
Ô
Pointe
Argentée !
D'ici on entrevoit
Ta toile immense
De trottoirs en déroute
Où les mouches
Agonisent
En gisant.
De là-haut
Tes yeux
Retombent
Sur un sol
Grouillant.
La nuit
Brulante,
Tes feux
S'allument
Malgré toi.
Le dur fil
De ta soie,
Qui s'étend
Par dessus
Les toits,
Traversant
Un pauvre Nil,
Avale les averses
Des acides animés.
Ô, toi, Sur ton
Reine Trône
Rouillée. De fer.
Toi qui fais fièrement au ciel
Une blessure profonde à la cime ;
Quel est donc l'arc qui te libérera ?
Lourde flèche, dans ta toile enchevêtrée.
Pauvre tisseuse Pauvre couronne
À quatre pattes, Qui te transporte !
Arachnide amputé ! Là-haut, sur ton socle,
Quand vas-tu resurgir Tu gouvernes la ville
Pour dévorer ta proie ? Silencieusement.
Commentaires
c est beau c est merveilleux
commentaire n° : 1
posté par :
mathilde
le: 15/11/2008 09:26:15


