Textes

Mercredi 5 septembre 2007
Debout face à cette ombre
Les yeux braqués vers l'est
Au fait du crépuscule

Où sur sa propre tombe
Un rayon a posé
Son ultime regard

L'âme tint immobile
Ainsi qu'une montagne
Hermétique au tourment.

Monolithe impassible,
Taillé au rouge à lèvres
À même la chair neuve

Sans plus sève ni sang
D'un coeur coagulé
Par les durs sédiments

De mille autres, brisés,
De mille petits êtres
Et de joies avortées ;

Ce coeur est sans lumière.
Qui céda le premier,
Lui ou l'hôte de chair ?

Qui des deux figea l'autre,
Lequel se laissa prendre
Et vit son sort scellé ?

Inertie ou torpeur,
Quelle fut la première
À condamner cette âme ?

Qui, fixée maintenant,
Seule et sans osciller
Contemple face au vent

Un tombeau grand ouvert
Où succombent et reposent
Ses rêves éternels.
par Arakiri publié dans : Poésies

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M.D. Arakiri
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