L'histoire qui suit paraitra triste
Surement à ceux dont le coeur fuit
Depuis toujours à l'improviste
Les heures longues de l'ennui :
C'est celle d'un enfant du monde
Comme les autres, plein de rires,
Effrayé quand l'orage gronde
Au loin des larmes d'avenir ;
Ivre des douces maladresses
Que l'amour dicte aux néophytes
Dont les bras chargés de tendresse
S'ouvrent sur des rêves insolites ;
Cet enfant jouait autrefois
Sur le sable de ses chagrins
Car dans l'explosion de sa joie
Il ignorait tout du destin !
Hélas, et peut-être en avance,
Le temps a retourné sa veste
Assourdissant son insouciance
- Que maudite soit donc cette peste !
Car l'enfant repose à présent
Auprès de ses espoirs perdus
Dans un tombeau de chair battant,
Une âme qui ne tremble plus...
Il est mort dans le coeur d'un homme,
Néophyte désabusé,
Là où s'abritent les fantômes
De ses souvenirs déchirés.
De lui plus rien n'a subsisté,
Ni postérité ni poussière,
Après que l'amour soit passé
Par l'ombre d'une vie d'hier.
L'homme maintenant vagabonde,
Sans héritage ni passé,
Il regarde fuir les secondes
Qui le séparaient des regrets.
Il va, marchant au désespoir,
Dans ce monde ou plus rien ne reste
Que cette douleur de mémoire
Qu'ont les existences égoïstes ;
Il ne vit plus pour un bonheur :
L'espoir de celui-ci est mort,
Il n'aime plus, jamais ne pleure,
Jamais ne condamne le sort !
Cet homme-là sera déçu
Si l'idée de croire le prend,
Cette âme-là est sans issue,
Coincée dans la toile tourment ;
Ni Dieu ni l'amour ne l'aideront
Il restera toujours errant,
Décrivant dans le ciel des ronds
Avec son regard de mourant.
Ainsi, cette histoire est sans fin,
Sachez la lire sans tristesse
Car c'est la peine de chacun
D'atteindre la morne vieillesse.
Surement à ceux dont le coeur fuit
Depuis toujours à l'improviste
Les heures longues de l'ennui :
C'est celle d'un enfant du monde
Comme les autres, plein de rires,
Effrayé quand l'orage gronde
Au loin des larmes d'avenir ;
Ivre des douces maladresses
Que l'amour dicte aux néophytes
Dont les bras chargés de tendresse
S'ouvrent sur des rêves insolites ;
Cet enfant jouait autrefois
Sur le sable de ses chagrins
Car dans l'explosion de sa joie
Il ignorait tout du destin !
Hélas, et peut-être en avance,
Le temps a retourné sa veste
Assourdissant son insouciance
- Que maudite soit donc cette peste !
Car l'enfant repose à présent
Auprès de ses espoirs perdus
Dans un tombeau de chair battant,
Une âme qui ne tremble plus...
Il est mort dans le coeur d'un homme,
Néophyte désabusé,
Là où s'abritent les fantômes
De ses souvenirs déchirés.
De lui plus rien n'a subsisté,
Ni postérité ni poussière,
Après que l'amour soit passé
Par l'ombre d'une vie d'hier.
L'homme maintenant vagabonde,
Sans héritage ni passé,
Il regarde fuir les secondes
Qui le séparaient des regrets.
Il va, marchant au désespoir,
Dans ce monde ou plus rien ne reste
Que cette douleur de mémoire
Qu'ont les existences égoïstes ;
Il ne vit plus pour un bonheur :
L'espoir de celui-ci est mort,
Il n'aime plus, jamais ne pleure,
Jamais ne condamne le sort !
Cet homme-là sera déçu
Si l'idée de croire le prend,
Cette âme-là est sans issue,
Coincée dans la toile tourment ;
Ni Dieu ni l'amour ne l'aideront
Il restera toujours errant,
Décrivant dans le ciel des ronds
Avec son regard de mourant.
Ainsi, cette histoire est sans fin,
Sachez la lire sans tristesse
Car c'est la peine de chacun
D'atteindre la morne vieillesse.
par Arakiri
publié dans :
Poésies


