Textes

Lundi 11 juin 2007
L'Aube est un nouveau-né.
Créature blafarde
Chaque jour enfantée,
Démente pleurnicharde !

Ses pleurs s'élèvent tôt ;
Si proches du soleil
Qu'ils voilent son manteau,
Redessinent le ciel

Et quand son oeil s'entrouvre,
Tendrement elle éclaire
Nature qui retrouve
Son teint de nacre clair ;

Manège de couleur
S'éveillant en secret.
Chaque arbre, chaque odeur,
Chaque brin de muguet

Sorti du crépuscule
Sous l'onde de sa robe
Balancée en virgule
À nuit se dérobe.

Son chant est inaudible
Car Nature bruyante
Recouvre de son trouble
La voix d'Aube chantante.

Pourtant elles chantent !

Aubes dansantes,
Aubes démentes,
Aubes charmantes,
Aubes navrantes ;

Toutes d'un ton nouveau
Surpassent les aurores
Mornes et jaunes halos
Des piteux soleils d'or.
par Arakiri publié dans : Poésies

Inscription

Inscription à la newsletter

L'auteur

Merci de votre visite !

Vous pouvez vous inscrire ci-dessus à la newsletter pour rester informé des mises à jour du site. L'inscription est anonyme et vous pouvez à tout moment vous désinscrire.

Vous pouvez également laisser une trace de votre passage dans le livre d'or. Votre soutien m'encourage énormément.
Bon voyage...
Naviguer en musique

M.D. Arakiri
contact@poesie-de-nuit.com

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus