On ne perd pas le bonheur. C'est lui qui nous perd : il nous laisse trainer derrière lui comme une casserole
muette accrochée à la queue d'un chien mort. Pas de quoi fouetter un chat. Le cuir qui claque caresse les blessures de l'âme. Il n'y a pas de plus sordide souffrance que celles qui n'ont pas de
nom. Les poètes sont morts et les amants creusent des tombes à tour de pelle.
Ô ! Ô ! Ô ! Que célèbre la langue ? Les immortels mots se sacrent seuls empereurs. Le Dieu n'a plus de rôle au théâtre des sourds. J'ai peur. Mais qu'est-ce ? Les questions sont stériles au revers de mon encre.
Marche, marche, marche... aux tambours se rythment les coeurs essorés.
Il n'y a plus d'église ou les plumes se trempent. Solitude, attardée sur le seuil de l'essor, surprend encore les troubadours. Car les poètes sont morts. Morts de questionnement. D'absence ou de réponse, c'est le même échafaud pour les cous déjà raides. Bleu comme des oranges. La Terre est visitée, les poètes y reposent. Tout est dit dans le sang et tout lu dans l'amour. Le silence appartient à l'avenir. Il faut avancer pourtant, il faut se taire.
SILENCE !
La marche aveugle s'enlise au bitume brulant. Les chenilles des chars ont taché les nuages. L'univers n'est qu'une onde où le globe est fendu. Des boulons entre les étoiles cherchent l'épine moelleuse d'un squelette rongé. Garde-à-vous sous la lune, capricorne en bataille. Les mois s'arrachent des années aux saisons qui comptent les jours. Enfin, la nuit s'essouffle.
J'ai peur.
Ô ! Ô ! Ô ! Que célèbre la langue ? Les immortels mots se sacrent seuls empereurs. Le Dieu n'a plus de rôle au théâtre des sourds. J'ai peur. Mais qu'est-ce ? Les questions sont stériles au revers de mon encre.
Marche, marche, marche... aux tambours se rythment les coeurs essorés.
Il n'y a plus d'église ou les plumes se trempent. Solitude, attardée sur le seuil de l'essor, surprend encore les troubadours. Car les poètes sont morts. Morts de questionnement. D'absence ou de réponse, c'est le même échafaud pour les cous déjà raides. Bleu comme des oranges. La Terre est visitée, les poètes y reposent. Tout est dit dans le sang et tout lu dans l'amour. Le silence appartient à l'avenir. Il faut avancer pourtant, il faut se taire.
SILENCE !
La marche aveugle s'enlise au bitume brulant. Les chenilles des chars ont taché les nuages. L'univers n'est qu'une onde où le globe est fendu. Des boulons entre les étoiles cherchent l'épine moelleuse d'un squelette rongé. Garde-à-vous sous la lune, capricorne en bataille. Les mois s'arrachent des années aux saisons qui comptent les jours. Enfin, la nuit s'essouffle.
J'ai peur.
Commentaires
la poesie ne mourra jamais - elle se cache parfois comme le malade qui se fait discret un moment - et puis elle elle s'impose àsubitement : c'est un caillou unenouvelle fleur , un nuage ,un silence qui en dit long une angoisse heureuse dans la poitrine vite il faut retrouver l'ami pour le lui dire - une trace de petit bonheur sera inélébile et rejoindra un coin d'étoile et le rien que nous sommes fera partie de l'univers . c'est ma seule certitude. LM.
commentaire n° : 1
posté par :
lucette maurivard
(site web)
le: 13/09/2007 09:10:02
Les poète ne sont pas morts, ils se reposent !! Ghislain.
commentaire n° : 2
posté par :
Ghislain Hammer
(site web)
le: 28/01/2008 09:28:28


