Textes

Samedi 16 juin 2007
Verte – éternelle amie
Du travailleur usé
Par le labeur fini
Enfin récompensé ;

Compagne d'insomnie
Des coeurs rendus légers,
Dispersant la folie
De rêves aux yeux voilés ;

Petite soeur fidèle,
Pieuse ainée éthérée
Confectionnant des ailes
À ses frères, exhalée ;

Amante de l'humain !
Ensembles ou esseulés,
Les Hommes sur son sein
Viennent se consoler.

Verte – immortelle amie
Transportant bien trop haut
Dans les nuées d'esprits
L'azimut des brûlots ;

Source des mers stériles
Aux algues florissantes,
De chimères en péril
Sous tempêtes naissantes ;

Matrone attentionnée
S'avérant complaisante
Avec les fils damnés
Que sa fumée enfante ;

Pourtant parfois traitresse !
Mon Odieuse et Pédante,
Sur mon sort tu me laisses
Pleurer la fièvre ardente.

Verte – incertaine amie
Tabac des dieux rêvés
Aux pupilles rougies
Déesse consumée.
par Arakiri publié dans : Poésies

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M.D. Arakiri
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