Textes

Jeudi 7 juin 2007
Si tôt, j'avais, souvent, cet air de rêverie :
Les grands feux des regards étaient déjà forcés,
L'inclinaison distraite masquait mon ennui ;
Feignant tous les fantasmes, mes yeux dévoraient.

J'avais bien entrepris cet art de tromper, fils ;
Ami, il m'a semblé le laisser dégoutter,
Amant, il fut repris, et mis en édifice ;
Plus cruel il sera, seul, de m'en détacher.

Mais j'ai vu, et j'ai su, j'ai pu sans le vouloir ;
En vue de lire en vous j'ai galvaudé mes soirs
Et teint d'indifférence une atroce sagesse.

Mais toi ! Tu m'as tout pris ! Dilapidant mes jeux,
Arrachant mon enfance déliée des feux ;
Ma Vie, n'as-tu donc pu conserver de Noblesse ?
par Arakiri publié dans : Poésies
recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Adresse de trackback pour cet article :

http://ann.over-blog.com/trackback.php?ref=160680&ref_article=6765642
ajouter un commentaire

Inscription

Inscription à la newsletter

L'auteur

Merci de votre visite !

Vous pouvez vous inscrire ci-dessus à la newsletter pour rester informé des mises à jour du site. L'inscription est anonyme et vous pouvez à tout moment vous désinscrire.

Vous pouvez également laisser une trace de votre passage dans le livre d'or. Votre soutien m'encourage énormément.
Bon voyage...
Naviguer en musique

M.D. Arakiri
contact@poesie-de-nuit.com

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus