« En somme, si j'ai compris,
Sans amour dans la vie,
Sans ses joies, ses chagrins,
On a vécu pour rien? »
Sans amour dans la vie,
Sans ses joies, ses chagrins,
On a vécu pour rien? »
Michel Emer
par Arakiri
publié dans :
Citations
Une bouclette d'ambre
Pour peupler mon cercueil
De frisures macabres
À mes rires en deuil ;
Un rappel chatouilleux,
Ta nuque sous mes doigts
De squelette lépreux,
Enrubanné de soie.
Déformé par le temps
- Mercantile rongeur -
Devenu larmoiement,
Odieux soupir des heures :
L'écho de ton appel
Rebondissant sur l'os
Percé d'où l'encéphale
S'écoule en vin de noces.
Un jais luisant d'amour,
Bijoux rubigineux
Attendant ton retour
D'écoulements graisseux ;
Froide et rêche caresse,
Sur les pétales tombés,
Ta chair blette se laisse
Au temps décomposer.
L'esquille d'une robe
De petite danseuse
Sera linceul affable
Ou charpie délicieuse,
Serré sur les rognures
De mon coeur éclaté ;
Éparse, l'Aventure
En souvenirs brisée.
Pour peupler mon cercueil
De frisures macabres
À mes rires en deuil ;
Un rappel chatouilleux,
Ta nuque sous mes doigts
De squelette lépreux,
Enrubanné de soie.
Déformé par le temps
- Mercantile rongeur -
Devenu larmoiement,
Odieux soupir des heures :
L'écho de ton appel
Rebondissant sur l'os
Percé d'où l'encéphale
S'écoule en vin de noces.
Un jais luisant d'amour,
Bijoux rubigineux
Attendant ton retour
D'écoulements graisseux ;
Froide et rêche caresse,
Sur les pétales tombés,
Ta chair blette se laisse
Au temps décomposer.
L'esquille d'une robe
De petite danseuse
Sera linceul affable
Ou charpie délicieuse,
Serré sur les rognures
De mon coeur éclaté ;
Éparse, l'Aventure
En souvenirs brisée.
par Arakiri
publié dans :
Poésies
Ô
Pointe
Argentée !
D'ici on entrevoit
Ta toile immense
De trottoirs en déroute
Où les mouches
Agonisent
En gisant.
De là-haut
Tes yeux
Retombent
Sur un sol
Grouillant.
La nuit
Brulante,
Tes feux
S'allument
Malgré toi.
Le dur fil
De ta soie,
Qui s'étend
Par dessus
Les toits,
Traversant
Un pauvre Nil,
Avale les averses
Des acides animés.
Ô, toi, Sur ton
Reine Trône
Rouillée. De fer.
Toi qui fais fièrement au ciel
Une blessure profonde à la cime ;
Quel est donc l'arc qui te libérera ?
Lourde flèche, dans ta toile enchevêtrée.
Pauvre tisseuse Pauvre couronne
À quatre pattes, Qui te transporte !
Arachnide amputé ! Là-haut, sur ton socle,
Quand vas-tu resurgir Tu gouvernes la ville
Pour dévorer ta proie ? Silencieusement.
Pointe
Argentée !
D'ici on entrevoit
Ta toile immense
De trottoirs en déroute
Où les mouches
Agonisent
En gisant.
De là-haut
Tes yeux
Retombent
Sur un sol
Grouillant.
La nuit
Brulante,
Tes feux
S'allument
Malgré toi.
Le dur fil
De ta soie,
Qui s'étend
Par dessus
Les toits,
Traversant
Un pauvre Nil,
Avale les averses
Des acides animés.
Ô, toi, Sur ton
Reine Trône
Rouillée. De fer.
Toi qui fais fièrement au ciel
Une blessure profonde à la cime ;
Quel est donc l'arc qui te libérera ?
Lourde flèche, dans ta toile enchevêtrée.
Pauvre tisseuse Pauvre couronne
À quatre pattes, Qui te transporte !
Arachnide amputé ! Là-haut, sur ton socle,
Quand vas-tu resurgir Tu gouvernes la ville
Pour dévorer ta proie ? Silencieusement.
par Arakiri
publié dans :
Poésies
Tout apogée implique un déclin.
par Arakiri
publié dans :
Pensées
« Le silence est un aveu. »
Euripide
par Arakiri
publié dans :
Citations
Ah, quelle étrange nuit !
On y fit pourtant tout,
Tout pourtant s'y est dit.
Mes souvenirs confus,
Sensitifs en dessous ;
Perdus, ne savent plus
Ce qui fut un doux rêve
Ni ce qui était vrai
Déversé de tes lèvres.
Car cette nuit j'ai eu
D'elles de longs baisers
Et l'aveu imprévu
Qu'elles m'ont susurré
A rompu mon sommeil,
Sans formes ni procès.
Qu'ai-je eu d'une vie,
Au désir des éveils ;
Un rêve et un oubli ?
Quel est vrai, entre-deux,
Ton amour ou la chair
De tes mots silencieux
Que je viens dérober
Sur l'immense désert
De ta bouche fermée ?
On y fit pourtant tout,
Tout pourtant s'y est dit.
Mes souvenirs confus,
Sensitifs en dessous ;
Perdus, ne savent plus
Ce qui fut un doux rêve
Ni ce qui était vrai
Déversé de tes lèvres.
Car cette nuit j'ai eu
D'elles de longs baisers
Et l'aveu imprévu
Qu'elles m'ont susurré
A rompu mon sommeil,
Sans formes ni procès.
Qu'ai-je eu d'une vie,
Au désir des éveils ;
Un rêve et un oubli ?
Quel est vrai, entre-deux,
Ton amour ou la chair
De tes mots silencieux
Que je viens dérober
Sur l'immense désert
De ta bouche fermée ?
par Arakiri
publié dans :
Poésies
« Ce qui ne peut danser au bord des lèvres - s'en va hurler au fond de l'âme. »
Christian Bobin
par Arakiri
publié dans :
Citations
« Le désespoir, un vocable creux inventé par les gens qui ne regardent jamais les étoiles. »
Monique Proulx
par Arakiri
publié dans :
Citations
Verte – éternelle amie
Du travailleur usé
Par le labeur fini
Enfin récompensé ;
Compagne d'insomnie
Des coeurs rendus légers,
Dispersant la folie
De rêves aux yeux voilés ;
Petite soeur fidèle,
Pieuse ainée éthérée
Confectionnant des ailes
À ses frères, exhalée ;
Amante de l'humain !
Ensembles ou esseulés,
Les Hommes sur son sein
Viennent se consoler.
Verte – immortelle amie
Transportant bien trop haut
Dans les nuées d'esprits
L'azimut des brûlots ;
Source des mers stériles
Aux algues florissantes,
De chimères en péril
Sous tempêtes naissantes ;
Matrone attentionnée
S'avérant complaisante
Avec les fils damnés
Que sa fumée enfante ;
Pourtant parfois traitresse !
Mon Odieuse et Pédante,
Sur mon sort tu me laisses
Pleurer la fièvre ardente.
Verte – incertaine amie
Tabac des dieux rêvés
Aux pupilles rougies
Déesse consumée.
Du travailleur usé
Par le labeur fini
Enfin récompensé ;
Compagne d'insomnie
Des coeurs rendus légers,
Dispersant la folie
De rêves aux yeux voilés ;
Petite soeur fidèle,
Pieuse ainée éthérée
Confectionnant des ailes
À ses frères, exhalée ;
Amante de l'humain !
Ensembles ou esseulés,
Les Hommes sur son sein
Viennent se consoler.
Verte – immortelle amie
Transportant bien trop haut
Dans les nuées d'esprits
L'azimut des brûlots ;
Source des mers stériles
Aux algues florissantes,
De chimères en péril
Sous tempêtes naissantes ;
Matrone attentionnée
S'avérant complaisante
Avec les fils damnés
Que sa fumée enfante ;
Pourtant parfois traitresse !
Mon Odieuse et Pédante,
Sur mon sort tu me laisses
Pleurer la fièvre ardente.
Verte – incertaine amie
Tabac des dieux rêvés
Aux pupilles rougies
Déesse consumée.
par Arakiri
publié dans :
Poésies
Demain le jour se lève encore
et moi je t'aime
sans savoir
je ne saigne plus
des espoirs
qui m'étreignent
sans savoir
que l'amour est ton étincelle
sans le vouloir
j'avale des constellations
d'étoiles sereines éperdues
dans le trou noir
de ma pensée
qui n'est fidèle
qu'à toi seule
Tu est celle pour qui je vole
et de tes fleurs
j'arrache sans fin les pétales
en espérant
un jour ailleurs
la même vie dans d'autres salles
aux portes encore entrebâillées
sans y voir
je cherche toujours la lueur
du flottement secret des cils
le sort des anges s'indiffère
dans les enfers
de la raison
et moi je t'aime
sans savoir
que mes doutes sont dérisoires
et ma pensée
ne saigne plus
elle est fidèlement tenue
à tes désirs
ta capricieuse retenue
qui me chavire
et me suspend
me souffle au ciel et me répand
Le nuage est évaporé
j'ai plus d'raisons pour oublier
je pense à rien c'est comme à toi
puisque tout est déjà nouveau
tout qui ne me rappelle rien
je désespère
d'un jour aimer
plus fort que ça
plus fort un jour
oui mais pour toi
sans le savoir
je me relève des calendes
et l'émoi des mois émaillés
dans la moiteur s'est dissipé
sans trop y croire
j'attends l'explosion de ton coeur
qui me tuera
qui me tuera
m'envolera
vers d'autres heures
J'ai plus qu'à aspirer mes cendres
je respire à peine
et je traine
sous le poids de l'indécence
des plumes d'oiseaux effacés
aux traits des cieux
qui se dessinent
dans tes voeux
sans le vouloir
ils y ont dérobé les joyaux
de ma folie
y'a plus de couteaux dans la plaie
toute retournée
j'ai même plus peur
d'en avoir eu
de la douleur
des insomnies décérébrées
dans le délice des coloris
car sans savoir
toi tu souris
et moi je t'aime
mieux les soirs
comme si la fin était en vie
Si tout à l'heure nos rêves s'enfuient
moi je laisse tout et je pars
et je les suis
et je pends ta corde à mon cou
pour que tu me rappelles à toi
demain fleurit
dans ma pensée
qui toujours te rattrapera
il y a l'infime l'infini
et puis c'est tout
le silence et toutes les envies
étendues jusqu'à nos soleils
qui peuplent la nuit des merveilles
que tu as montré
à mon coeur
Demain le jour se lève encore
et moi je t'aime
sans savoir
je ne saigne plus
des espoirs
qui m'étreignent
sans savoir
que l'amour est ton étincelle
sans le vouloir
j'avale des constellations
d'étoiles sereines éperdues
dans le trou noir
de ma pensée
qui n'est fidèle
qu'a toi seule
et moi je t'aime
sans savoir
je ne saigne plus
des espoirs
qui m'étreignent
sans savoir
que l'amour est ton étincelle
sans le vouloir
j'avale des constellations
d'étoiles sereines éperdues
dans le trou noir
de ma pensée
qui n'est fidèle
qu'à toi seule
Tu est celle pour qui je vole
et de tes fleurs
j'arrache sans fin les pétales
en espérant
un jour ailleurs
la même vie dans d'autres salles
aux portes encore entrebâillées
sans y voir
je cherche toujours la lueur
du flottement secret des cils
le sort des anges s'indiffère
dans les enfers
de la raison
et moi je t'aime
sans savoir
que mes doutes sont dérisoires
et ma pensée
ne saigne plus
elle est fidèlement tenue
à tes désirs
ta capricieuse retenue
qui me chavire
et me suspend
me souffle au ciel et me répand
Le nuage est évaporé
j'ai plus d'raisons pour oublier
je pense à rien c'est comme à toi
puisque tout est déjà nouveau
tout qui ne me rappelle rien
je désespère
d'un jour aimer
plus fort que ça
plus fort un jour
oui mais pour toi
sans le savoir
je me relève des calendes
et l'émoi des mois émaillés
dans la moiteur s'est dissipé
sans trop y croire
j'attends l'explosion de ton coeur
qui me tuera
qui me tuera
m'envolera
vers d'autres heures
J'ai plus qu'à aspirer mes cendres
je respire à peine
et je traine
sous le poids de l'indécence
des plumes d'oiseaux effacés
aux traits des cieux
qui se dessinent
dans tes voeux
sans le vouloir
ils y ont dérobé les joyaux
de ma folie
y'a plus de couteaux dans la plaie
toute retournée
j'ai même plus peur
d'en avoir eu
de la douleur
des insomnies décérébrées
dans le délice des coloris
car sans savoir
toi tu souris
et moi je t'aime
mieux les soirs
comme si la fin était en vie
Si tout à l'heure nos rêves s'enfuient
moi je laisse tout et je pars
et je les suis
et je pends ta corde à mon cou
pour que tu me rappelles à toi
demain fleurit
dans ma pensée
qui toujours te rattrapera
il y a l'infime l'infini
et puis c'est tout
le silence et toutes les envies
étendues jusqu'à nos soleils
qui peuplent la nuit des merveilles
que tu as montré
à mon coeur
Demain le jour se lève encore
et moi je t'aime
sans savoir
je ne saigne plus
des espoirs
qui m'étreignent
sans savoir
que l'amour est ton étincelle
sans le vouloir
j'avale des constellations
d'étoiles sereines éperdues
dans le trou noir
de ma pensée
qui n'est fidèle
qu'a toi seule
par Arakiri
publié dans :
Poésies
Des pléiades inconnues
D'univers enlacés sur l'envers
Par leurs cheveux nus
Rampent à Terre
Où déjà retenus
D'anciens herbages verts
Décharnés et chenus
Sont des lambeaux d'hiver
Vers là tes pieds se posent
Gracieusement
Pour qu'aux intérieurs ils imposent
Leurs ornements
Autant verser la vase
Dans les écartements
Des orteils évasés
Qui songent vaguement
La mer s'est noyée
Noyer la mer est parricide
Et l'envie d'ombre est d'oublier
La sombre ondée d'acides
Des dents molles comme la chair
Parmi les os brisés
S'agrippent aux déserts
Des singes relevés
Et l'arbre effeuillé de la science
Estropié, déplore ses branches
Nos belles brulures d'impatience
Ont goût de l'ennui des dimanches
Des bras étranglent la pensée
Travail est le sacre nouveau
Pour qui l'on envoie au gibet
Le cauchemar des idéaux
Pénétrant des effluves forcés
La lumière agonise
Et les chauves-souris voilées
Deviennent voyageuses
Le singe s'enfouit sous la terre
Croyant toujours bien penser
À manger ses confrères
Ver plutôt que crever
Au béton des vies d'hier
Demain qui meurt le sang dégoutte
Dans le dos de nature
Il en boit chaque goutte
Le rat avide est assoiffé
Rien n'apaise l'envie du temps
Mais l'Histoire bafouée
Dans le silence
Attend
D'univers enlacés sur l'envers
Par leurs cheveux nus
Rampent à Terre
Où déjà retenus
D'anciens herbages verts
Décharnés et chenus
Sont des lambeaux d'hiver
Vers là tes pieds se posent
Gracieusement
Pour qu'aux intérieurs ils imposent
Leurs ornements
Autant verser la vase
Dans les écartements
Des orteils évasés
Qui songent vaguement
La mer s'est noyée
Noyer la mer est parricide
Et l'envie d'ombre est d'oublier
La sombre ondée d'acides
Des dents molles comme la chair
Parmi les os brisés
S'agrippent aux déserts
Des singes relevés
Et l'arbre effeuillé de la science
Estropié, déplore ses branches
Nos belles brulures d'impatience
Ont goût de l'ennui des dimanches
Des bras étranglent la pensée
Travail est le sacre nouveau
Pour qui l'on envoie au gibet
Le cauchemar des idéaux
Pénétrant des effluves forcés
La lumière agonise
Et les chauves-souris voilées
Deviennent voyageuses
Le singe s'enfouit sous la terre
Croyant toujours bien penser
À manger ses confrères
Ver plutôt que crever
Au béton des vies d'hier
Demain qui meurt le sang dégoutte
Dans le dos de nature
Il en boit chaque goutte
Le rat avide est assoiffé
Rien n'apaise l'envie du temps
Mais l'Histoire bafouée
Dans le silence
Attend
par Arakiri
publié dans :
Poésies
« Demain, et demain, et demain ! C'est ainsi que, à petits pas, nous nous glissons de jour en jour jusqu'à la dernière syllabe du temps inscrit sur le livre de notre destinée. »
William Shakespeare
par Arakiri
publié dans :
Citations
L'Aube est un nouveau-né.
Créature blafarde
Chaque jour enfantée,
Démente pleurnicharde !
Ses pleurs s'élèvent tôt ;
Si proches du soleil
Qu'ils voilent son manteau,
Redessinent le ciel
Et quand son oeil s'entrouvre,
Tendrement elle éclaire
Nature qui retrouve
Son teint de nacre clair ;
Manège de couleur
S'éveillant en secret.
Chaque arbre, chaque odeur,
Chaque brin de muguet
Sorti du crépuscule
Sous l'onde de sa robe
Balancée en virgule
À nuit se dérobe.
Son chant est inaudible
Car Nature bruyante
Recouvre de son trouble
La voix d'Aube chantante.
Pourtant elles chantent !
Aubes dansantes,
Aubes démentes,
Aubes charmantes,
Aubes navrantes ;
Toutes d'un ton nouveau
Surpassent les aurores
Mornes et jaunes halos
Des piteux soleils d'or.
Créature blafarde
Chaque jour enfantée,
Démente pleurnicharde !
Ses pleurs s'élèvent tôt ;
Si proches du soleil
Qu'ils voilent son manteau,
Redessinent le ciel
Et quand son oeil s'entrouvre,
Tendrement elle éclaire
Nature qui retrouve
Son teint de nacre clair ;
Manège de couleur
S'éveillant en secret.
Chaque arbre, chaque odeur,
Chaque brin de muguet
Sorti du crépuscule
Sous l'onde de sa robe
Balancée en virgule
À nuit se dérobe.
Son chant est inaudible
Car Nature bruyante
Recouvre de son trouble
La voix d'Aube chantante.
Pourtant elles chantent !
Aubes dansantes,
Aubes démentes,
Aubes charmantes,
Aubes navrantes ;
Toutes d'un ton nouveau
Surpassent les aurores
Mornes et jaunes halos
Des piteux soleils d'or.
par Arakiri
publié dans :
Poésies
Je me love dans tes bras
Et je n'aimerai que toi
A la longue
Je t'aime et dans mes bras
Toi si tu ne love que moi
On prolonge
Ton manège m'enchantait
Tournoyait
Autour du sentiment de
S'y noyer
Et la terre s'est mise à valser
Sûr que le fond des cendriers
N'est pas net
Toi tu m'appelles au secours
Ma chère folie et mon amour
Ma planète
Et tu veux du silence
En veux-tu?
Des années-lumière blanches
Par dessus
Il y a le bruissement de tes ailes
Et les grands souffles qui nous appellent
A la longue
Toujours des fleuves qui remontent
Et des vomissures qui me comptent
Parmis elles
L'or c'est sûr n'est pas loin
Cherche bien
Des sutures et des points
N'y font rien
D'où vient cette créature en robe longue
Et cette fusée encore oblongue
Qui se dresse
Elle est fière et droite comme un I
Qui peut deviner comment lui
Dire qu'elle cesse
Noir Désir
par Arakiri
publié dans :
Chansons
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.
Paul Eluar
par Arakiri
publié dans :
Anthologie
Elle me manque surtout quand je suis auprès d'elle
par Arakiri
publié dans :
Pensées
Je t'aime pour les mers qu'il faudra affronter
Pour les alliages lourds enroulés sur des rails
Pour tes empreintes d'or sur les sables encore vierges
Je t'aime par oubli
Pour mon sort dénoué
Pour les sceptres offerts que tu as refusés
Pour les aubes déchues
Pour ton parapluie silencieux sous l'averse
Je t'aime pour le sang et la terre emmêlés
Pour les choses sans prix, pour les instants volés
Je t'aime par exil
Pour les soirs décousus
Pour l'émerveillement des jours illuminés
Pour l'araignée d'argent sur ton dos qui s'enfuit
Je t'aime pour les pensées soigneusement perdues
Pour les réponses absentes
Je t'aime pour l'odeur du silence enivrante
Pour les voyages fous de tous les bateaux ivres
Je t'aime par ta vie
Pour la lente agonie de mes doutes
Pour mes certitudes latentes
Parce que ton rire écrase les ennuis
Parce que la folie s'amuse de raison
Pour tout ce qui mourra et ce qui a vécu
Parce que rien ne m'appartient
Je t'aime pour l'envie de vivre surgissante
Pour d'innombrables prisonniers ignorants de la Liberté
Pour les mots qui m'enchantent quand tes regards s'enfuient
Pour les mots qui me hantent lorsque tu es absente
Je t'aime pour rêver
Pour le germe d'espoir grandissant sous la ville
Pour tous ces paysages lointains que tu éveilles
Pour les libres envies
Pour tous les monuments immenses
Pour le doux lit des fleuves
Pour les peuples endormis
Pour les îles en dérive
Pour la solitude passée
Pour le parfum du rêve
Pour avancer toujours
Je t’aime
Pour les alliages lourds enroulés sur des rails
Pour tes empreintes d'or sur les sables encore vierges
Je t'aime par oubli
Pour mon sort dénoué
Pour les sceptres offerts que tu as refusés
Pour les aubes déchues
Pour ton parapluie silencieux sous l'averse
Je t'aime pour le sang et la terre emmêlés
Pour les choses sans prix, pour les instants volés
Je t'aime par exil
Pour les soirs décousus
Pour l'émerveillement des jours illuminés
Pour l'araignée d'argent sur ton dos qui s'enfuit
Je t'aime pour les pensées soigneusement perdues
Pour les réponses absentes
Je t'aime pour l'odeur du silence enivrante
Pour les voyages fous de tous les bateaux ivres
Je t'aime par ta vie
Pour la lente agonie de mes doutes
Pour mes certitudes latentes
Parce que ton rire écrase les ennuis
Parce que la folie s'amuse de raison
Pour tout ce qui mourra et ce qui a vécu
Parce que rien ne m'appartient
Je t'aime pour l'envie de vivre surgissante
Pour d'innombrables prisonniers ignorants de la Liberté
Pour les mots qui m'enchantent quand tes regards s'enfuient
Pour les mots qui me hantent lorsque tu es absente
Je t'aime pour rêver
Pour le germe d'espoir grandissant sous la ville
Pour tous ces paysages lointains que tu éveilles
Pour les libres envies
Pour tous les monuments immenses
Pour le doux lit des fleuves
Pour les peuples endormis
Pour les îles en dérive
Pour la solitude passée
Pour le parfum du rêve
Pour avancer toujours
Je t’aime
par Arakiri
publié dans :
Poésies
« Pour cet objet, ce n'est pas nous deux qui ne sommes qu'un, c'est toi qui es nous deux. »
Laclos
par Arakiri
publié dans :
Citations
Si tôt, j'avais, souvent, cet air de rêverie :
Les grands feux des regards étaient déjà forcés,
L'inclinaison distraite masquait mon ennui ;
Feignant tous les fantasmes, mes yeux dévoraient.
J'avais bien entrepris cet art de tromper, fils ;
Ami, il m'a semblé le laisser dégoutter,
Amant, il fut repris, et mis en édifice ;
Plus cruel il sera, seul, de m'en détacher.
Mais j'ai vu, et j'ai su, j'ai pu sans le vouloir ;
En vue de lire en vous j'ai galvaudé mes soirs
Et teint d'indifférence une atroce sagesse.
Mais toi ! Tu m'as tout pris ! Dilapidant mes jeux,
Arrachant mon enfance déliée des feux ;
Ma Vie, n'as-tu donc pu conserver de Noblesse ?
Les grands feux des regards étaient déjà forcés,
L'inclinaison distraite masquait mon ennui ;
Feignant tous les fantasmes, mes yeux dévoraient.
J'avais bien entrepris cet art de tromper, fils ;
Ami, il m'a semblé le laisser dégoutter,
Amant, il fut repris, et mis en édifice ;
Plus cruel il sera, seul, de m'en détacher.
Mais j'ai vu, et j'ai su, j'ai pu sans le vouloir ;
En vue de lire en vous j'ai galvaudé mes soirs
Et teint d'indifférence une atroce sagesse.
Mais toi ! Tu m'as tout pris ! Dilapidant mes jeux,
Arrachant mon enfance déliée des feux ;
Ma Vie, n'as-tu donc pu conserver de Noblesse ?
par Arakiri
publié dans :
Poésies
(liste incomplète)
Absence
Addiction
Adieu
Agonie
Ailleurs ?
Alcool
Âme m'écoeure (Poème en prose)
"Amour"
Amour !
Apocalypse florissante
Apothéose éthylique (Illustré)
Artifice
Assez de honte, citoyens !
Attente
A toi lectrice affamée
Au café de la gare
Avec le temps
Avenir regretté
Aveu
Belle scolarité !
Besoin d'être
Bleu ciel
Boulevard sans nom
Bourgeonnement
Bovins de boucherie
Café froid
Calendrier
Camille
Cannabis
Caresse
CARPE DIEM
Cauchemar
Ce chemin (Calligramme)
Céleste apathie
Ces moments-là
Ce mot si nos sujets s'y mêlent
C'est Amour
Cette vie sans toi
Ceux qui rêvent
Chagrin automnal
Chat
Chemin (Calligramme)
Chut...
Cippe
Comme le chat apeuré
Conditionnel...
Conjugaisons
Couleur
Danse (I) Envol
Danse (II) Frisson
Danse (III) Peur
Dans la fumée d'une blonde (Illustré)
Dans le miroir
Déclaration (d'amour) Anti-Cinématographique
Déesse incongrue
De face la tête en biais
Demain
Départ
Deux mots
Deux plus deux
Dieu
Discorde
Du haut des maux
Ébène solitaire
Éclat
Égoïsme
Égoïste !
Elle est morte ma ville
En deux temps trois mesures
Endormie
Enfants des oubliés
Enterrés vifs
Entre abysses et sommets
Envie
Erreurs
Espérance empruntée
Évasion
Fantômes saphirs
Fatigue-digue-dong
Félines
Féminité
Fierté
Flamme
Génétique
Glacis glacé
Guirlandes de lumière
Hirondelle
Hiver I
Hiver II
Hochet
Humain
Hurlement
Idiote
Illumination
Impaires
Inestimable asile
Insomnie
Inspiration
Instant envolé
Ivresse abandonnée
Ivresse bénie !
Jack
J'écris pas
Je t'aime
Je te haine
J'haine
Là-bas
L'abîme de ma démence (Illustré)
La crémaillère
La dernière fois ?
La goutte
La mort des mots
La mouche
La Nymphe artificieuse
La Nymphe onirique
L'araignée
La rue et les quatre poches
La vie
La ville
"Le bon copain" (Chanson)
Le bonheur est pour moi (I)
Le bonheur est pour moi (II)
Le bonheur est pour moi (III)
Le bonheur est aussi... (IV)
Le chant de l'Aube
Le ciel est bleu sur notre Europe
Le coeur du vin
Le coq sans tête
Le démon noctambule
Le mot perdu
Le papillon d'amour se lasse
Le parking de l'ennui
Le poète
Le trait d'union
Les billes de l'écolier
Les papillons
Les poètes sont morts (poème en prose)
Les points perdus
Les rides
Les rivières de sang (Calligramme)
Les trois petites Anglaises
Les yeux fermés
Lettre ouverte à l'eau de vie
Lettres futures
Le voyageur
L'inconnue (Acrostiche)
L'Incrédule
Locaux disponibles
L'oeil du chat
L'oubli
L'ouvrier
Marchands d'armes
Marécage
Marquise
Mathémachins
Mens, coeur !
Mirage
Missive muette
Mon Soleil noir
Morte Elle
Mort si je mens un jour
Motel guimauve
Mourir sans regret
Murmure
Nadir
Naissance
Naufrage
Néant néant néant néant
Nébuleuse
"Non"
Nos rêves et voyages
"Nous"
Nous, les Morts
Ô Pauvre Capitaine !
Ô toi, ma Nature
Pardonne-moi
Paris pris au piège (Calligramme)
Patenôtre
Petits princes
Peur
Plaisirs
Plébéienne folie
Post-it
Préface
Pyrénées
Que chacun vive
Que peut-il nous arriver ?
Qui-vive
Recette de la ritournelle
Recueillement
Rêvais-je ?
Rêve
Révérence
Rêver tue
Révolution
Rosaces
Sable
Sablier
Secondes
Sécuritaire
Seize ans déjà
Si le jour, la nuit...
Silence
Silence (Calligramme)
Si tu en veux
Soeurs âmes
Soif
Solitude (Calligramme)
Sombre ivresse
Son navire...
- Sourire -
Souvenirs
Tableau
Tais-toi !
Tant d'oubli
Ta poésie
Te dire...
Ténèbres
Tes amants
Testament
Tes yeux
Ti amo, ti amo !
Tambour battant
Toi, toi, toi
Trio licite
Trois coups de vous
Trop banals (I)
Trop banals (II)
Trop pour nos vies
Trop tard !
Trou noir
Tu
Tu m'ennuies
Vent d'Est
Vingt-six passants
Violette
Visage
Vivre pour soi
Vole !
Vomir dans mes lauriers (Illustré)
Vous (Poème en prose)
Voyageur du Temps
Absence
Addiction
Adieu
Agonie
Ailleurs ?
Alcool
Âme m'écoeure (Poème en prose)
"Amour"
Amour !
Apocalypse florissante
Apothéose éthylique (Illustré)
Artifice
Assez de honte, citoyens !
Attente
A toi lectrice affamée
Au café de la gare
Avec le temps
Avenir regretté
Aveu
Belle scolarité !
Besoin d'être
Bleu ciel
Boulevard sans nom
Bourgeonnement
Bovins de boucherie
Café froid
Calendrier
Camille
Cannabis
Caresse
CARPE DIEM
Cauchemar
Ce chemin (Calligramme)
Céleste apathie
Ces moments-là
Ce mot si nos sujets s'y mêlent
C'est Amour
Cette vie sans toi
Ceux qui rêvent
Chagrin automnal
Chat
Chemin (Calligramme)
Chut...
Cippe
Comme le chat apeuré
Conditionnel...
Conjugaisons
Couleur
Danse (I) Envol
Danse (II) Frisson
Danse (III) Peur
Dans la fumée d'une blonde (Illustré)
Dans le miroir
Déclaration (d'amour) Anti-Cinématographique
Déesse incongrue
De face la tête en biais
Demain
Départ
Deux mots
Deux plus deux
Dieu
Discorde
Du haut des maux
Ébène solitaire
Éclat
Égoïsme
Égoïste !
Elle est morte ma ville
En deux temps trois mesures
Endormie
Enfants des oubliés
Enterrés vifs
Entre abysses et sommets
Envie
Erreurs
Espérance empruntée
Évasion
Fantômes saphirs
Fatigue-digue-dong
Félines
Féminité
Fierté
Flamme
Génétique
Glacis glacé
Guirlandes de lumière
Hirondelle
Hiver I
Hiver II
Hochet
Humain
Hurlement
Idiote
Illumination
Impaires
Inestimable asile
Insomnie
Inspiration
Instant envolé
Ivresse abandonnée
Ivresse bénie !
Jack
J'écris pas
Je t'aime
Je te haine
J'haine
Là-bas
L'abîme de ma démence (Illustré)
La crémaillère
La dernière fois ?
La goutte
La mort des mots
La mouche
La Nymphe artificieuse
La Nymphe onirique
L'araignée
La rue et les quatre poches
La vie
La ville
"Le bon copain" (Chanson)
Le bonheur est pour moi (I)
Le bonheur est pour moi (II)
Le bonheur est pour moi (III)
Le bonheur est aussi... (IV)
Le chant de l'Aube
Le ciel est bleu sur notre Europe
Le coeur du vin
Le coq sans tête
Le démon noctambule
Le mot perdu
Le papillon d'amour se lasse
Le parking de l'ennui
Le poète
Le trait d'union
Les billes de l'écolier
Les papillons
Les poètes sont morts (poème en prose)
Les points perdus
Les rides
Les rivières de sang (Calligramme)
Les trois petites Anglaises
Les yeux fermés
Lettre ouverte à l'eau de vie
Lettres futures
Le voyageur
L'inconnue (Acrostiche)
L'Incrédule
Locaux disponibles
L'oeil du chat
L'oubli
L'ouvrier
Marchands d'armes
Marécage
Marquise
Mathémachins
Mens, coeur !
Mirage
Missive muette
Mon Soleil noir
Morte Elle
Mort si je mens un jour
Motel guimauve
Mourir sans regret
Murmure
Nadir
Naissance
Naufrage
Néant néant néant néant
Nébuleuse
"Non"
Nos rêves et voyages
"Nous"
Nous, les Morts
Ô Pauvre Capitaine !
Ô toi, ma Nature
Pardonne-moi
Paris pris au piège (Calligramme)
Patenôtre
Petits princes
Peur
Plaisirs
Plébéienne folie
Post-it
Préface
Pyrénées
Que chacun vive
Que peut-il nous arriver ?
Qui-vive
Recette de la ritournelle
Recueillement
Rêvais-je ?
Rêve
Révérence
Rêver tue
Révolution
Rosaces
Sable
Sablier
Secondes
Sécuritaire
Seize ans déjà
Si le jour, la nuit...
Silence
Silence (Calligramme)
Si tu en veux
Soeurs âmes
Soif
Solitude (Calligramme)
Sombre ivresse
Son navire...
- Sourire -
Souvenirs
Tableau
Tais-toi !
Tant d'oubli
Ta poésie
Te dire...
Ténèbres
Tes amants
Testament
Tes yeux
Ti amo, ti amo !
Tambour battant
Toi, toi, toi
Trio licite
Trois coups de vous
Trop banals (I)
Trop banals (II)
Trop pour nos vies
Trop tard !
Trou noir
Tu
Tu m'ennuies
Vent d'Est
Vingt-six passants
Violette
Visage
Vivre pour soi
Vole !
Vomir dans mes lauriers (Illustré)
Vous (Poème en prose)
Voyageur du Temps
par Arakiri

