Autel au ventre des draps vides
Où les regrets sont la prière
Dont le chant résonne en l'abside
Des cathédrales printanières.
Où la cireuse tour de suie
S'élève, ainsi celle des cierges,
Du flamboiement d'une bougie
Allumée aux reins de la vierge.
Où le billet doux qui, trop lu,
Froissé comme si négligé,
Conserve les plis qu'il a eus
Lorsqu'il fut sur le coeur serré.
Où l'anneau de l'éternité
Dans son alcôve de velours,
N'est plus rien que de l'or gelé
N'ayant jamais pesé l'amour.
Où le mouchoir brodé de soie
Oublié par l'élue d'un coeur
Sait protéger par-devers soi
Ses initiales et Son odeur.
Où le poème est consumé,
Les pétales flétris des mots
Sont des roses de bien-aimée
Offerts et fanés aussitôt.
Autel au ventre des draps vides
Où jusqu'au coeur de la prière,
Dans la silencieuse abside
Vient hurler le vent de l'hiver.
Où les regrets sont la prière
Dont le chant résonne en l'abside
Des cathédrales printanières.
Où la cireuse tour de suie
S'élève, ainsi celle des cierges,
Du flamboiement d'une bougie
Allumée aux reins de la vierge.
Où le billet doux qui, trop lu,
Froissé comme si négligé,
Conserve les plis qu'il a eus
Lorsqu'il fut sur le coeur serré.
Où l'anneau de l'éternité
Dans son alcôve de velours,
N'est plus rien que de l'or gelé
N'ayant jamais pesé l'amour.
Où le mouchoir brodé de soie
Oublié par l'élue d'un coeur
Sait protéger par-devers soi
Ses initiales et Son odeur.
Où le poème est consumé,
Les pétales flétris des mots
Sont des roses de bien-aimée
Offerts et fanés aussitôt.
Autel au ventre des draps vides
Où jusqu'au coeur de la prière,
Dans la silencieuse abside
Vient hurler le vent de l'hiver.
par Arakiri
publié dans :
Poésies


