Si tôt, j'avais, souvent, cet air de rêverie :
Les grands feux des regards étaient déjà forcés,
L'inclinaison distraite masquait mon ennui ;
Feignant tous les fantasmes, mes yeux dévoraient.
J'avais bien entrepris cet art de tromper, fils ;
Ami, il m'a semblé le laisser dégoutter,
Amant, il fut repris, et mis en édifice ;
Plus cruel il sera, seul, de m'en détacher.
Mais j'ai vu, et j'ai su, j'ai pu sans le vouloir ;
En vue de lire en vous j'ai galvaudé mes soirs
Et teint d'indifférence une atroce sagesse.
Mais toi ! Tu m'as tout pris ! Dilapidant mes jeux,
Arrachant mon enfance déliée des feux ;
Ma Vie, n'as-tu donc pu conserver de Noblesse ?
Les grands feux des regards étaient déjà forcés,
L'inclinaison distraite masquait mon ennui ;
Feignant tous les fantasmes, mes yeux dévoraient.
J'avais bien entrepris cet art de tromper, fils ;
Ami, il m'a semblé le laisser dégoutter,
Amant, il fut repris, et mis en édifice ;
Plus cruel il sera, seul, de m'en détacher.
Mais j'ai vu, et j'ai su, j'ai pu sans le vouloir ;
En vue de lire en vous j'ai galvaudé mes soirs
Et teint d'indifférence une atroce sagesse.
Mais toi ! Tu m'as tout pris ! Dilapidant mes jeux,
Arrachant mon enfance déliée des feux ;
Ma Vie, n'as-tu donc pu conserver de Noblesse ?
par Arakiri
publié dans :
Poésies


