Tandis que les amants s'enlacent,
Enduisent leurs sueurs de miel ;
Le papillon d'amour se lasse,
Les salives deviennent fiel,
Coule des baisers la mélasse ;
Rien n'est plus noir que dans leur ciel
Les arcs croulants qui trépassent,
D'où naquit cette fièvre vielle !
Ils conjuguent à peine « aimer »
Déjà, les Temps leur jouent des tours,
Commencent seulement à rêver
Que déjà point l'ombre du jour.
Est-ce là toute l'existence ?
Une agonie entrecoupée ;
Luxure et plaisir sans jouissance
Hors celle de mourir d'aimer.
Ainsi que s'en suivent à l'orgasme
L'acerbité et le dégout,
L'amour a précèdé ses miasmes
Et l'amertume au coeur en tout.
Dans le même lit batifolent
L'Éros et l'odieux Thanatos,
Vieux pédérastes en cabrioles
Avec l'Aphrodite véloce ;
Depuis l'ainée des larmes chues
- Océan de l'Humanité -
Ces deux compères se cambrent nus
Au séant. Consanguinité ?
Avons-nous tous le même vice
D'aimer, aimer à en mourir
Pour remplir de vin le calice,
De regrets l'oubli du désir ?
J'ai peur! J'ai peur! J'ai peur! J'ai peur!
Elle m'aime et pourtant je pressens
Que demain nous aurons au coeur
La répugnante odeur du sang.
J'ai peur!
Enduisent leurs sueurs de miel ;
Le papillon d'amour se lasse,
Les salives deviennent fiel,
Coule des baisers la mélasse ;
Rien n'est plus noir que dans leur ciel
Les arcs croulants qui trépassent,
D'où naquit cette fièvre vielle !
Ils conjuguent à peine « aimer »
Déjà, les Temps leur jouent des tours,
Commencent seulement à rêver
Que déjà point l'ombre du jour.
Est-ce là toute l'existence ?
Une agonie entrecoupée ;
Luxure et plaisir sans jouissance
Hors celle de mourir d'aimer.
Ainsi que s'en suivent à l'orgasme
L'acerbité et le dégout,
L'amour a précèdé ses miasmes
Et l'amertume au coeur en tout.
Dans le même lit batifolent
L'Éros et l'odieux Thanatos,
Vieux pédérastes en cabrioles
Avec l'Aphrodite véloce ;
Depuis l'ainée des larmes chues
- Océan de l'Humanité -
Ces deux compères se cambrent nus
Au séant. Consanguinité ?
Avons-nous tous le même vice
D'aimer, aimer à en mourir
Pour remplir de vin le calice,
De regrets l'oubli du désir ?
J'ai peur! J'ai peur! J'ai peur! J'ai peur!
Elle m'aime et pourtant je pressens
Que demain nous aurons au coeur
La répugnante odeur du sang.
J'ai peur!
par Arakiri
publié dans :
Poésies


