Sur leur trône fragile
Les grandes usurpatrices
Ont la froideur
Sans la noblesse
Des reines
L'ivresse de l'étreinte
S'essouffle sur sa flamme
L'alcôve se referme
Pour que la chair
Avale la chair
L'amour est confondu
Par les cris de passion
En rivières d'argent
Des mots vides
Ou des morceaux de corps
Les lettres capitales
D'un nom dans la sueur
Dégouttent sur son dos
Elles bouillent
Sous la salive
Se mentir sans parler
Est un geste manqué
Caresse sans secret
Aux dépens d'un remords
Sécrétion absorbée
C'est une main
Fermée
Elle retient le vent
Emporte en miettes
L'instant
Peut-être pendant que
L'aube trahit le jour
Ils essaiment
Des mots vides
Et des morceaux de corps
Ils aiment
L'un par l'autre
Une odeur inconnue
Aux silences
Des amours exilés
Les promesses
Sont mortes
La solitude acide
En peurs, brule leurs ventres
Ils pleurent
L'un dans l'autre
En jouissances salées
Leurs larmes sont les nôtres
Dans le feu
Déversées
Mais la langue glissée
Se tait.
Le coeur ne voit toujours
Que celle
Qui inspire l'envie
Le désir
Est trompeur
Ils perdent l'un et l'autre
Des mots vides
Et des morceaux de corps
Ici c'est déjà maintenant
Une autre
Et puis encore une autre
Mais seulement
Un Nom pour un Amour
Ses bras ou cette main
Sa bouche
Ou les formes effacées
D'un sein
Le sien ?
Elles n'ont pas d'histoire
Les oubliées
Un soir
Elles se font aimer
À la place d'une reine.
Elles n'ont que des mots vides
Des cambrures exaltées
Aux muettes caresses
De la chair sans saveur
Des morceaux
De soupirs
Les grandes usurpatrices
Ont la froideur
Sans la noblesse
Des reines
L'ivresse de l'étreinte
S'essouffle sur sa flamme
L'alcôve se referme
Pour que la chair
Avale la chair
L'amour est confondu
Par les cris de passion
En rivières d'argent
Des mots vides
Ou des morceaux de corps
Les lettres capitales
D'un nom dans la sueur
Dégouttent sur son dos
Elles bouillent
Sous la salive
Se mentir sans parler
Est un geste manqué
Caresse sans secret
Aux dépens d'un remords
Sécrétion absorbée
C'est une main
Fermée
Elle retient le vent
Emporte en miettes
L'instant
Peut-être pendant que
L'aube trahit le jour
Ils essaiment
Des mots vides
Et des morceaux de corps
Ils aiment
L'un par l'autre
Une odeur inconnue
Aux silences
Des amours exilés
Les promesses
Sont mortes
La solitude acide
En peurs, brule leurs ventres
Ils pleurent
L'un dans l'autre
En jouissances salées
Leurs larmes sont les nôtres
Dans le feu
Déversées
Mais la langue glissée
Se tait.
Le coeur ne voit toujours
Que celle
Qui inspire l'envie
Le désir
Est trompeur
Ils perdent l'un et l'autre
Des mots vides
Et des morceaux de corps
Ici c'est déjà maintenant
Une autre
Et puis encore une autre
Mais seulement
Un Nom pour un Amour
Ses bras ou cette main
Sa bouche
Ou les formes effacées
D'un sein
Le sien ?
Elles n'ont pas d'histoire
Les oubliées
Un soir
Elles se font aimer
À la place d'une reine.
Elles n'ont que des mots vides
Des cambrures exaltées
Aux muettes caresses
De la chair sans saveur
Des morceaux
De soupirs
par Arakiri
publié dans :
Poésies


