Debout face à cette ombre
Les yeux braqués vers l'est
Au fait du crépuscule
Où sur sa propre tombe
Un rayon a posé
Son ultime regard
L'âme tint immobile
Ainsi qu'une montagne
Hermétique au tourment.
Monolithe impassible,
Taillé au rouge à lèvres
À même la chair neuve
Sans plus sève ni sang
D'un coeur coagulé
Par les durs sédiments
De mille autres, brisés,
De mille petits êtres
Et de joies avortées ;
Ce coeur est sans lumière.
Qui céda le premier,
Lui ou l'hôte de chair ?
Qui des deux figea l'autre,
Lequel se laissa prendre
Et vit son sort scellé ?
Inertie ou torpeur,
Quelle fut la première
À condamner cette âme ?
Qui, fixée maintenant,
Seule et sans osciller
Contemple face au vent
Un tombeau grand ouvert
Où succombent et reposent
Ses rêves éternels.
Les yeux braqués vers l'est
Au fait du crépuscule
Où sur sa propre tombe
Un rayon a posé
Son ultime regard
L'âme tint immobile
Ainsi qu'une montagne
Hermétique au tourment.
Monolithe impassible,
Taillé au rouge à lèvres
À même la chair neuve
Sans plus sève ni sang
D'un coeur coagulé
Par les durs sédiments
De mille autres, brisés,
De mille petits êtres
Et de joies avortées ;
Ce coeur est sans lumière.
Qui céda le premier,
Lui ou l'hôte de chair ?
Qui des deux figea l'autre,
Lequel se laissa prendre
Et vit son sort scellé ?
Inertie ou torpeur,
Quelle fut la première
À condamner cette âme ?
Qui, fixée maintenant,
Seule et sans osciller
Contemple face au vent
Un tombeau grand ouvert
Où succombent et reposent
Ses rêves éternels.
par Arakiri
publié dans :
Poésies


