Souffrirais-je la vue de l'amour dérobé ?
Si tu n'avais pas eut goût d'en être l'objet,
Oui, sans doute aurais-je pu m'en accoutumer ;
Mais tu es mon unique et moi ton prisonnier !
Pour ne pas te froisser, en silence, j'acquiesce ;
Mais je souffre, oh, je souffre de ces concessions !
Quand j'aurai tout cédé, que tu auras tout prit,
Tout prit ou tout laissé, épuisé ma passion :
Que me restera-t-il ? Pas assez de mes forces
Pour supporter de voir un autre dans tes bras,
Pour savoir que tes nuits loin de moi seront noces.
Que me restera-t-il ? L'espoir ou le trépas.
J'entendrai tes murmures dans d'autres oreilles
Sentirai tes caresses à de nouvelles chairs ;
Ton âme détournée te rendra étrangère
À toutes nos promesses oubliées de la veille.
Mais moi - je suis bien fou ! Je t'aimerai encor !
Tu auras beau me dire que je vaux mieux qu'eux :
Je le sais, tes mensonges seront pour me plaire...
Et moi qui suis bien fou, je t'aimerai pour deux.
Si tu n'avais pas eut goût d'en être l'objet,
Oui, sans doute aurais-je pu m'en accoutumer ;
Mais tu es mon unique et moi ton prisonnier !
Pour ne pas te froisser, en silence, j'acquiesce ;
Mais je souffre, oh, je souffre de ces concessions !
Quand j'aurai tout cédé, que tu auras tout prit,
Tout prit ou tout laissé, épuisé ma passion :
Que me restera-t-il ? Pas assez de mes forces
Pour supporter de voir un autre dans tes bras,
Pour savoir que tes nuits loin de moi seront noces.
Que me restera-t-il ? L'espoir ou le trépas.
J'entendrai tes murmures dans d'autres oreilles
Sentirai tes caresses à de nouvelles chairs ;
Ton âme détournée te rendra étrangère
À toutes nos promesses oubliées de la veille.
Mais moi - je suis bien fou ! Je t'aimerai encor !
Tu auras beau me dire que je vaux mieux qu'eux :
Je le sais, tes mensonges seront pour me plaire...
Et moi qui suis bien fou, je t'aimerai pour deux.
par Arakiri
publié dans :
Poésies


