Celle-ci prend son air sérieux me dit Monsieur
L'autre rit qui m'affuble d'un doux sobriquet
La troisième louvoie les lettres de mon nom
Légère celle-là s'exerce à ne jamais
Me nommer
Pulpeuse elle salue
Bas les chapeaux bas les regards
Mais des lèvres retient l'assemblée essoufflée
Nous sommes ses esclaves
Ô mes joies infantiles,
Vivez dans ce sourire !
Les ailes de l'amour coloriées à six ans
Débordent sur ses joues
Ma chanson est sans voix
Si elle n'est pour toi
La forme de ta langue
Ton timbre pour modèle
Voyez sur moi son pouvoir !
Un seul mot qu'elle a murmuré
Dans les ronces coupantes, un seul fruit trop mûr
Pour qu'entier je me rende
Celle-ci prend son air sérieux me dit Monsieur
Mais l'autre qui se tait c'est elle qui me plait
Pas un regard ne la trahit
Son pas sur l'onde est fier
Je vois sur les courbes plastiques
Du combiné noir
Qu'elle manie, élastique
Avec trop d'élégance
Ses doigts précis comme le nitrate d'argent
Imprimé en caractères rouges
Rouge de ses lèvres rouges
Où un cheveu s'est échoué,
Nonchalant
— Oh je l'envie je le hais ! —
Sur l'envers de ses yeux
Tatoué dans mon dos
Dans un gène nouveau
Sur chaque brin de vie
Bien à l'abri
Des microscopes
Elle a inscrit
Tu es à MOI
Dès lors, je lui appartiens
Mon sang est pour ses lèvres rouges
Dès lors
Je n'existe plus
L'autre rit qui m'affuble d'un doux sobriquet
La troisième louvoie les lettres de mon nom
Légère celle-là s'exerce à ne jamais
Me nommer
Pulpeuse elle salue
Bas les chapeaux bas les regards
Mais des lèvres retient l'assemblée essoufflée
Nous sommes ses esclaves
Ô mes joies infantiles,
Vivez dans ce sourire !
Les ailes de l'amour coloriées à six ans
Débordent sur ses joues
Ma chanson est sans voix
Si elle n'est pour toi
La forme de ta langue
Ton timbre pour modèle
Voyez sur moi son pouvoir !
Un seul mot qu'elle a murmuré
Dans les ronces coupantes, un seul fruit trop mûr
Pour qu'entier je me rende
Celle-ci prend son air sérieux me dit Monsieur
Mais l'autre qui se tait c'est elle qui me plait
Pas un regard ne la trahit
Son pas sur l'onde est fier
Je vois sur les courbes plastiques
Du combiné noir
Qu'elle manie, élastique
Avec trop d'élégance
Ses doigts précis comme le nitrate d'argent
Imprimé en caractères rouges
Rouge de ses lèvres rouges
Où un cheveu s'est échoué,
Nonchalant
— Oh je l'envie je le hais ! —
Sur l'envers de ses yeux
Tatoué dans mon dos
Dans un gène nouveau
Sur chaque brin de vie
Bien à l'abri
Des microscopes
Elle a inscrit
Tu es à MOI
Dès lors, je lui appartiens
Mon sang est pour ses lèvres rouges
Dès lors
Je n'existe plus
par M.D. Arakiri
publié dans :
Poésies


