Textes

Mardi 7 août 2007
Un peu, beaucoup, patiemment : la folie s'empare de tous.
par Arakiri publié dans : Pensées
Lundi 6 août 2007
Sur leur trône fragile
Les grandes usurpatrices
Ont la froideur
Sans la noblesse
Des reines

L'ivresse de l'étreinte
S'essouffle sur sa flamme
L'alcôve se referme
Pour que la chair
Avale la chair

L'amour est confondu
Par les cris de passion
En rivières d'argent
Des mots vides
Ou des morceaux de corps

Les lettres capitales
D'un nom dans la sueur
Dégouttent sur son dos
Elles bouillent
Sous la salive

Se mentir sans parler
Est un geste manqué
Caresse sans secret
Aux dépens d'un remords
Sécrétion absorbée

C'est une main
Fermée
Elle retient le vent
Emporte en miettes
L'instant

Peut-être pendant que
L'aube trahit le jour
Ils essaiment
Des mots vides
Et des morceaux de corps

Ils aiment
L'un par l'autre
Une odeur inconnue
Aux silences
Des amours exilés

Les promesses
Sont mortes
La solitude acide
En peurs, brule leurs ventres
Ils pleurent

L'un dans l'autre
En jouissances salées
Leurs larmes sont les nôtres
Dans le feu
Déversées

Mais la langue glissée
Se tait.
Le coeur ne voit toujours
Que celle
Qui inspire l'envie

Le désir
Est trompeur
Ils perdent l'un et l'autre
Des mots vides
Et des morceaux de corps

Ici c'est déjà maintenant
Une autre
Et puis encore une autre
Mais seulement
Un Nom pour un Amour

Ses bras ou cette main
Sa bouche
Ou les formes effacées
D'un sein
Le sien ?

Elles n'ont pas d'histoire
Les oubliées
Un soir
Elles se font aimer
À la place d'une reine.

Elles n'ont que des mots vides
Des cambrures exaltées
Aux muettes caresses
De la chair sans saveur
Des morceaux

De soupirs
par Arakiri publié dans : Poésies
Lundi 6 août 2007
L'euphorie a fait son office
pour qu'en un rire
la joie se glisse
puis disparaisse
dans le délire
éclos en l'exiguë pensée
elle se débat
contre l'effet
d'ombre oppressant
contre les murs
se rapprochant

Cataclysmes alambiqués
partout les contours subtils
ont dessiné
d'indélébiles
cicatrices
sur les cotés
de nos délices
la coupure est fugace
sans ces espoirs là
d'éclat et de colère
tombant avec fracas
dans le bris
de la glace
à ses miroirs las

J'avance en écorchant la peau
des chiens perdus
sur le chemin
où les boyaux
sont rependus
comme d'un rien
dans le gangreneux
caniveau
l'euphorie a percé les plis
de nos deux vices
entièrement
bercés d'oubli
elle ne ment
plus à la vie

Une aile brisée du fantasme
dépasse
par l'oreille éventrée
et s'affaisse.
par Arakiri publié dans : Poésies
Jeudi 2 août 2007
« La bouche garde le silence
Pour écouter parler le coeur.
»
Alfred de Musset
par Arakiri publié dans : Citations
Mercredi 1 août 2007
Quand la nuit délivrée s'effondre sur mon lit
Se glissant sur les tuiles luisantes du toit
Jusque devant mes yeux pour apaiser l'envie
Des caresses brûlantes en dessous des draps,

Quand mon sommeil s'enfuit soudain à ta poursuite,
Que le rêve et la vie dansent tant qu'ils se figent,
Que plus rien ne semble ralentir cette fuite
Des soupirs espacés que l'absence m'inflige,

Les paupières du coeur entrouvertes s'amusent
À laisser transpirer des horizons splendides
Loin derrière ces pays où les odeurs infusent
Mes espoirs essaimés au dessein de l'exode.

Frontières et mots déçus n'ont plus aucun pouvoir
Dans ce monde impérieux qui s'impose soudain
Et toutes mes pensées vers lui se laissent choir
Comme l'eau vers la mer et les vies au destin.

Esseulés, sans issue, mes songes sont scellés ;
Tous font le même rêve : dans un orbe, une femme
Est assise en tailleur, comme sur un secret ;
Tous l'aiment et sont prêts à lui dévouer l'âme.

C'est quand je suis ainsi enivré par la nuit,
Quand tu dors sûrement, que tes rêves sont doux,
Que tout mon corps s'éveille à l'idée d'une vie ;
Qu'il tremble parfois même en murmurant un « nous »

Entouré de merveilles et d'un bonheur promis
Par nos enfants rieurs que je devine heureux ;
Leur moindre coup de pied dans mes pensées suffit
À les faire courir et jouer dans tes yeux.

L'avenir n'a plus d'ombre et je crois détenir
Dans ma paume crispée, comme on serre la vie,
Mon sort avec ton coeur lié par un sourire.
Je sens battre la chair et les rêves à demi,

Tu t'appuies contre moi pour que nos âmes vibrent,
L'harmonieuse musique est déjà en cavale,
Nos souffles suspendus ont trop peur d'être libres ;
Nous les retenons tant que la nuit les avale.

Là, j'entrouvre les yeux pour trouver ton regard :
Ils ne voient que les blancs murs de ma solitude,
Mes mains battent les draps en cherchant au hasard
Le revers de ta main, mais le réveil est rude...

Car la nuit t'a repris. Il me reste l'espoir !
Mon sommeil est parti voguer loin vers le jour
Il te cherche pourtant de l'aube jusqu'au soir
Mais la nuit t'a repris... Il me reste l'amour.
par Arakiri publié dans : Poésies

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M.D. Arakiri
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