blanc du mur, deux ailes n'en forment qu'une ; tache grise, usée, fragile. Un corps triste sur cinq pattes. J'ai froid, la nuit est pourtant douce. Elle passe, tranquille. Mais les oeufs du squelette d'horreur ont germé. Sous ma peau comme sous la terre.
Ô, Nuit tapissée d'immondices, L'insecte t'a dévorée ! Son crochet suintant les poisons dégouline de ton sang. Ni pour toi ni pour moi, il n'y eut de surprise : cette mort lente était annoncée par l'attaque. Sciemment nous y avons cédé. J'entends trembler les tambours...
Ô, Nuit, nous sommes suicidés,
La Mort n'est qu'une araignée.
Un chant descend du rosier. Un pas, le son s'élève. Puis cesse. J'écoute la nuit décroitre et la plume sangloter. Suspendue aux tiges mûres, une araignée se balance.
Dans un carré d'herbe verte, les ailes d'un arc-en-ciel sont repliées sur elles-mêmes. Adolescente chenille dessinant d'un trait unique un triangle de gaieté. L'air s'apaise bien avant que la lumière ne l'effleure. Pourtant, déjà, sa chaleur éveille toutes les multitudes. Et la chair va grouillante. L'herbe hoquette lentement.
Ô, Nuit délivrée d'impatience, L'oiseau t'a ressuscitée ! Ses griffes dans tes os ont inscrit leur poème. Tes joies coulent de son bec. Ni pour toi ni pour moi, il n'y eut de regrets : tout fut, avant d'être, entièrement consenti. Et nous rêvions innocemment, inconscients que nous étions !
Ô, Nuit, nous sommes acquittés,
L'Aube n'est qu'une araignée.
Sur un carreau blanc du mur, deux ailes n'en forment qu'une ; tache grise, usée, fragile. Un corps triste sur cinq pattes. J'ai froid, la nuit est pourtant douce. Elle passe, tranquille. Mais les oeufs du squelette d'horreur ont germé. Sous ma peau comme sous la terre.
Ô, Nuit tapissée d'immondices, L'insecte t'a dévorée ! Son crochet suintant les poisons dégouline de ton sang. Ni pour toi ni pour moi, il n'y eut de surprise : cette mort lente était annoncée par l'attaque. Sciemment nous y avons cédé. J'entends trembler les tambours...
Ô, Nuit, nous sommes suicidés,
La Mort n'est qu'une araignée.
Un chant descend du rosier. Un pas, le son s'élève. Puis cesse. J'écoute la nuit décroitre et la plume sangloter. Suspendue aux tiges mûres, une araignée se balance.
Dans un carré d'herbe verte, les ailes d'un arc-en-ciel sont repliées sur elles-mêmes. Adolescente chenille dessinant d'un trait unique un triangle de gaieté. L'air s'apaise bien avant que la lumière ne l'effleure. Pourtant, déjà, sa chaleur éveille toutes les multitudes. Et la chair va grouillante. L'herbe hoquette lentement.
Ô, Nuit délivrée d'impatience, L'oiseau t'a ressuscitée ! Ses griffes dans tes os ont inscrit leur poème. Tes joies coulent de son bec. Ni pour toi ni pour moi, il n'y eut de regrets : tout fut, avant d'être, entièrement consenti. Et nous rêvions innocemment, inconscients que nous étions !
Ô, Nuit, nous sommes acquittés,
L'Aube n'est qu'une araignée.
par M.D. Arakiri
publié dans :
Poésies
L'herbe rouge peut dormir
Le navire peut flamber
L'ombre oublier son empire
Il a neigé
Paris, Madrid, Amsterdam,
La chair nue sur les trottoirs
Peuvent longuement pleurer
Il a neigé
Sur l'agneau ensanglanté
Sur les bois mûrs de l'été
Sur le chien noir et bête
Il a neigé
L'étoile tombée des crêtes
Le roc de son fier sommet
Caressés par l'avalanche
Il a neigé
Sur l'herbe rouge
Il a neigé
Sur le nuage ébloui
La lumière peut glisser
Et la fièvre refroidir
Il a neigé
Sur la nuit blanche et frileuse
Le pas lent peut s'enfoncer
Là où les trois vents s'abreuvent
Il a neigé
Sur la rivière figée
Et dans les yeux du brasier
L'écureuil doit sangloter
Il a neigé
Sur la chaleur trépassée
Dans le flot de la tempête
Dans le sommeil des vallées
Il a neigé
Sur l'herbe rouge
Il a neigé
L'ombre peut encore cracher
Sous la crinière des flammes
L'insecte doit se cacher
Il a neigé
Les bras de l'homme d'acier
Peuvent bien creuser la terre
Pour des rires congelés
Il a neigé
L'herbe rouge peut rêver
L'avalanche s'affaisser
Et l'enfant du feu sourire
Il a neigé
Le navire peut flamber
L'ombre oublier son empire
Il a neigé
Paris, Madrid, Amsterdam,
La chair nue sur les trottoirs
Peuvent longuement pleurer
Il a neigé
Sur l'agneau ensanglanté
Sur les bois mûrs de l'été
Sur le chien noir et bête
Il a neigé
L'étoile tombée des crêtes
Le roc de son fier sommet
Caressés par l'avalanche
Il a neigé
Sur l'herbe rouge
Il a neigé
Sur le nuage ébloui
La lumière peut glisser
Et la fièvre refroidir
Il a neigé
Sur la nuit blanche et frileuse
Le pas lent peut s'enfoncer
Là où les trois vents s'abreuvent
Il a neigé
Sur la rivière figée
Et dans les yeux du brasier
L'écureuil doit sangloter
Il a neigé
Sur la chaleur trépassée
Dans le flot de la tempête
Dans le sommeil des vallées
Il a neigé
Sur l'herbe rouge
Il a neigé
L'ombre peut encore cracher
Sous la crinière des flammes
L'insecte doit se cacher
Il a neigé
Les bras de l'homme d'acier
Peuvent bien creuser la terre
Pour des rires congelés
Il a neigé
L'herbe rouge peut rêver
L'avalanche s'affaisser
Et l'enfant du feu sourire
Il a neigé
par M.D. Arakiri
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Poésies
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L'Afrique internetisée
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Et t'engloutit.
Le métal d'une voix claire
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Mon Amour mon Amérique !
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Trois cent soixante-cinq années
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Mariages – deuils – carte acceptée
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L'Afrique internetisée
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Pédophilie d'inaction
L'univers à ta merci
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L'âminternaute supplie
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Mon immortel,
Vous n'êtes pas seul !
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Le croyez-vous ?
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Le moniteur furieux déchaine les couleurs
Et t'engloutit.
Le métal d'une voix claire
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Le micro crache sa glaire
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Réception annulée
La Toile à perpétuité
Absorbé par le remous
Dans l'ombre du flot soudain
D'information
L'épingle tirée du pirate
Joue sur notre inanition.
« L'horrible soif qui me déchire
Aurait besoin pour s'assouvir
D'autant de liens qu'en peut tenir
Le réseau ; — ce n'est pas peu dire »
Aurait besoin pour s'assouvir
D'autant de liens qu'en peut tenir
Le réseau ; — ce n'est pas peu dire »
Perfusion électronique
Immobile
Mais sans fil :
Ma Liberté connectique.
Si tu m'aimes tu me cliques
Accepter l'invitation
Mon avatar d'électrons
S'envole vers l'Amérique.
Mon Amour mon Amérique !
Amertume magnétique
Accélère la connexion
Mon coeur est immatériel
Instantanément
docile
Trois cent soixante-cinq années
Livraison à domicile
Mariages – deuils – carte acceptée
J’ai passé la fibre au doigt
Squelettique d'une poupée
Numérique
Entièrement nue devant moi.
Voulez-vous quitter le programme ?
Le réseau trop réaliste
A raturé mon poème
Ses fleurs sont promises au roi
Le chargement a échoué
J'échoue au loin de ses bras
L'araignée la dévorera.
Voulez-vous réessayer ?
par M.D. Arakiri
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Poésies
Majuscule
Une étrange épitaphe a traversé ton dos.
Verbe
Je me déshabille. La vie est une lente hallucination : tu en es la preuve. J'ai entendu dans la nuit une tache
blanche et silencieuse. Elle est passée près de moi pour que je me souvienne.
Les souvenirs qui ronronnent. Tu es passée près de moi afin qu'ils me reviennent. Puis j'ai vu jouer des mains d'enfants avec cette ombre candide. Mais ces mains furent blessées, des blessures ont coulé une rouge liqueur et de noirs rochers qui étouffèrent les fleuves, ces longs fleuves où l'enfance avait semé ses oeufs.
J'ai vu l'énorme griffe d'un monstre arracher au courant les serpentins d'écailles. Et les fleuves ont rougi jusqu'à s'en épuiser.
Les souvenirs qui ronronnent. Tu es passée près de moi afin qu'ils me reviennent. Puis j'ai vu jouer des mains d'enfants avec cette ombre candide. Mais ces mains furent blessées, des blessures ont coulé une rouge liqueur et de noirs rochers qui étouffèrent les fleuves, ces longs fleuves où l'enfance avait semé ses oeufs.
J'ai vu l'énorme griffe d'un monstre arracher au courant les serpentins d'écailles. Et les fleuves ont rougi jusqu'à s'en épuiser.
Mot
L'Espérance unique d'un hasard.
Verbe
Alors, j'ai pu me lever, l'ombre claire avait tracé sur l'herbe un sentier de velours. Elle est passée près de moi,
j'ai ressenti – je m'en souviens – les meurtrissures d'un effleurement. À jamais j'en fus affecté.
Maintenant que je me déshabille, maintenant que j'ôte ces vêtements je ne puis quitter la peau neuve qui fût scellée à la mienne. J'avance nu sous l'enveloppe des caresses oubliées.
Ce fantôme a laissé ses pigments sous ma chair. Jamais plus je n'éprouverais cette étrange fluorescence aperçue dans le reflet que m'offrait alors la lune. J'ai vu qui brillait sur moi la potion de son amour.
Car j'y fus baigné longtemps. L'espace d'une éternité que nul n'a pu percevoir.
Maintenant que je me déshabille, maintenant que j'ôte ces vêtements je ne puis quitter la peau neuve qui fût scellée à la mienne. J'avance nu sous l'enveloppe des caresses oubliées.
Ce fantôme a laissé ses pigments sous ma chair. Jamais plus je n'éprouverais cette étrange fluorescence aperçue dans le reflet que m'offrait alors la lune. J'ai vu qui brillait sur moi la potion de son amour.
Car j'y fus baigné longtemps. L'espace d'une éternité que nul n'a pu percevoir.
Lettres
Sexes dressés des sons
Sexes sous l'encre ouverts
Verbe
Quatre lettres auraient dû suffire. Deux jumelles accouplées au même sexe des voyelles. Mais je n'osai rien alors, et
j'ai salué cet ange.
Elle ne m'a pas regardé. Elle ne me gardera pas. Elle est passée près de moi. Ce n'était qu'un éclair dans l'hallucination. Le déploiement majestueux d'une souplesse électrique. Coulée blanche dans la nuit noire, noir serpent dans l'herbe aux brins violets et bleus. La suave sécrétion d'une nuée vivante que la nuit reçoit, comme un sacrifice à son ventre fertile, entièrement soumise à l'amour.
Elle ne m'a pas regardé. Elle ne me gardera pas. Elle est passée près de moi. Ce n'était qu'un éclair dans l'hallucination. Le déploiement majestueux d'une souplesse électrique. Coulée blanche dans la nuit noire, noir serpent dans l'herbe aux brins violets et bleus. La suave sécrétion d'une nuée vivante que la nuit reçoit, comme un sacrifice à son ventre fertile, entièrement soumise à l'amour.
Virgule,
L'éjaculation prédestinée d'un sens.
Verbe
Elle est passée près de moi
Elle emportera la vie.
Nom
Quatre lettres d'un prénom
Ma fille, Ton enfant
Notre hallucination
Ta Chair avec mon Sang.
Ma fille, Ton enfant
Notre hallucination
Ta Chair avec mon Sang.
Point
Printemps toujours prêt à éclore.
par M.D. Arakiri
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Poésies
L'Aube.
Les persiennes filtrent la lumière du jour. Douceur. Un léger picotement dans la nuque, la chaleur paisible de l'éveil, parfum de nuit posé sur des rêveries persistantes. Puis vient l'odeur du café. Le frisson des pas sur le carrelage glacé. Un mot, peut-être, aussitôt oublié. Le plissement des yeux fuyant l'éclat d'aurore.
Un homme debout dans le miroir qui ne me rappelle rien. Une ombre. Bouffée des chaleurs nocturnes qui reparaissent lentement. L'éveil progressif des sens à la perception des millions de spectacles du jour.
La fleur d'iris ouverte absorbe le soleil. Clarté. Un oiseau, mais qui ne chante pas. Peut-être qu'il ne vole pas. Le ciel est trop imprécis. Doute.
Puis revient le miroir. Ou est-ce un retour au miroir ? Une forme, un reflet flou. La lumière toujours présente, mais elle n'éclaire pas. Il fait très sombre, pourtant l'oeil voit.
Lui ! L'homme dans le miroir qui ne rappelle rien. Sauf peut-être qu'il est. Il ne rappelle rien... Il ne rappelle rien sauf peut-être... peut-être est-il. Il est.
J'y suis !
Réveil. Hurlement strident dans la nuit toujours pleine. Brasier de la lampe au chevet. Rudesse. Un léger picotement dans la nuque...
Les persiennes filtrent la lumière du jour. Douceur. Un léger picotement dans la nuque, la chaleur paisible de l'éveil, parfum de nuit posé sur des rêveries persistantes. Puis vient l'odeur du café. Le frisson des pas sur le carrelage glacé. Un mot, peut-être, aussitôt oublié. Le plissement des yeux fuyant l'éclat d'aurore.
Un homme debout dans le miroir qui ne me rappelle rien. Une ombre. Bouffée des chaleurs nocturnes qui reparaissent lentement. L'éveil progressif des sens à la perception des millions de spectacles du jour.
La fleur d'iris ouverte absorbe le soleil. Clarté. Un oiseau, mais qui ne chante pas. Peut-être qu'il ne vole pas. Le ciel est trop imprécis. Doute.
Puis revient le miroir. Ou est-ce un retour au miroir ? Une forme, un reflet flou. La lumière toujours présente, mais elle n'éclaire pas. Il fait très sombre, pourtant l'oeil voit.
Lui ! L'homme dans le miroir qui ne rappelle rien. Sauf peut-être qu'il est. Il ne rappelle rien... Il ne rappelle rien sauf peut-être... peut-être est-il. Il est.
J'y suis !
Réveil. Hurlement strident dans la nuit toujours pleine. Brasier de la lampe au chevet. Rudesse. Un léger picotement dans la nuque...
par M.D. Arakiri
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Poésies
Sous serment
Je suis vôtre !
Faites de moi, une nuit
Faites de moi votre amant
Serrez sous vos doigts ma vie
Pressez pressez cette orange
Pour abreuver votre ennui
Mordez ce coeur comme un fruit
Notez, je n'emploie plus
De possessif trompeur :
Il n'est plus mien ce coeur
Tout à vous dévolu
Sucez sucez cet amour
Que j'ai pour vous condensé
Comme un nectar exotique
Malgré moi monte l'ardeur
Ce sacrifice sanglant
À mon unique déesse
Vous ma reine vous vers qui
Mon sang aveuglé s'engorge
À la vie
Je suis vôtre !
Faites de moi, une nuit
Faites de moi votre amant
Je suis vôtre !
Faites de moi, une nuit
Faites de moi votre amant
Serrez sous vos doigts ma vie
Pressez pressez cette orange
Pour abreuver votre ennui
Mordez ce coeur comme un fruit
Notez, je n'emploie plus
De possessif trompeur :
Il n'est plus mien ce coeur
Tout à vous dévolu
Sucez sucez cet amour
Que j'ai pour vous condensé
Comme un nectar exotique
Malgré moi monte l'ardeur
Ce sacrifice sanglant
À mon unique déesse
Vous ma reine vous vers qui
Mon sang aveuglé s'engorge
À la vie
Je suis vôtre !
Faites de moi, une nuit
Faites de moi votre amant
par M.D. Arakiri
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Poésies
J'entends j'entends qu'autour de moi
C'est le printemps qui rougeoie
L'hirondelle entre deux trains
C'est le bourgeon qui revient
Mais le temps n'a plus de prise
Trop de poètes ont usé
Les cycles de la Genèse
Toute naissance est sans joie
Depuis que je l'ai croisée
Et qu'elle fit à son aise
Une morsure lointaine
À moi simple locataire
Obscur habitant d'un coeur
Elle voulut bien offrir
Une mort sûre et certaine
Oui j'entends autour de moi
Un million de ces voix
L'hirondelle picorant
Sur les bourgeons de ses seins
C'est le printemps qui rougeoie
L'hirondelle entre deux trains
C'est le bourgeon qui revient
Mais le temps n'a plus de prise
Trop de poètes ont usé
Les cycles de la Genèse
Toute naissance est sans joie
Depuis que je l'ai croisée
Et qu'elle fit à son aise
Une morsure lointaine
À moi simple locataire
Obscur habitant d'un coeur
Elle voulut bien offrir
Une mort sûre et certaine
Oui j'entends autour de moi
Un million de ces voix
L'hirondelle picorant
Sur les bourgeons de ses seins
par M.D. Arakiri
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Poésies
Celle-ci prend son air sérieux me dit Monsieur
L'autre rit qui m'affuble d'un doux sobriquet
La troisième louvoie les lettres de mon nom
Légère celle-là s'exerce à ne jamais
Me nommer
Pulpeuse elle salue
Bas les chapeaux bas les regards
Mais des lèvres retient l'assemblée essoufflée
Nous sommes ses esclaves
Ô mes joies infantiles,
Vivez dans ce sourire !
Les ailes de l'amour coloriées à six ans
Débordent sur ses joues
Ma chanson est sans voix
Si elle n'est pour toi
La forme de ta langue
Ton timbre pour modèle
Voyez sur moi son pouvoir !
Un seul mot qu'elle a murmuré
Dans les ronces coupantes, un seul fruit trop mûr
Pour qu'entier je me rende
Celle-ci prend son air sérieux me dit Monsieur
Mais l'autre qui se tait c'est elle qui me plait
Pas un regard ne la trahit
Son pas sur l'onde est fier
Je vois sur les courbes plastiques
Du combiné noir
Qu'elle manie, élastique
Avec trop d'élégance
Ses doigts précis comme le nitrate d'argent
Imprimé en caractères rouges
Rouge de ses lèvres rouges
Où un cheveu s'est échoué,
Nonchalant
— Oh je l'envie je le hais ! —
Sur l'envers de ses yeux
Tatoué dans mon dos
Dans un gène nouveau
Sur chaque brin de vie
Bien à l'abri
Des microscopes
Elle a inscrit
Tu es à MOI
Dès lors, je lui appartiens
Mon sang est pour ses lèvres rouges
Dès lors
Je n'existe plus
L'autre rit qui m'affuble d'un doux sobriquet
La troisième louvoie les lettres de mon nom
Légère celle-là s'exerce à ne jamais
Me nommer
Pulpeuse elle salue
Bas les chapeaux bas les regards
Mais des lèvres retient l'assemblée essoufflée
Nous sommes ses esclaves
Ô mes joies infantiles,
Vivez dans ce sourire !
Les ailes de l'amour coloriées à six ans
Débordent sur ses joues
Ma chanson est sans voix
Si elle n'est pour toi
La forme de ta langue
Ton timbre pour modèle
Voyez sur moi son pouvoir !
Un seul mot qu'elle a murmuré
Dans les ronces coupantes, un seul fruit trop mûr
Pour qu'entier je me rende
Celle-ci prend son air sérieux me dit Monsieur
Mais l'autre qui se tait c'est elle qui me plait
Pas un regard ne la trahit
Son pas sur l'onde est fier
Je vois sur les courbes plastiques
Du combiné noir
Qu'elle manie, élastique
Avec trop d'élégance
Ses doigts précis comme le nitrate d'argent
Imprimé en caractères rouges
Rouge de ses lèvres rouges
Où un cheveu s'est échoué,
Nonchalant
— Oh je l'envie je le hais ! —
Sur l'envers de ses yeux
Tatoué dans mon dos
Dans un gène nouveau
Sur chaque brin de vie
Bien à l'abri
Des microscopes
Elle a inscrit
Tu es à MOI
Dès lors, je lui appartiens
Mon sang est pour ses lèvres rouges
Dès lors
Je n'existe plus
par M.D. Arakiri
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Poésies
Je ne crois plus je sais
Je crois que je voudrais
Ne jamais avoir su
Croire et ne savoir plus
Je n'y crois plus tu sais
Tu sais si je t'aimais
Je t'aimais t'aime encore
Y croire y croire encore
Si j'ai souffert un peu
Beaucoup passionnément
Sais-tu si valent mieux
Au rire les tourments ?
Vois-tu je n'ai pas su
Ce que demain coutait
Toi que déjà j'aimais
M'aurais-tu écouté ?
Si j'avais su te dire
Suis-moi si je m'en vais
Suis le son de ma lyre
Ou sans toi je m'en vais
Je ne crois plus je sais
Je crois que je voudrais
Croire et ne savoir plus
Ne jamais avoir su
Je crois que je voudrais
Ne jamais avoir su
Croire et ne savoir plus
Je n'y crois plus tu sais
Tu sais si je t'aimais
Je t'aimais t'aime encore
Y croire y croire encore
Si j'ai souffert un peu
Beaucoup passionnément
Sais-tu si valent mieux
Au rire les tourments ?
Vois-tu je n'ai pas su
Ce que demain coutait
Toi que déjà j'aimais
M'aurais-tu écouté ?
Si j'avais su te dire
Suis-moi si je m'en vais
Suis le son de ma lyre
Ou sans toi je m'en vais
Je ne crois plus je sais
Je crois que je voudrais
Croire et ne savoir plus
Ne jamais avoir su
par M.D. Arakiri
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Poésies
Iris éclosion noire
Pin surplombé bizarres
Feuillages des palmiers
Exotique pistil
Si dilaté soit-il
Parcelle d'un damier
Buveur de nudité
Flammes où luit
Une femme alitée
Ô pudeur transpirante
Voile de nuit
Ô mon éclipse ardente
Tu n'es que la palette
Germant l'esquisse
D'une enfant trop fluette
Puits bouché une boule
Petite et lisse
Piège des vapeurs saoules
Bois la mer asservie
Que par pinceau fidèle
Sa mort a desservi
Boulevard je te traverse
Sans que mon ennui lèse
Tes eaux d'averse
Dilaté par les soirs
Perle mauvaise
Vie pétrie dans la glaise
Iris éclosion noire
Infinitésimal
Songe animal
Pin surplombé bizarres
Feuillages des palmiers
Exotique pistil
Si dilaté soit-il
Parcelle d'un damier
Buveur de nudité
Flammes où luit
Une femme alitée
Ô pudeur transpirante
Voile de nuit
Ô mon éclipse ardente
Tu n'es que la palette
Germant l'esquisse
D'une enfant trop fluette
Puits bouché une boule
Petite et lisse
Piège des vapeurs saoules
Bois la mer asservie
Que par pinceau fidèle
Sa mort a desservi
Boulevard je te traverse
Sans que mon ennui lèse
Tes eaux d'averse
Dilaté par les soirs
Perle mauvaise
Vie pétrie dans la glaise
Iris éclosion noire
Infinitésimal
Songe animal
par M.D. Arakiri
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Poésies
Tenir nos rêves sous la bride
Des traineaux d'or attelés
Aux crinières de Pégase
Dont le muffle fumant
Brûlait la lune
Tenir sous l'antédiluvienne
Houle des dragons de mer
Fendre la vague
Battre l'écume
Tenir le flot des songes
Et s'endormir
Sur la dune
Tenir le flanc de la rocaille
Narcisse suspendu
Au harnais de l'orgueil
Miser l'ennui
Et perdre
Par un hasard de soie
L'araignée retenue
Tenir les hordes déchainées
Sous la frêle paupière
D'une nuit
Tenir l'infâme
À l'écart
Des danses d'insomnies
Tenir, tenir
Tenir la bride
De nos rêves attelés
Tenir...
Des traineaux d'or attelés
Aux crinières de Pégase
Dont le muffle fumant
Brûlait la lune
Tenir sous l'antédiluvienne
Houle des dragons de mer
Fendre la vague
Battre l'écume
Tenir le flot des songes
Et s'endormir
Sur la dune
Tenir le flanc de la rocaille
Narcisse suspendu
Au harnais de l'orgueil
Miser l'ennui
Et perdre
Par un hasard de soie
L'araignée retenue
Tenir les hordes déchainées
Sous la frêle paupière
D'une nuit
Tenir l'infâme
À l'écart
Des danses d'insomnies
Tenir, tenir
Tenir la bride
De nos rêves attelés
Tenir...
par M.D. Arakiri
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Poésies
Qui jamais n'aima une chatte ?
Pour le ciel de ses yeux d'agate
Pour le seul duvet de sa patte
Pour un Regard !
Qui jamais n'aima une chatte ?
Reconstituant le disparate
Par la moindre des pantomimes
Force Divine !
Qui jamais n'aima une chatte ?
Ébrouant dans le jeu ses nattes
Replacées soudain à la hâte
Pour un seul geste !
Qui jamais n'a aimé de chatte ?
Femmes aux pelages versatiles
Matrones Maries et Marâtres
Femmes faciles !
Pour le ciel de ses yeux d'agate
Pour le seul duvet de sa patte
Pour un Regard !
Qui jamais n'aima une chatte ?
Reconstituant le disparate
Par la moindre des pantomimes
Force Divine !
Qui jamais n'aima une chatte ?
Ébrouant dans le jeu ses nattes
Replacées soudain à la hâte
Pour un seul geste !
Qui jamais n'a aimé de chatte ?
Femmes aux pelages versatiles
Matrones Maries et Marâtres
Femmes faciles !
par M.D. Arakiri
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Poésies
Deux âmes en parapluie
Une main, une hanche
Un dimanche de pluie
Sur deux amants s'épanche
De leur philtre l'automne
À déversé la fiole
Sur leur toit monotone
L'eau chantonne en rigoles
Autour d'eux le rideau
Baissé d'une cascade
Voile le gris manteau
Du ciel en promenade
Ils gardent leur silence
Chatouillé par les gouttes
Comme tenu à l'anse,
L'envers du vase doute.
Une main, une hanche
Un dimanche de pluie
Sur deux amants s'épanche
De leur philtre l'automne
À déversé la fiole
Sur leur toit monotone
L'eau chantonne en rigoles
Autour d'eux le rideau
Baissé d'une cascade
Voile le gris manteau
Du ciel en promenade
Ils gardent leur silence
Chatouillé par les gouttes
Comme tenu à l'anse,
L'envers du vase doute.
par Arakiri
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Poésies
J'ai cru durcir ce coeur en forgeant sa coquille,
Gangue d'acier glissant, solide carapace,
D'où ne transpirait plus goutte d'une vétille
Mais un choc à suffit pour que fissure s'y fasse,
Que, sous pression d'un flot pesant de larmes tues
Sa malandre se change en réseau pourrissant ;
Chancissant des charpentes de bois les vertus,
Elles cèdent au poids du silence croissant.
Aux épines vireuses abreuvant sa sclérose,
Depuis, s'écorche nu sur les tiges des roses
Mon coeur dans des ronciers florissants de passions.
L'errance rend la chair aux chemins parcourus,
Puisque de l'oeuf gardien la coquille fendue
Laisse Amour exsuder dans des cris d'affliction.
Gangue d'acier glissant, solide carapace,
D'où ne transpirait plus goutte d'une vétille
Mais un choc à suffit pour que fissure s'y fasse,
Que, sous pression d'un flot pesant de larmes tues
Sa malandre se change en réseau pourrissant ;
Chancissant des charpentes de bois les vertus,
Elles cèdent au poids du silence croissant.
Aux épines vireuses abreuvant sa sclérose,
Depuis, s'écorche nu sur les tiges des roses
Mon coeur dans des ronciers florissants de passions.
L'errance rend la chair aux chemins parcourus,
Puisque de l'oeuf gardien la coquille fendue
Laisse Amour exsuder dans des cris d'affliction.
par Arakiri
publié dans :
Poésies


