Textes

Vendredi 15 juin 2007
Demain le jour se lève encore
et moi je t'aime
sans savoir
je ne saigne plus
des espoirs
qui m'étreignent
sans savoir
que l'amour est ton étincelle
sans le vouloir
j'avale des constellations
d'étoiles sereines éperdues
dans le trou noir
de ma pensée
qui n'est fidèle
qu'à toi seule

Tu est celle pour qui je vole
et de tes fleurs
j'arrache sans fin les pétales
en espérant
un jour ailleurs
la même vie dans d'autres salles
aux portes encore entrebâillées
sans y voir
je cherche toujours la lueur
du flottement secret des cils
le sort des anges s'indiffère
dans les enfers
de la raison
et moi je t'aime
sans savoir
que mes doutes sont dérisoires
et ma pensée
ne saigne plus
elle est fidèlement tenue
à tes désirs
ta capricieuse retenue
qui me chavire
et me suspend
me souffle au ciel et me répand

Le nuage est évaporé
j'ai plus d'raisons pour oublier
je pense à rien c'est comme à toi
puisque tout est déjà nouveau
tout qui ne me rappelle rien
je désespère
d'un jour aimer
plus fort que ça
plus fort un jour
oui mais pour toi
sans le savoir
je me relève des calendes
et l'émoi des mois émaillés
dans la moiteur s'est dissipé
sans trop y croire
j'attends l'explosion de ton coeur
qui me tuera
qui me tuera
m'envolera
vers d'autres heures

J'ai plus qu'à aspirer mes cendres
je respire à peine
et je traine
sous le poids de l'indécence
des plumes d'oiseaux effacés
aux traits des cieux
qui se dessinent
dans tes voeux
sans le vouloir
ils y ont dérobé les joyaux
de ma folie
y'a plus de couteaux dans la plaie
toute retournée
j'ai même plus peur
d'en avoir eu
de la douleur
des insomnies décérébrées
dans le délice des coloris
car sans savoir
toi tu souris
et moi je t'aime
mieux les soirs
comme si la fin était en vie

Si tout à l'heure nos rêves s'enfuient
moi je laisse tout et je pars
et je les suis
et je pends ta corde à mon cou
pour que tu me rappelles à toi
demain fleurit
dans ma pensée
qui toujours te rattrapera
il y a l'infime l'infini
et puis c'est tout
le silence et toutes les envies
étendues jusqu'à nos soleils
qui peuplent la nuit des merveilles
que tu as montré
à mon coeur

Demain le jour se lève encore
et moi je t'aime
sans savoir
je ne saigne plus
des espoirs
qui m'étreignent
sans savoir
que l'amour est ton étincelle
sans le vouloir
j'avale des constellations
d'étoiles sereines éperdues
dans le trou noir
de ma pensée
qui n'est fidèle
qu'a toi seule
par Arakiri publié dans : Poésies

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M.D. Arakiri
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