La joue contre son sein, par mon front rougissant
L'intime et sensitive exaltation trahie,
Dans le frisson des veines où s'engorge le sang,
Transparait la torpeur de mon âme ébahie.
Des langueurs pénétrantes s'emparent de mon être
Pour répandre vers lui l'apaisement de l'étreinte,
Sur des nues étoilées mes yeux ferment fenêtre ;
J'écoute s'élevant sous la peau sa complainte
Mon oreille, posée sur sa tendre poitrine,
Confortable flanelle des draps de l'archange,
Au transport chaleureux de cette chair maligne
Entends battre son coeur où chante la mésange.
Sa furtive caresse et les doux effleurements
De ma peau et sa peau, de ses doigts sur mon dos,
Et mes bras d'araignée enroulés, l'encerclant,
Closent sur notre amour le mors de son étau.
Je ne puis — pas plus qu'elle — être libre d'aimer.
Dedans ses yeux d'amandes avalés par les miens
Nous voilà, l'un pour l'autre, ensemble, prisonniers
Et dans le sien, mon coeur s'endort contre son sein.
L'intime et sensitive exaltation trahie,
Dans le frisson des veines où s'engorge le sang,
Transparait la torpeur de mon âme ébahie.
Des langueurs pénétrantes s'emparent de mon être
Pour répandre vers lui l'apaisement de l'étreinte,
Sur des nues étoilées mes yeux ferment fenêtre ;
J'écoute s'élevant sous la peau sa complainte
Mon oreille, posée sur sa tendre poitrine,
Confortable flanelle des draps de l'archange,
Au transport chaleureux de cette chair maligne
Entends battre son coeur où chante la mésange.
Sa furtive caresse et les doux effleurements
De ma peau et sa peau, de ses doigts sur mon dos,
Et mes bras d'araignée enroulés, l'encerclant,
Closent sur notre amour le mors de son étau.
Je ne puis — pas plus qu'elle — être libre d'aimer.
Dedans ses yeux d'amandes avalés par les miens
Nous voilà, l'un pour l'autre, ensemble, prisonniers
Et dans le sien, mon coeur s'endort contre son sein.
par Arakiri
publié dans :
Poésies


