Textes

Jeudi 29 juin 2006

Tu

Tu es venue
Tu m’as donné
Un peu de toi

 
Tu souriais
Tu m’as surpris
Plus d’une fois

 
Tu es restée
Tu m’as ravi,
Rempli de joie

 
Tu étais là
Tu m’as laissé
Et c’est ainsi

 
Tu es partie
Tu as repris
Un peu de moi

 
Et sans regret
Je t’autorise
À l’emporter

 
Te remercie
Et garderai,
Ton souvenir...

par Arakiri publié dans : Poésies
Jeudi 22 juin 2006

Bonsoir, plage ! Mirage alcoolisé
Sur tes dunes par l’océan bordées
Au sein de ton sable où tout a commencé
Coule la première larme, vient le dernier baiser.

 
Elles sont reparties, toutes mes illusions
J’avais tant besoin d’elles ! Elles reprennent le maquis
Et traînent dans leur fuite ma joie et ma raison,
Je me noie dans une mer asséchée de passions

 
Je chute, j’étouffe et je m’enlise
Je vous en prie, qu’on me pardonne !
Gardez tout : mon sommeil et ma foi
Pitié, mais tirez-moi de là !

 
« Qu’on le réveille, qu’on le tabasse !
Et qu’il finisse la nuit au poste
Qu’il rampe et baigne dans sa crasse
Qu’il saigne et s’en morde les doigts »

 
Pour la dernière fois : bonsoir,
Adieu l’océan, adieu le rivage
On se reverra bien, dans quelques sabliers
Quand toute ma mémoire sera fossilisée

par Arakiri publié dans : Poésies
Jeudi 22 juin 2006

Ça commence par « je »
Et ça finit par « aime »
Au milieu il y a toi

 
Ça commence par un jeu
Ça finit par la haine
Au milieu, il y a quoi ?

 
Il y a deux ingrédients :
De l'eau et de l'amour
Le tout dans la fraîcheur

 
Ça nous prend au berceau
Et nous lâche au cercueil
On peut l'appeler « bonheur »

 
Il parait qu'on en meurt
Ou que c'est un remède
Là, les avis divergent

 
Ça commence par un « A »
Ça finit par être lourd !
Mais si l'on s'en lasse

 
Ce n'est que pour rejouer
Refaire le même manège
Brûler encore ses ailes

 
Et tout recommencer
À nouveau, s'en aller
Pour mieux en profiter !

par Arakiri publié dans : Poésies
Jeudi 22 juin 2006

Un bref silence vaut mieux qu'une apostrophe
Un long sourire, vaut mieux qu'un sot discours
Des yeux honnêtes, valent mieux que les mensonges
Un museau prosterné, vaut mieux qu'un nez poussant
Et un simple baiser vaut bien toutes les excuses !
Ce regard en dit bien plus qu'un frivole poème
Et chaque instant ensemble égale toutes les absences
Chaque embrassade tient lieu d'une longue nuit,
Au sein du même lit, dans une parfaite entente
La moindre caresse, efface chaque sérénade,
Que pour ses beaux yeux l'on invente !

                                                                        Chut...

par Arakiri publié dans : Poésies
Jeudi 22 juin 2006

Il y a ce mot qui me démange
Qui est plus fort qu'un "tu me manques »
Plus tendre qu'une « envie de toi »


Ce mot rimerait avec « poème »
Si je le disais dans l'un d'eux,
Serait-ce simple, serait-ce mieux ?


Ce mot-là sonne à tout moment,
Raisonne en moi sur le même rythme
Que dans mes bras ton cœur battant


Ce mot si nos sujets s'y mêlent
Peut former bien plus qu'une phrase :
Un hymne, une déclaration !


Il peut tenir sur une seconde
En équilibre, lors d'un baiser,
Ou bien remplir toute une lettre



De mille pages, toutes chargées
De doux mots pour mieux te flatter,
De synonymes encombrants...


Je pourrais juste le glisser
Sous ta porte pendant la nuit
Ou mieux encore, à ton oreille


Veux-tu l'entendre, ce mot-là ?
Ce mot qui n'attend plus que toi
Pour pouvoir t'être répété,



Chanté, crié ou murmuré
Chaque fois que tu le désires,
À chaque instant de notre Amour.

par Arakiri publié dans : Poésies
Jeudi 22 juin 2006

Comme ton dos par le vent caressé,
Comme ta peau par la vague adoucie,
Comme ce grain, de sable sur tes lèvres,
Comme notre lit par la mer effleuré,

 
Ma main maladroite, de promenade en baignade,
Glisse du soir à l'aube sur tes dunes ensablées
Se perd en chemin pour visiter tes plages
Roule jusqu'au rivage reposant de tes reins
Et savoure insouciante ses suaves sensations :

 
La mielleuse marée qui monte et puis m'enivre
Les volages embruns dans tes cheveux au vent
La glissante liqueur de tes gracieux baisers

 
Et, comme cette étreinte par la nuit esquissée
Notre océan d'amour déborde et se déverse
Pourtant à l'unisson nous apprécions l'opaque
Brouillard de bonheur qui plane sur nos cœurs
Englobant tout entier nos corps entremêlés

par Arakiri publié dans : Poésies
Jeudi 22 juin 2006

J'ai goûté à ton sel
Savouré les embruns
Dont tes prunelles emplies
M'arrosent, comme de baiser
Qui se perdent en chemin
Si l'on n'en retient pas
Le délice, la chaleur.
J'en déguste l'ardeur
Avec une douce rigueur
Mais il reste une bâtisse,
Un havre, une maison
Aux plaisirs élégants
Que je voudrais aimer
Et autant de passions
Que j'aimerais semer

 
Soucieux et concentré
Désireux de faire mieux
Repeindre ta toiture
Aux couleurs de l'amour
Faire briller les reflets
Des carreaux à ton seuil
Par lesquels tu guettes
Parfois la nuit, seule
Un souffle de bonheur
Un instant de plaisir
Infime et éternel :
Une raison d'aimer.

 
Redorer les éclats
Brûlants et reluisants
Des gravats humides
Qui jonchent la margelle
Autour de la profonde
Fissure, au creux du monde
Mère de toute vie, tout être.
Qu'elle est vaste, qu'elle est belle :
Comme le puits chanceux
Qui abreuve toute une vie
Un peuple ivre de joie,
Un homme ivre de toi !

 
Revisiter encore
Curieux, intéressé
Le moindre recoin
Plein de saveurs cachées
La moindre pièce, vide
Ou chargée d'étincelles ;
La moindre chaise,
La moindre odeur,
Le moindre meuble, sage détail !
J'espère y voir éclore :
Du vent et des bijoux, de l'or...
Ou mille choses encore
Cueillir chaque trésor
Au fond de toi enfoui.

par Arakiri publié dans : Poésies
Jeudi 22 juin 2006

Je préfère à ma plume
Et aux yeux de ma brune
La saveur de l'aube
Qui se lève brusquement
Dans les vertes opales
Brillantes quand vient la nuit.
La fraîcheur de l'onde
Du félin bondissant
Pour saisir le plaisir

/
Entre deux instants.
/

Le ronronnement heureux
D'un être frétillant
Qu'encercle une seule main
Comme ton cœur battant
Qui vient frôler mon âme
Et caresse ma peau.
Dans ces vastes regards
On peut voir l'univers
Lire mille romans
Franchir les montages
Aimer toutes les femmes
Et neuf fois d'affiler
Mourir, s'en aller
Battre en retraite
Puis réapparaître.

 
Mais je n'ai pas besoin
De tous ces voyages ;
Ni de tous ces fantasmes
Pas plus que de mes rêves
Car chaque jour, chaque soir
Dans les yeux des matous
Me revient ton visage
Et il me suit partout...

 
Dans ces olives huileuses
Je peux voir tes yeux
Et leurs sous-entendus
Écouter tes silences
Et goûter ton absence.
Tu me manques, tu me manques
Tant que même lorsque
Je ne suis pas si ivre
Il ne faut de miracle
Pour que je t'aperçoive
À chaque coin des yeux
De mes chats innocents.

 
Je les contemple
Je ne vois que toi
Es-tu si belle ?
Mes yeux me mentent !
Tu l'es bien plus, et cette fois
Je suis aveugle, mais rien n'y fait
Même la nuit :
Comme dans un rêve ;
Une déesse enluminée
Splendide, qui me hante.
Tu es là, et si jolie...
Tu te tiens devant moi !
La nuit tombe et je m'oublie.
Maintenant —
Que les chats sont partis
M'est restée ta silhouette,
Comme un phare allumé
Au milieu de la nuit.
Et toujours, tu me manques...

par Arakiri publié dans : Poésies
Dimanche 18 juin 2006

Faire tout comme si
C'était la dernière fois
La dernière cigarette
Ou la dernière femme
La dernière soirée
Les derniers soupirs
Les derniers rires
Ou dernières larmes
La dernière fois,
La dernière goutte
D'alcool, de sang
Fatale étreinte
Ultime nuit
Apothéose !

 
Les dernières vacances
La dernière orgie !
Ô derniers instants
Derniers plaisirs
Derniers deniers gagnés
Et derniers dépensés
Dernière bouteille
Dernière allégresse !
Dernière ivresse
Dernière année
Dernière journée
Dernière seconde,
Derniers amours
Et dernière ronde
Ultime passion,
Dernière fleuraison :
L'Apothéose !

 
Qu'elles soient riches !
Les dernières fois
Comme les premières
Et toutes les autres...

par Arakiri publié dans : Poésies
Dimanche 18 juin 2006

Il fait chier l'avenir
Moi je voudrai ne plus m'en soucier.
Elle fait chier, cette salope
A toujours m'obséder.
Et elle fait chier cette bouteille
A n'être qu'a moitié pleine.
Il fait chier ce soleil,
Qui me brûle le dos.
Il fait chier ce mégot
Qui m'enfume le gosier.
Et elle fait chier cette pucelle
En jupe courte qui se promène,
Pour le bonheur des prunelles
Des pervers qui font chier
A ne penser qu'a ça !

 
Il fait chier ce whisky,
Qui me détruit le bide
Et fait chier, ce pétard
Qui m'redonne le cafard.
Ils font chier ces vieux cons
Qui ne sont jamais contents !
Mais pas autant que ces sales mioches
Qui profitent de la vie ;
Eux c'est vrai, qu'ils font chier
Ils ont toujours raison !
Et puis ils chialent tout le temps,
Ils font chier leurs parents...

 
Ils sont chiants les amants
Eux au moins ils s'amusent
Et ils font chier ces couples
Eux au moins ils s'accouplent !
Et elle fait chier, mère-grand
Avec ces vieux remèdes
Fait chier aussi tonton
Qui traîne sa gueule de con.
Ils font chier les marmots
Qui savent tous les gros mots
Et elle fait chier maman,
Même si ce n'est pas souvent

 
Moi les gens qui se plaignent tout le temps
Je crois que c'est eux les plus chiants
Ils nous pourrissent la vie
Avec leurs faux ennuis !

Dimanche 18 juin 2006
Regarde donc autour de toi,
Le monde bouge, le monde vibre,
La Terre tourne et des gens meurent !
Le ciel est bleu sur notre Europe.

Sur notre écran, il devient gris.
Du gris au noir, sombre ou haineux,
Miroir persistant et vicieux,
Nous inondant d'images binaires.

    Entre un Mal pour leur Bien,
    Où est l'imaginaire ?
    Effacé du programme ?
    Chassé de l'hémisphère ?

Notre Afrique est saignée à blanc,
Les pays tuent, la Chine est belle
Et productive : mais il fait douze
Degrés Celsius sur la Bretagne.

Le quotidien télévisé :
Meurtres et jeunes filles violées.
Les Victimes ou les Condamnés
Sont tous enfants de bons Français !

Pieux descendants des bérets rouges
Ou d'immigrés, presque acceptés,
Cloitrés dans leur douce chaumière
S'abrutissent à la même chaine ;

Enorgeuillis par l'égoïsme,
Leurs rouges nez sont retournés
Vers le triste Massif central
Du parfait petit hexagone

Misérable centre du monde :
Ce trou du cul de l'univers !
Où, Lamentées, lasses, s'entassent
Toutes les merdes de la Terre

Pendant que se tortillent et
                RAMPENT !
Les oubliés, abandonnés,
Que personne n'entend pleurer
Sur les lois ou l'autorité

Puisqu'ils n'ont pas eu, noir sur blanc,
De droit de vivre et de penser.
Depuis des siècles de fierté,
    Occident,
Ton monde tremble et tu t'endors...
par Arakiri publié dans : Poésies
Dimanche 18 juin 2006
Je m'abandonne à mon ivresse :
J'ai pas besoin de tes caresses !
Je n'ai donc plus besoin du monde
Ni le monde besoin de moi

Je m'abandonne à mon ivresse
Mais si le sol n'était pas là
Pour soutenir, guider mes pas,
Je n'aurais pas besoin de toi !

Je m'abandonne à mon ivresse
(Ô ma Joie, Ô mon Allégresse !)
Je suis léger comme la plume
Que je ne saurai appuyer
Sur un papier pour expliquer
Combien je T'AIME et je te hais !

Je suis vide, je ne suis rien :
Pas un humain, pas un objet
Pas une absence, même un chien,
Je suis nu et je me sens bien.

(Mais je suis complètement bourré !)
Ce que je dis n'a plus de sens
Ce que je dis n'a pas l'essence
Que tu me donnes, que tu me vends
Au prix du passé surchargé...
par Arakiri publié dans : Poésies
Dimanche 18 juin 2006

C'était là, c'était maintenant
Et mon cœur n'a pas bronché,
Il était enfin arrivé cet instant
Mon être n'a pas palpité !

Je suis resté les bras béants
Au lieu de t'en encercler,
Je suis resté couché à terre
Au lieu de me lever, d'aimer !

Mes lèvres, elles, n'ont pas vibré
Pas un mot, pas un sanglot,
Pas de grimace trop visible,
Pas un sourire, masque stupide !

Qu'il fut long, ce silence !
Qu'il fut beau, qu'il fut dense !
Plus beau que ton indifférence,
Plus long qu'un refrain sans couplets

C'était aujourd'hui ou jamais
Un seul jour m'a paru trop court
J'ai préféré me faire muet
Taire toute une vie cet amour

C'était là, c'était maintenant,
Et je n'ai même pas bougé !
J'ai préféré rester couché
À respirer à tes côtés

N'as-tu pas ressenti mon souffle
Te susurrer cette sérénade :
« Je t'aime et je me tais
Je t'aime et je te hais » ?

N'as-tu pas ouï mon sang
Battre plus fermement :
Plus sûr que les amants
D'aimer passionnément ?

Je n'ai rien dit, pourtant
J'aurais voulu que tu comprennes
Mille « Pardons », mille « je t'aime »
Mille chansons, mille poèmes !

C'était l'instant, là, le présent
Il ne m'a pas laissé le temps
De t'enlacer, pas cette fois.
Que l'on me coupe les deux bras !

Je suis resté à t'observer
Que t'es-tu dit, qu'as-tu pensé ?
Je n'en sais rien, et ça me plait
Comme tu es belle, si tu savais !

Mais moi pendant quelques secondes
J'escaladais tous les immeubles
De ta cité vaste et profonde
Et sur tes toits je me suis tût

Au lieu de hurler, la rage ouverte,
 Crier à toutes les fenêtres,
Libéré d'un amour défunt :
« JE T'AIME ! JE T'AIME ! » Enfin !

Non, c'eût été trop orgueilleux
Pour toi, ce cri victorieux
Me voilà trop timide, trop vicieux
Chut... Je t'aime... Chut... Tant mieux !

par Arakiri publié dans : Poésies
Mercredi 7 juin 2006

Comment finiront-elles, nos âmes, et leurs amours
Dans une apothéose éthylique sans doute ?
Du chaos, l'absence — surgira notre mort
Et dans l'ultime verre, berceau de la déroute,

 
Nous tremperons nos lèvres une dernière fois
Cette pluie fugace de désirs vaporeux
Décidée à nous tuer, ne nous empêchera pas
De déguster encore ce poison bienheureux

 
Le plus noble qui soit, puisqu'il est le dernier
Celui du repentir, Ô flamme déjà morte !
Celui des souvenirs perdus ou enterrés.
Celui de la faucheuse frappant à notre porte.

 
Et l'émissaire liquide, cet envoyé du diable !
Goutte à goutte, remplace celui reçu de Dieu
A la naissance alors que nos vils espoirs pieux

Parcourraient inlassables, nos avenirs instables

 
Belle, solitaire ou brutale : la mort victorieuse
En brisant cet instant de bonheur impalpable
Ira gaiement chanter sur nos brûlants cadavres
Maîtresse de nos âmes, qui a présent heureuses

 
Libres d'errer au ciel, comme l'ivrogne à la ville
Qu'il parcourt sans repos, sans fatigue et sans cesse
Qui s'élance chaque soir vers de nouvelles ivresses
Et s'engage contre lui dans des combats stupides

 
Notre sang excité par cette nuit espiègle
Devant les bars éteints, à l'apogée du soir
Lorsque seuls éveillés resteront les aveugles
S'en ira ruisselant, mourir sur les trottoirs

 
Et pourra récolter s’il s'attarde assez
Les peines embourbées d'un pauvre vagabond
Qui, avec les deux mains sur ses hanches posées
Vomira tout son soul, sa haine et sa raison

 
Ainsi finira-t-elle cette longue épopée ?
Nos corps épuisés de poursuivre toujours
Ces oiseaux qui délivrent une ivresse imposée
Hirondelles usées par le temps et l'amour.


Illustration par •Pirat®• du poème "Apothéose éthylique" d'Aräkiri

Illustration : Pirat®•


par Arakiri publié dans : Poésies

Inscription

Inscription à la newsletter

L'auteur

Merci de votre visite !

Vous pouvez vous inscrire ci-dessus à la newsletter pour rester informé des mises à jour du site. L'inscription est anonyme et vous pouvez à tout moment vous désinscrire.

Vous pouvez également laisser une trace de votre passage dans le livre d'or. Votre soutien m'encourage énormément.
Bon voyage...
Naviguer en musique

M.D. Arakiri
contact@poesie-de-nuit.com

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus