On n'peut pas en vouloir au vent
De soulever les feuilles mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent
De raviver les flammes mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent,
S'il vient brasser nos souvenirs
On n'peut pas en vouloir au vent,
Nous les avions laissés mourir !
On n'peut pas en vouloir au vent
D'éloigner l'amie passagère
La compagne d'un court instant
Qu'elle soit princesse ou mégère
On n'peut pas en vouloir au vent
D'emporter les fillettes frêles
Elles dansent, avec lui devant,
Vers l'arrivée de leurs marelles
On n'peut pas en vouloir au vent
D'emporter les amoures légères
On n'peut pas en vouloir autant
Au prince volant nos bergères
On n'peut pas en vouloir au vent
D'emporter les papiers qui trainent
Si je t'écrivais moins souvent
Nous n'aurions pas perdu la graine...
C'est l'amour qui a pris le vent,
Ou le vent qui a pris l'amour
Mais le vent emporte pourtant
Poussières du vent et d'amour
On n'peut pas en vouloir au vent
De soulever les feuilles mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent
De raviver les flammes mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent,
S'il vient brasser nos souvenirs
On n'peut pas en vouloir au vent,
Nous les avions laissés mourir !
On n'peut pas en vouloir au vent
De balayer les coeurs de pierre
On n'peut pas en vouloir au vent
De sculpter les rois du désert
On n'peut pas en vouloir au vent
De faire voltiger les songes
C'est que les songes sortent le temps
D'une nuit et puis ils replongent
On n'peut pas en vouloir au vent
D'emmener au loin nos enfants
Puisqu'il donne et puisqu'il reprend
On n'peut pas en vouloir au vent...
On n'peut pas en vouloir au vent
De jouer avec les nuages
En faisant basculer le temps
D'un ciel sombre à un ciel trop sage
On n'peut pas en vouloir au vent
D'apporter avec lui l'hiver
D'apporter le froid, le tourment,
De transpercer le ciel ouvert
On n'peut pas en vouloir au vent
De soulever les feuilles mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent
De raviver les flammes mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent,
S'il vient brasser nos souvenirs
On n'peut pas en vouloir au vent,
Nous les avions laissés mourir !
On n'peut pas en vouloir aux gens
De regarder passer le vent
On n'peut pas en vouloir au temps
D'éparpiller les quatre vents
On n'peut pas en vouloir au vent
De passer sans se retourner
On n'peut pas en vouloir vraiment
À celui qui a tant donné...
De soulever les feuilles mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent
De raviver les flammes mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent,
S'il vient brasser nos souvenirs
On n'peut pas en vouloir au vent,
Nous les avions laissés mourir !
On n'peut pas en vouloir au vent
D'éloigner l'amie passagère
La compagne d'un court instant
Qu'elle soit princesse ou mégère
On n'peut pas en vouloir au vent
D'emporter les fillettes frêles
Elles dansent, avec lui devant,
Vers l'arrivée de leurs marelles
On n'peut pas en vouloir au vent
D'emporter les amoures légères
On n'peut pas en vouloir autant
Au prince volant nos bergères
On n'peut pas en vouloir au vent
D'emporter les papiers qui trainent
Si je t'écrivais moins souvent
Nous n'aurions pas perdu la graine...
C'est l'amour qui a pris le vent,
Ou le vent qui a pris l'amour
Mais le vent emporte pourtant
Poussières du vent et d'amour
On n'peut pas en vouloir au vent
De soulever les feuilles mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent
De raviver les flammes mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent,
S'il vient brasser nos souvenirs
On n'peut pas en vouloir au vent,
Nous les avions laissés mourir !
On n'peut pas en vouloir au vent
De balayer les coeurs de pierre
On n'peut pas en vouloir au vent
De sculpter les rois du désert
On n'peut pas en vouloir au vent
De faire voltiger les songes
C'est que les songes sortent le temps
D'une nuit et puis ils replongent
On n'peut pas en vouloir au vent
D'emmener au loin nos enfants
Puisqu'il donne et puisqu'il reprend
On n'peut pas en vouloir au vent...
On n'peut pas en vouloir au vent
De jouer avec les nuages
En faisant basculer le temps
D'un ciel sombre à un ciel trop sage
On n'peut pas en vouloir au vent
D'apporter avec lui l'hiver
D'apporter le froid, le tourment,
De transpercer le ciel ouvert
On n'peut pas en vouloir au vent
De soulever les feuilles mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent
De raviver les flammes mortes,
On n'peut pas en vouloir au vent,
S'il vient brasser nos souvenirs
On n'peut pas en vouloir au vent,
Nous les avions laissés mourir !
On n'peut pas en vouloir aux gens
De regarder passer le vent
On n'peut pas en vouloir au temps
D'éparpiller les quatre vents
On n'peut pas en vouloir au vent
De passer sans se retourner
On n'peut pas en vouloir vraiment
À celui qui a tant donné...
par Arakiri
publié dans :
Poésies


