Textes

Mardi 11 septembre 2007

L'enfance est condamnée dès le premier baiser,

Arrêt de mort de l'insouciance.
Le plus grand des plaisirs, bien qu'à peine effleuré
Appelle les premières souffrances.

Demain s'ouvre le vide avalant la mémoire,
Le bonheur présent est aveugle ;
Ni la nuit ni le jour ne combattent l'amour,
Ils sont acculés dans les angles.

L'enfance est condamnée dès le premier baiser :
C'est le début de l'épilogue
De ce bonheur sans tache qui la maintenait
Jusqu'alors tenue dans sa gangue.
par Arakiri publié dans : Poésies

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M.D. Arakiri
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