Verte – éternelle amie
Du travailleur usé
Par le labeur fini
Enfin récompensé ;
Compagne d'insomnie
Des coeurs rendus légers,
Dispersant la folie
De rêves aux yeux voilés ;
Petite soeur fidèle,
Pieuse ainée éthérée
Confectionnant des ailes
À ses frères, exhalée ;
Amante de l'humain !
Ensembles ou esseulés,
Les Hommes sur son sein
Viennent se consoler.
Verte – immortelle amie
Transportant bien trop haut
Dans les nuées d'esprits
L'azimut des brûlots ;
Source des mers stériles
Aux algues florissantes,
De chimères en péril
Sous tempêtes naissantes ;
Matrone attentionnée
S'avérant complaisante
Avec les fils damnés
Que sa fumée enfante ;
Pourtant parfois traitresse !
Mon Odieuse et Pédante,
Sur mon sort tu me laisses
Pleurer la fièvre ardente.
Verte – incertaine amie
Tabac des dieux rêvés
Aux pupilles rougies
Déesse consumée.
Du travailleur usé
Par le labeur fini
Enfin récompensé ;
Compagne d'insomnie
Des coeurs rendus légers,
Dispersant la folie
De rêves aux yeux voilés ;
Petite soeur fidèle,
Pieuse ainée éthérée
Confectionnant des ailes
À ses frères, exhalée ;
Amante de l'humain !
Ensembles ou esseulés,
Les Hommes sur son sein
Viennent se consoler.
Verte – immortelle amie
Transportant bien trop haut
Dans les nuées d'esprits
L'azimut des brûlots ;
Source des mers stériles
Aux algues florissantes,
De chimères en péril
Sous tempêtes naissantes ;
Matrone attentionnée
S'avérant complaisante
Avec les fils damnés
Que sa fumée enfante ;
Pourtant parfois traitresse !
Mon Odieuse et Pédante,
Sur mon sort tu me laisses
Pleurer la fièvre ardente.
Verte – incertaine amie
Tabac des dieux rêvés
Aux pupilles rougies
Déesse consumée.
par Arakiri
publié dans :
Poésies


