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L'auteur :
M.D. Arakiri
Samedi 10 mai 2008


Si Lucette m'a confié
Qu'elle la perdit un soir,
Sans paillettes et sans effets,
Sur un morceau de trottoir ;
Et qu'elle ne revit plus
Le salaud qui la lui prit,
Sa virginité perdue,
Son innocence sans prix ;

Si Lucette m'a conté
Chacun des détails obscènes,
Longuement décrit la scène ;
Non, elle n'a rien lâché
Sur la créature malsaine,
Le bougre, mauvais mécène,
Et lâche qui l'osa prendre !
Sur ce violeur d'âge tendre,
Non, elle n'a pas dit mot.


Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel ;
Aucune omission verbale,
Entre nous, plus de secrets !
Au sein du lit conjugal,
Ma belle amie, soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour...

Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu séminal,
À nos tendres partenaires
Sinon leurs vieilles rivales ;
Il n'y a rien que l'on laisse
Hors des confessions buccales,
À nos femmes et nos maitresses
Sinon l'amour immoral.


Si Juliette a dénombré
Pour moi chacun des endroits
Où son con, venu s'étendre,
A laissé passer un doigt
Puis daigné se laisser prendre :
Dans l'herbe de son lycée,
Sur le perron de l'église,
Dans le dos d'un policier ;

J'en ai trois pleines valises !
Des vertes et des bien mûres :
En dessous d'un vieux pommier,
Sous le nez de l'épicier...
Mais dans tous ces lieux d'amours,
Jamais garçon n'fut nommé ;
Juliette n'a rien lâché
Sur les félons qui l'on prise
Jusque devant notre église.


Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel,
Aucune omission verbale
Entre nous, plus de secrets !
Au coeur de la nuit nuptiale
Ma belle amie, soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour.

Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu génital
À nos tendres partenaires,
Sinon leurs mille rivales ;
Il n'y a rien que l'on laisse
Passer, à l'horizontale
De nos femmes et nos maitresses,
Sinon l'amour déloyal.

Si Marine m'a juré
Sur sa vie et notre amour
Qu'elle n'avait jamais aimé
Avant de m'apercevoir,
Les autres ne valant rien
Nul avant moi ne fut sien.
Que j'étais là le premier
À  qui, enfin, elle s'ouvrait ;
Si Marine m'a juré
L'amour et la primauté,
Comment pourrais-je la croire,
Ma si naïve beauté
Sitôt pervertie, le soir,
Comment pourrais-je l'aimer ?

Il n'y a rien que l'on puisse taire,
Plus rien de confidentiel
Sur l'édredon du plaisir,
Dans les draps du septième ciel.
Aucune omission verbale
Entre nous, plus de secrets,
Au sein du lit conjugal !
Ma belle amie soyons sûrs,
Qu'il n'y a rien à cacher
Entre deux moments d'amour...

Il n'y a rien que l'on puisse taire
Après l'aveu séminal
à nos tendres partenaires
Sinon leurs vieilles rivales
Il n'y a rien que l'on laisse
Hors des confessions buccales
à nos femmes et nos maitresses
Sinon l'amour immoral.
Par M.D. Arakiri - Publié dans : Poésies - Voir les 3 commentaires
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