L'Aube est un nouveau-né.
Créature blafarde
Chaque jour enfantée,
Démente pleurnicharde !
Ses pleurs s'élèvent tôt ;
Si proches du soleil
Qu'ils voilent son manteau,
Redessinent le ciel
Et quand son oeil s'entrouvre,
Tendrement elle éclaire
Nature qui retrouve
Son teint de nacre clair ;
Manège de couleur
S'éveillant en secret.
Chaque arbre, chaque odeur,
Chaque brin de muguet
Sorti du crépuscule
Sous l'onde de sa robe
Balancée en virgule
À nuit se dérobe.
Son chant est inaudible
Car Nature bruyante
Recouvre de son trouble
La voix d'Aube chantante.
Pourtant elles chantent !
Aubes dansantes,
Aubes démentes,
Aubes charmantes,
Aubes navrantes ;
Toutes d'un ton nouveau
Surpassent les aurores
Mornes et jaunes halos
Des piteux soleils d'or.
Créature blafarde
Chaque jour enfantée,
Démente pleurnicharde !
Ses pleurs s'élèvent tôt ;
Si proches du soleil
Qu'ils voilent son manteau,
Redessinent le ciel
Et quand son oeil s'entrouvre,
Tendrement elle éclaire
Nature qui retrouve
Son teint de nacre clair ;
Manège de couleur
S'éveillant en secret.
Chaque arbre, chaque odeur,
Chaque brin de muguet
Sorti du crépuscule
Sous l'onde de sa robe
Balancée en virgule
À nuit se dérobe.
Son chant est inaudible
Car Nature bruyante
Recouvre de son trouble
La voix d'Aube chantante.
Pourtant elles chantent !
Aubes dansantes,
Aubes démentes,
Aubes charmantes,
Aubes navrantes ;
Toutes d'un ton nouveau
Surpassent les aurores
Mornes et jaunes halos
Des piteux soleils d'or.
par Arakiri
publié dans :
Poésies


