Des pléiades inconnues
D'univers enlacés sur l'envers
Par leurs cheveux nus
Rampent à Terre
Où déjà retenus
D'anciens herbages verts
Décharnés et chenus
Sont des lambeaux d'hiver
Vers là tes pieds se posent
Gracieusement
Pour qu'aux intérieurs ils imposent
Leurs ornements
Autant verser la vase
Dans les écartements
Des orteils évasés
Qui songent vaguement
La mer s'est noyée
Noyer la mer est parricide
Et l'envie d'ombre est d'oublier
La sombre ondée d'acides
Des dents molles comme la chair
Parmi les os brisés
S'agrippent aux déserts
Des singes relevés
Et l'arbre effeuillé de la science
Estropié, déplore ses branches
Nos belles brulures d'impatience
Ont goût de l'ennui des dimanches
Des bras étranglent la pensée
Travail est le sacre nouveau
Pour qui l'on envoie au gibet
Le cauchemar des idéaux
Pénétrant des effluves forcés
La lumière agonise
Et les chauves-souris voilées
Deviennent voyageuses
Le singe s'enfouit sous la terre
Croyant toujours bien penser
À manger ses confrères
Ver plutôt que crever
Au béton des vies d'hier
Demain qui meurt le sang dégoutte
Dans le dos de nature
Il en boit chaque goutte
Le rat avide est assoiffé
Rien n'apaise l'envie du temps
Mais l'Histoire bafouée
Dans le silence
Attend
D'univers enlacés sur l'envers
Par leurs cheveux nus
Rampent à Terre
Où déjà retenus
D'anciens herbages verts
Décharnés et chenus
Sont des lambeaux d'hiver
Vers là tes pieds se posent
Gracieusement
Pour qu'aux intérieurs ils imposent
Leurs ornements
Autant verser la vase
Dans les écartements
Des orteils évasés
Qui songent vaguement
La mer s'est noyée
Noyer la mer est parricide
Et l'envie d'ombre est d'oublier
La sombre ondée d'acides
Des dents molles comme la chair
Parmi les os brisés
S'agrippent aux déserts
Des singes relevés
Et l'arbre effeuillé de la science
Estropié, déplore ses branches
Nos belles brulures d'impatience
Ont goût de l'ennui des dimanches
Des bras étranglent la pensée
Travail est le sacre nouveau
Pour qui l'on envoie au gibet
Le cauchemar des idéaux
Pénétrant des effluves forcés
La lumière agonise
Et les chauves-souris voilées
Deviennent voyageuses
Le singe s'enfouit sous la terre
Croyant toujours bien penser
À manger ses confrères
Ver plutôt que crever
Au béton des vies d'hier
Demain qui meurt le sang dégoutte
Dans le dos de nature
Il en boit chaque goutte
Le rat avide est assoiffé
Rien n'apaise l'envie du temps
Mais l'Histoire bafouée
Dans le silence
Attend
par Arakiri
publié dans :
Poésies


